Une friche de l'ancienne usine AZF transformée en parc solaire

Florine Galéron
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Urbasolar

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Le 21 septembre 2001, l'usine pétrochimique AZF explosait à Toulouse, faisant 31 morts et endommageant des milliers d'entreprises, de bâtiments publics et de logements. 17 ans après la catastrophe, la reconversion du site est toujours en cours. L'Oncopole, pôle dédié à la lutte contre le cancer, occupe une partie des terrains. Non loin de là, sur une autre friche d'AZF, Toulouse Métropole a désormais l'ambition d'accueillir une centrale solaire.
Le parc solaire occupera 19 hectares. Doté d'une puissance de 15 mégawatts crête, il sera en mesure de produire 21 gigawatts heure par an, soit l'équivalent de l'électricité produite par la principale centrale municipale installée sur l'île du Ramier.
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La particularité du lieu va quand même demander quelques précautions techniques. "Nous sommes confrontés à deux contraintes sur le terrain : il est très pollué donc on ne peut pas y planter des choses trop profondes et il est situé sur une zone inondable faible à moyenne", explicite Emilon Esnault. Les panneaux photovoltaïques seront surélevés sur des pieux insérés à faible profondeur pour laisser s'écouler l'eau autour des pieds. "Nous avons aussi prévu une couche d'argile pour éviter le risque de lessivage du sol et qu'un élément volatif s'échappe", avance Stéphanie Andrieu, directrice générale d'Urbasolar, la société héraultaise choisie pour exploiter le site. "C'est un projet vraiment porteur de sens. Notre société est spécialisée dans la réhabilitation de terrains inutilisés, souvent d'anciennes carrières", ajoute-t-elle.
Florine Galéron