Transport ferroviaire : le Maroc carbure à grande vitesse, objectif 2030
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C'est un nouveau coup d'accélérateur dans la stratégie ferroviaire marocaine. Le royaume chérifien attend désormais la livraison de 18 nouveaux trains à très grande vitesse de la fameuse marque Avelia Horizon du groupe Alstom. L'accord officialisant cette commande a été signé le 28 mars, tel qu'annoncé par le groupe français. Cette commande de Rabat est destinée à la ligne à grande vitesse Kenitra-Marrakech qui, en fait, est une extension de la LGV Tanger-Kenitra.
L'accord est significatif, puisque « le train à très grande vitesse Avelia Horizon d'Alstom est la dernière génération de train à deux niveaux au monde, capable de circuler à des vitesses supérieures à 300 km/h », explique l'équipementier tricolore. Et de souligner l'atout durabilité de ces matériels roulants : « les nouveaux trains à deux niveaux Avelia Horizon réduiront considérablement le temps de trajet entre Tanger et Marrakech tout en minimisant l'empreinte carbone ».
D'un coût de 781 millions d'euros, cette commande sera entièrement financée par le Trésor français sous forme de prêt au gouvernement marocain. Il s'agit d'une retombée de la coopération financière dans le secteur ferroviaire actée par en octobre dernier par le roi Mohammed VI et Emmanuel Macron lors de la visite officielle du président français au Maroc.
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En inaugurant sa première ligne à grande vitesse Tanger-Kenitra en 2018 après quatre années de travaux, le Maroc a franchi un pas décisif dans son ambitieux plan de développement de transport ferroviaire baptisé Plan Rail Maroc 2040, qui prévoit de doter le royaume d'infrastructures ferroviaires à la pointe de la technologie, reliant une quarantaine de villes, y compris celles de l'extrême-sud du pays. La désignation du Maroc en tant que co-hôte de la Coupe du monde de football 2030 - avec l'Espagne et le Portugal - a poussé Rabat à presser le pas dans la mise en œuvre des autres étapes du plan stratégique. Ainsi, la LGV Kenitra-Marrakech a été identifiée comme l'une des priorités. Et sur le plan international, le projet séduit. « Ce projet a été plébiscité par tous les investisseurs, en raison de son caractère stratégique et de la portée énorme qu'il aura pour le développement du pays », confiait Akinwumi Adesina au sortir de l'Africa Investment Forum (AIF) qui a réuni à Rabat, début décembre, le gotha de la finance internationale. En effet, alors que l'Office national des chemins de fer (ONCF) avait émis une requête de 8,8 milliards de dollars, il s'en est sorti avec 14 milliards de dollars d'engagements financiers de la part des investisseurs. C'est le projet ayant suscité le plus d'intérêt.