Féminisation du secteur maritime : peut mieux faire
Colombe Laferté
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Longtemps, le maritime a été un domaine fermé aux femmes, ne serait-ce que par pure superstition. Mais, à l'instar de l'engouement qui a entouré la navigatrice Violette Dorange, lors de la course du Vendée Globe, le secteur a fait évoluer ses mentalités. « L'économie maritime progresse et a besoin de main d'œuvre », explique Marie-Noëlle Tiné Dyèvre, présidente de l'association Wista France, réseau international de femmes qui promeut la place et le rôle des femmes dans les secteurs du maritime, soulignant la tendance positive du taux de féminisation du secteur qui a connu une augmentation de 45,8% entre 2015 et 2021 pour atteindre 21,4%.
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Mais le secteur souffre de la méconnaissance du public sur ses enjeux et ses possibilités. « L'industrie maritime est méconnue, notamment chez les jeunes qui en ont une vision archaïque, presque semblable à Germinal », regrette Audrey Hirschfeld, déléguée régionale de l'association Elles Bougent. Pour y remédier, de nombreuses associations sensibilisent, dès le plus jeune âge, à la diversité des métiers et à leur accessibilité pour les jeunes femmes. A l'instar de l'opération les Elles de l'océan, menée par Elles bougent et le Cluster maritime français, grâce à laquelle des marraines animent des expériences scientifiques, organisant également des visites au sein des entreprises, soit plus de 340 établissements partenaires en France et 90 dans le Sud.
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