Au Maroc, le roi Mohammed VI officialise les travaux de la LGV Kenitra-Marrakech

Photo d'illustration
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C'est dire le caractère stratégique de ce projet. Le roi Mohammed VI a procédé, jeudi 24 avril à Rabat, au lancement officiel des travaux de réalisation de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, en présence des membres du gouvernement et de plusieurs personnalités. Longue d'environ 430 kilomètres, cette extension de la LGV Tanger-Kenitra en service depuis bientôt sept ans, permettra notamment de réduire le trajet entre Tanger et Marrakech à 2h40, contre 5,5 heures actuellement.
Inscrit dans le cadre d'un programme de plus de 8,5 milliards d'euros d'investissements, la réalisation de la LGV Kénitra-Marrakech -à elle-seule- plus de 5 milliards d'euros (hors matériel roulant). Selon l'agenda de l'Office national des chemins de fer (ONCF), les travaux devraient être achevés fin 2028, tandis que les premiers tests sont prévus pour début 2029.
En matière de transport ferroviaire, le Maroc dispose d'une stratégie long-termiste baptisée Plan Rail Maroc 2040 qui vise à doter le royaume, à cet horizon, des infrastructures à la pointe de la technologie et qui répondent aux défis climatiques de l'heure. Le coup d'accélérateur impulsé par le roi Mohammed VI est en prélude de la Coupe du Monde de football 2030 que le Maroc coorganisera avec l'Espagne et le Portugal.
Une accélération rendue possible par l'engagement des entreprises publiques et privées marocaines -sous le leadership de l'Office national des chemins de fer (ONCF), mais aussi avec l'appui de ses partenaires, notamment la France qui a sécurisé plusieurs contrats lors de la visite officielle du président Emmanuel Macron à Rabat l'automne dernier. Ainsi plusieurs entreprises hexagonales interviennent à divers niveaux dans ce projet. La plus en vue n'est autre que l'équipementier Alstom qui prépare actuellement la commande de 18 trains à très grande vitesse de la marque Avelia Horizon, confirmée par Rabat fin mars. Les autres partenaires du royaume dans le cadre de ce projet viennent aussi bien d'Espagne et d'Italie, que de Chine, de Corée du Sud, etc.
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La possibilité de rallier ces quelques grandes villes du royaume en un temps record est un atout pour le développement économique dans un pays qui bouillonne économiquement grâce à un secteur privé dynamique dans presque tous les secteurs d'activités et qui attire considérablement les investissements directs étrangers. « La future LGV aura un impact très positif sur l'ensemble des villes qu'elle traversera notamment Tanger, Kenitra, Rabat et Marrakech. Fès et Meknès profiteront également de cette dynamique, puisque les 30 provenances de ces deux villes seront connectées à la nouvelle LGV », a déclaré Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l'ONCF en marge de la cérémonie royale.
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