Parfums : les industriels français à la conquête du marché chinois
Gaëlle Cloarec
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En pleine croissance, le marché chinois constitue une opportunité pour les industriels grassois de la parfumerie fine.
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Depuis près d'un siècle, la maison Fragonard transmet l'art de la parfumerie. Près d'un million de visiteurs, toutes nationalités confondues, se pressent chaque année dans ses usines, dans ses musées, à Grasse, à Paris... et désormais en Chine. A l'occasion des 60 ans des relations bilatérales diplomatiques entre le pays des Lumières et l'empire du Milieu, le parfumeur grassois (65,9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019 pour 250 collaborateurs) a en effet imaginé et exporté une expérience touristique olfactive et créative autour de l'histoire de ce petit coin de la Côte d'Azur, berceau mondial de la parfumerie. Installée à Hangzhou, au sud de Shanghai, cette exposition inédite devait durer six mois pour s'achever en février 2025. A la demande de ses partenaires chinois, elle a été prolongée jusqu'à cet été. Le signe, d'une part, d'une appétence certaine de la population chinoise pour la Cité des parfums, ses fleurs et une de ses marques emblématiques dont la présence temporaire « à travers l'expérience plutôt que le produit, vise autant à promouvoir la destination Grasse qu'à tester Fragonard auprès des consommateurs chinois », explique Cyprien Fabre, directeur des ventes du parfumeur. Le signe, d'autre part, d'un regain d'intérêt des industriels du secteur de la parfumerie pour ce marché, dont le paysage s'est radicalement modifié ces trois dernières années.
Gaëlle Cloarec