Autoroute A69 : les débats sur l’utilité du projet pour Castres font rage

Florine Galéron
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L'autoroute A69 entre Toulouse et Castres suscite une vive opposition des écologistes.
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Il n'existe pas de « raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) » justifiant la construction de l'autoroute A69 Toulouse-Castres, a estimé la rapporteure publique Mona Rousseau ce lundi lors de l'examen du fond du dossier par le tribunal administratif de Toulouse. La magistrate indépendante, dont les avis sont souvent suivis, a demandé « l'annulation dans leur intégralité des autorisations environnementales ». Il faudra encore quinze jours pour savoir si le tribunal prend cette position et amorce une suspension du chantier. Mais les propos de la rapporteure retentissent déjà comme un coup de tonnerre alors que les travaux de l'autoroute ont démarré il y a plus d'un an et que le porteur du projet espère une mise en service du tronçon routier de 53 kilomètres d'ici fin 2025.
Pour justifier le possible arrêt du chantier, la rapporteure publique a contesté durant l'audience l'urgence de la construction de cette autoroute pour désenclaver le bassin castrais. « On observe un léger décrochage économique de Castres et Mazamet par rapport à Toulouse mais il paraît excessif de parler d'enclavement de ces bassins d'emploi », estime-t-elle. Des propos appuyés par l'avocate des opposants à l'A69.
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Pour sa part, le concessionnaire chargé de mener le chantier, Atosca, s'appuie sur une enquête de la CCI du Tarn qui a recensé une population plus faible qu'en 1975 et la perte de 6.500 habitants. L'avocat du préfet du Tarn met également en avant un impératif d' « équité territoriale » alors que l'agglomération castraise a perdu 10.000 emplois ces dernières décennies suite à la crise de la filière textile-cuir. Il plaide aussi la pérennité des emplois locaux des Laboratoires Pierre Fabre :
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