Sobriété énergétique : la stratégie de la Métropole de Montpellier, qui refuse de fermer les piscines
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La piscine (olympique) du quartier d'Antigone, à Montpellier.
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La piscine (olympique) du quartier d'Antigone, à Montpellier.
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De la même manière que les entreprises, les collectivités font face à une équation complexe : l'envolée des prix de l'énergie les oblige à chercher des moyens de réduire leur facture en affectant le moins possible la qualité du service public. Alors que partout en France, l'une des premières décisions que prennent les collectivités est de fermer partiellement (voire totalement) les établissements, la Métropole de Montpellier se positionne sur une stratégie différente.
Le 9 septembre, lors d'une conférence de presse de rentrée, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, a confirmé ce que ses services avaient commencé à annoncer : « Contrairement à beaucoup de collectivités, nous ne fermerons pas les piscines ».
La Tribune a interrogé Olivier Nys, le directeur général des services de la Ville et de la Métropole, pour expliciter le contexte et les solutions que les deux collectivités cherchent à déployer « pour réduire cette facture qui devient indigeste », déclare Olivier Nys.
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Pour leurs achats d'électricité, la Ville et de la Métropole passent par des contrats à terme via un groupement de commande d'achat piloté par Hérault Energie (avec quelque 200 autres collectivités) qui achète l'électricité sur le marché au meilleur prix au gré des opportunités. Avec l'augmentation des cours de la précieuse électricité, les dépenses prévisionnelles passeraient de 4,37 millions d'euros en 2022 à 12,02 millions d'euros (+ 175%) en 2023 pour l'électricité des bâtiments (Ville et Métropole), et de 4,16 millions d'euros à 7,28 millions d'euros (+ 75%, une augmentation moindre car il s'agit de tarifs de nuit) pour l'électricité de l'éclairage public (Métropole). Sur le gaz, l'explosion de la facture des bâtiments des deux collectivités est encore plus importante (+ 250%), passant de 2,36 millions d'euros en 2022 à 8,25 millions d'euros...
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