Côte d’Azur : le bras de fer entre résidences secondaires et logement des actifs persiste
Colombe Laferté
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Colombe Laferté
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est une grande première pour la France littorale, qui pourrait inspirer d'autres territoires. En s'appuyant sur la loi Le Meur du 19 novembre 2024 qui a pour objectif de rétablir un équilibre entre le marché des meublés locatifs touristiques et l'accès au logement des actifs, le maire Renaissance de Bonifacio (Corse), Jean-Charles Orsucci, a annoncé inscrire dans le Plan Local d'Urbanisme une servitude interdisant la construction de résidences secondaires dans les zones urbanisées du territoire pour privilégier le logement en résidence principale. Une problématique que la Côte d'Azur connaît également, alors que le territoire subit la tension constante de la spéculation immobilière, de la flambée des prix et de l'impératif de logement des actifs locaux.
À lire également
Car derrière le paysage idyllique de carte postale du littoral des Alpes-Maritimes, la tension immobilière est une réalité. Selon l'INSEE, trois logements sur dix sont, en moyenne, des résidences secondaires dans les zones les plus touristiques de la région, un logement sur quatre dans les Alpes-Maritimes. Sur le littoral régional, 40% des logements sont des studios ou des deux pièces, souvent loués pour leur vue mer, en location saisonnière. « Par attraction fiscale, le bailleur va choisir la location saisonnière », analyse Cyril Messika, président de l'Observatoire immobilier d'habitat de la CCI Nice Côte d'Azur. Dans certaines communes, les résidences secondaires obstruent le parc immobilier : à Saint-Jean-Cap-Ferrat, elles représentent 64% de résidences, à Cannes et Menton, respectivement 47% et 48% et jusqu'à 79% à Théoule-sur-Mer.
Colombe Laferté