Département de l’Hérault : le président Kléber Mesquida se fâche

Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l'Hérault.
DR

Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l'Hérault.
DR
C'est un rendez-vous annuel auquel le président du Conseil départemental de l'Hérault, Kléber Mesquida, ne déroge pas : la traditionnelle revue de détail de rentrée devant la presse. Lors de cet exercice, le 13 septembre, l'élu a tenu à souligner le désengagement croissant de l'État et les pénalités dont sont affectés les Conseils départementaux du fait de la politique du gouvernement.
Après avoir rappelé en préambule la réduction de la dotation de fonctionnement depuis 2014, l'élu s'emporte contre l'impossible équation à laquelle sont soumis les Conseils départementaux par le Contrat de Cahors, pacte financier entre l'État et les collectivités, inscrit dans loi de finances 2018-2022 et visant à réduire le déficit public. Il impose aux collectivités locales de limiter l'augmentation de leurs coûts de fonctionnement à 1,2 % par an. A défaut, elles devront payer d'importantes pénalités financières à l'État.
L'élu pointe également le gouffre financier dans lequel s'enfoncent les Conseils départementaux en assumant les différentes dépenses d'aide sociale dont ils ont hérité : le revenu de solidarité active (RSA), la prestation de compensation du handicap (PCH) et l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).
Heureusement, et contrairement à certains autres Départements, le Conseil départemental de l'Hérault peut prétendre à une dynamique de recettes qui le sauve : celles générées par la dynamique démographique.
Parmi les projets annoncés par ailleurs par l'élu, figurent le plan Hérault irrigation (310 M€ sur dix ans), ou le Plan vélo (4 M€ sur cinq ans) avec 130 km de pistes cyclables, 400 km de voies partagées, et 117 km de voies vertes en projet.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le Plan Collège (80 établissements et 850 agents techniques) a été validé à hauteur de 198 M€ sur cinq ans. L'élu avance la perspective d'un à deux collèges supplémentaires dans l'Hérault : "Une analyse des capacités d'accueil et une projection sur les enfants en maternelle aujourd'hui sont en cours avec l'Académie, et d'ici six mois, on saura localiser les besoins".
À lire également
Le président de la collectivité se félicite enfin d'une expérience inédite dans le département, la mise en place d'un budget participatif de 1,8 M€. Le principe : un appel à idées auprès du grand public jusqu'en décembre, une sélection des idées recevables en janvier 2020, l'étude de la faisabilité des projets d'ici à mars 2020, puis un vote citoyen en ligne au plus tard le 15 mai pour retenir trois projets à mettre en œuvre.
Éolien en mer : l’impact sur la biodiversité de mieux en mieux documenté
Occitanie–Maroc : « Nos rapports relèvent du long terme et ne sont pas mus par l'opportunisme »
Résilience : comment les entreprises se protègent face aux aléas climatiques
Après les violents incendies de l'été, Carole Delga veut un « plan Marshall » pour l’Aude