Le port d’Arles, maillon stratégique de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône
Laurence Bottero
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C. Moirenc
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C'est ce que l'on a coutume d'appeler un changement dans la continuité. Concessionnaire depuis 40 ans du port d'Arles, la CCI du Pays d'Arles repart, dès le 1er avril prochain, pour une nouvelle période de 25 ans, désormais engagée au sein d'un groupement porté avec NGE, n°4 français du BTP (35% chacun) la Banque des Territoires (15%), la Caisse d'Epargne-CEPAC (10%) et la Compagnie Fluviale des transports (filiale de Sogestran, 5%).
Une nouvelle gouvernance qui a un but : moderniser les infrastructures. Car le port d'Arles, bien plus modeste que Marseille-Fos ou Édouard-Herriot à Lyon, joue toutefois un rôle clé dans le développement et la consolidation de l'axe Méditerranée-Rhône-Saône. Un axe prépondérant pour poursuivre et amplifier la décarbonation du transport et de la logistique et qui est une priorité inscrite notamment dans la feuille de route de Marseille-Fos.
De fait, le port d'Arles est le port le plus au Sud de l'axe MeRS et il apporte sa part dans le traitement du fret, 95% de celui-ci se réalisant par voie fluviale. Avec un avantage, un tirant d'eau supérieur aux autres infrastructures sur le Rhône, et une particularité, celle de pouvoir recevoir des navires de 3.000 tonnes, de plus petite taille que ceux traités par Marseille-Fos, par exemple, mais des bateaux « capables de capter des flux du bassin méditerranéen, avec des particularités sur des produits métallurgiques, forestiers, agricoles ou de minerais bruts », explique Pierre Meffre, directeur des territoires au sein de la Compagnie nationale du Rhône (CNR).
Une complémentarité qui s'inscrit aussi avec le trafic du Port de Sète ou de Toulon et qui fait d'Arles une sorte de maillon essentiel du trafic maritime.
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D'où les objectifs de développement voulus par la Compagne Nationale du Rhône (CNR) qui compte augmenter de 25% le trafic annuel, actuellement de 350.000 tonnes pour le porter à 454.000 tonnes à horizon 2029. Ce qui oblige à moderniser les quais, les voies de circulation et les aires de manutention. D'installer aussi des bornes CENAQ, pour permettre le branchement électrique à quai, des systèmes de récupération des eaux de pluie ou encore une aire de lavage. Des travaux, d'une durée de deux ans, qui vont être orchestrés par NGE et ses différents métiers, le groupe de BTP, originaire d'Arles où il a son siège social, réalisant ainsi sa première incursion dans les sous-concessions portuaires. « Nous créons une société de projet dédiée qui va financer les travaux. Un financement qui se fait de plusieurs façons », explique Thomas Bigueure, directeur général Concessions France de NGE. « Par apports additionnels des actionnaires au capital, à hauteur de 25% et par un prêt bancaire de 5 millions d'euros, prêt consenti par la Caisse d'Épargne ».
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