Aérien : décarbonation, extension, nouvelles lignes, ces projets qui définissent l'ambition de Marseille Provence
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Niguel Young Foster + Partners
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« Nous n'allons pas nous enorgueillir d'un volume de trafic qui augmente, nous voulons un trafic de qualité », martèle Julien Coffinier, président du directoire de l'aéroport Marseille Provence depuis octobre dernier. A la tête des deux terminaux qui accueillent, chaque année, 11,2 millions de passagers, Julien Coffinier ne cache pas ses ambitions pour le deuxième aéroport régional en trafic passagers et premier régional en fret - 65 000 tonnes annuels -, qu'il assure être entré « depuis deux ans, dans la cour des grands européens et mondiaux. Nous nous comparons à toutes les grandes villes européennes non capitales ».
Pour maintenir son rang, Marseille Provence peaufine sa stratégie. Sur son offre avec 132 destinations et 38 pays desservis par 35 compagnies. Cinq nouvelles lignes ont été ajoutées pour l'été 2025 : Salerne en Italie, Funchal au Portugal, Amman en Jordanie, ainsi que Hurghada et Le Caire en Égypte, et de nouvelles le seront pour cet hiver - Praia au Cap Vert, Médine en Arabie Saoudite, Dakhla au Maroc.
Mais à côté, l'objectif est « de privilégier les vols long-courriers », ceux qui sont une garantie, sinon une probabilité « qu'il y ait plus d'import que d'export afin que les visiteurs dépensent sur le territoire régional ». En toile de fond, la consolidation de « la route vers la Chine, cette incroyable vitrine pour le territoire », qui, depuis son ouverture il y a un an, a transporté 35 000 passagers pour un taux de remplissage des avions de 80%. L'Afrique est également une zone géographique largement priorisée. Si Marseille est déjà « bien connectée à l'Afrique du Nord », d'autres destinations sont envisagées, à l'instar de la Côte d'Ivoire qui pourrait bénéficier « d'une ligne directe dans les cinq prochaines années ».
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Du côté des départements et régions d'Outre-mer, Marseille Provence n'est reliée directement qu'à La Réunion. Un manque de liaisons directes vers les Antilles regrettable alors que l'aéroport dispose « d'un volume de passagers qui justifie des lignes directes : 40 000 passagers vers la Guadeloupe, 30 000 vers la Martinique ». Pour le Golf et le Moyen Orient, les contraintes réglementaires - Emirates ne bénéficiant plus de droits de trafic par la direction générale de l'aviation civile pour faire des liaisons entre Dubaï et la France - et le manque d'avion en circulation par rapport à la demande freine l'avancée de lignes en provenance de Marseille. Un nouveau tracé direct dont pourrait également bénéficier les Etats-Unis, destination prisée par près de 250 000 passagers, obligés de passer par un hub européen tel Paris, Londres, Genève ou Francfort.