Un temps remis en question après la pandémie, le voyage, trois plus tard, ne s'est jamais aussi bien porté. C'est notamment ce que souligne le baromètre publié par l'ONU qui recense 1,4 milliard de touristes dans le monde en 2024, soit un niveau égal à celui de 2020. Première destination, l'Europe enregistre une croissance de +3%, bien moindre que celle obtenue par l'Afrique (+12%). Les revenus suivent logiquement la même courbe ascendante, s'établissant à 1 600 milliards de dollars, en progression de 3% en un an.
Une tendance confirmée par une étude du comparateur Skyscanner qui relève une industrie dynamique mais surtout une appétence globale pour l'expérience locale et collective. Des éléments qui dessinent l'évolution du voyage, pas moins percuté par les soubresauts économiques et l'inflation que les autres secteurs. Ainsi, toujours selon Skyscanner, les premiers facteurs pris en compte sont les vols et hôtels, des postes de coûts qui sont, de fait, des variables d'ajustement.
Cette évolution de la consommation a affecté de façon majeure les stratégies des acteurs du secteur qui s'appuient beaucoup sur les technologies pour conserver agilité et adaptabilité. Et pour répondre au mieux aux attentes, l'IA est par exemple un outil pour proposer des offres plus personnalisées et dynamiques, en lien avec le besoin croissant d'informations du consommateur.