Extension, voies souterraines : la gare Saint-Charles prépare sa révolution
Laurence Bottero
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Vue d'artiste du projet Halles Saint Charles.
AREP Jeudi Wang Atelier Roberta
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Vue d'artiste du projet Halles Saint Charles.
AREP Jeudi Wang Atelier Roberta
C'est pour l'heure un projet dont les esquisses architecturales ont été tout juste dévoilées. Mais les Halles Saint-Charles, le nom du projet d'extension de l'actuelle gare Saint-Charles à Marseille, est bien plus qu'une réhabilitation. C'est précisément la première étape d'un vaste chantier qui doit conduire, d'ici cinq ans, au désengorgement ferroviaire régional.
Car la restructuration de la gare Saint-Charles, vrai nœud gordien, est la condition sine qua none pour concrétiser la future Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur. Ce serpent de mer ferroviaire, ex-Ligne à Grande Vitesse (LGV), doit devenir une réalité à horizon 2030. Un chantier qui comprend quatre phases, les Halles Saint-Charles en étant la première brique.
L'ambition de ces Halles est de décoincer « les flux » de la gare, rendus compliqués par la configuration actuelle. Les infrastructures de la gare Saint-Charles ne sont notamment plus du tout adaptées aux quelques 15 millions de passagers annuels. Pour se faire, la création de trois voies à quai supplémentaires devrait remettre de la souplesse et de la réactivité dans le circuit.
Mais l'opération la plus spectaculaire sera la nouvelle gare souterraine qui va permettre, sous la gare actuelle, de rendre le passage des trains traversant la Cité phocéenne invisible en surface. Cet aménagement, attendu depuis de nombreuses années, reposera sur un tunnel bi-tubes. Le tunnel reliera, au nord, Saint-Charles vers Lyon et Paris. A l'est, il connectera Saint-Charles à Vintimille, en Italie. Au total, ce sont près de 8 kilomètres de tunnels qui seront mis en service.
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Ces deux chantiers sont les prérequis pour concrétiser la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur, dont les réflexions ont été entamées en... 2005. Il a d'abord été question d'une Ligne à Grande Vitesse, afin d'accélérer la liaison entre Nice et Marseille. Une liaison qui ne se fait, aujourd'hui encore, qu'au rythme d'un TER, mettant les deux métropoles à deux heures de trajet, à comparer aux 3h30 qui relient Marseille de Paris.
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