Longtemps considéré comme le premier pas sur le continent nord-américain et l'antichambre du marché US, le Canada semble être perçu désormais comme une ouverture opportune pour l'export, encouragé par le contexte géopolitique actuel, où la politique de Trump joue le premier rôle, entre hausse des droits de douane, désir impérialiste et retrait scientifique. Opportunité renforcée par la réouverture de la liaison entre Montréal et Nice par Air Canada début mai, portant à huit le nombre de vols directs hebdomadaires, toutes compagnies confondues.
Il faut dire que les marques d'intérêt se multiplient des deux côtés de l'Atlantique. La visite le 4 et 5 juin prochains du directeur des affaires internationales de la ville de Laval, près de Québec, à la CCI de Nice afin de préparer une mission économique, « probablement à l'automne », indique-t-on à la chambre consulaire, en est une. Celle du nouveau directeur général du Québec à Paris au MIPIM, en mars dernier, sur les stands de Sophia Antipolis et de la Métropole Nice Côte d'Azur en est une autre. « On sent que quelque chose se passe, même si cela ne se traduit pas encore dans les chiffres », avance Philippe Servetti, directeur de la Fondation Sophia Antipolis, agence en charge de l'attractivité à l'international de la technopole numéro un en Europe. Laquelle a placé dans ses dix parcs scientifiques cibles avec qui approfondir les relations le Technoparc de Montréal, au travers notamment d'une mission économique prévue pour début 2026. « Nous sommes positionnés sur les mêmes segments, la santé, le numérique, l'IA et le quantique. La destination représente un fort potentiel. »