À Marseille, Marie-Agnès Poussier-Winsback face à l'inquiétude des acteurs de l'ESS
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Il est aux alentours de seize heures quant Marie-Agnès Poussier-Winsback, ministre déléguée à l'ESS, débarque dans les locaux de 13 A'tipik, atelier d'insertion par la couture, au cœur de Marseille. Deuxième étape de son séjour marseillais, après un passage au Congrès des Experts comptables où elle est venue représenter le ministre de l'économie, Antoine Armand.
C'est la fondatrice de l'atelier, Sahouda Maallem qui l'accueille, la voix éraillée par le stress. Elle lui présente quelques personnes parmi la cinquantaine de salariés qui font vivre cet atelier dont Sarah qui a laissé son mari et ses enfants en Espagne parce qu'elle ne trouvait pas de travail. À ses côtés de salariés de 17 ans à 60 ans venus des quatre coins du monde : États-Unis, Afghanistan, Birmanie, Côte d'Ivoire... Des parcours souvent très difficiles.
Chacun se dédie à une tâche précise : réparation de vêtements, création de pièces pour de jeunes créateurs de mode, découpe de tissus usagés à partir desquels des vêtements et accessoires seront confectionnés pour des clients tels que Kaporal ou Jott... Ou encore l'installation - imminente - d'un atelier de couture au sein de la prison des Baumettes.
À lire également
Pas un hasard si la ministre a choisi de visiter cette structure pour sa deuxième sortie hors Paris. 13 A'tipik incarne la manière dont l'ESS - qui regroupe les associations, les fondations, les sociétés coopératives, les entreprises ESUS et les mutuelles - parvient à combiner transition écologique et insertion. Ce, tout en contribuant à la relocalisation de filières et à la circularisation de l'économie, Sahouda Maallem étant présidente d'un Pôle territorial de coopération économique (PTCE) autour de la revalorisation de tissus usagés.
Maëva Gardet-Pizzo