Défaillances d'entreprises : une « tectonique des marchés » à surveiller

Laurence Bottero
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Sans être farouchement positive, le résultat de l'étude produite par Altarès fait état d'un niveau de défaillances d'entreprises plutôt sous contrôle : certes, leur nombre - 17 845 -a progressé de 4,4% au premier trimestre mais cette hausse est la plus faible depuis 4 ans. Ainsi, la formation continue, la santé - y compris médecins, infirmiers et ambulanciers (+110% pour ces derniers) - la restauration ou la vente-réparation de véhicules ont toujours leurs voyants au rouge. Cependant, si les redressements judiciaires augmentent rapidement - à 7% - certains secteurs, malmenés, retrouvent de l'oxygène, à l'instar des métiers de bouche et plus précisément des boulangeries et boucheries (avec des défaillances en recul de 3%) de la vente de détail et de l'habillement (-4%), du bâtiment et de l'industrie manufacturière, qui résistent.
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De quoi faire naître une lueur d'espoir quant à une décrue qui viendrait, évidemment, soulager le monde économique, mis sous tension ces dernières années par le contexte international et national. Sauf, qu'une tension chassant l'autre, celle venue d'Outre-Atlantique pourrait bien doucher les espoirs d'une embellie. S'il reconnaît qu'il est « trop tôt pour se faire peur », Thierry Millon, directeur des études d'Altarès le dit aussi, la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump va « laisser des traces ».
Laurence Bottero