L'aéroport Toulouse-Blagnac frôle à nouveau 8 millions de passagers

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'aéroport Toulouse-Blagnac frôle à nouveau les 8 millions de passagers en 2024.
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'aéroport Toulouse-Blagnac frôle à nouveau les 8 millions de passagers en 2024.
Rémi Benoit
Cinq ans après le Covid qui avait fait chuter de neuf à trois millions de passagers en 2020 l'activité de l'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), la plateforme a atteint 7,8 millions de voyageurs en 2024, un chiffre stable par rapport à 2023 (+0,5 %) et à 82 % du niveau de 2019.
Le quatrième aéroport régional français a été porté par la croissance de son trafic international (+6 %). Ce trafic est maintenant amplement majoritaire sur la plateforme (60 % du trafic contre seulement 51 % en 2019) et atteint un volume supérieur à celui d'avant Covid.
ATB surfe notamment sur le succès de la ligne Toulouse-Montréal ouverte en juin 2023 par Air Canada et qui enregistre d'excellents taux de remplissage. La dynamique aurait pu être encore plus porteuse sans la suspension, depuis fin septembre, de la ligne ouverte un an plus tôt par Qatar Airways vers Doha. La compagnie qatarie préfère attendre qu'Airbus lui livre des A321 NEO pour augmenter les fréquences sur des avions plus petits et toucher davantage la clientèle affaires.
Le trafic national connaît, lui, une baisse de 7 % et reste 35 % en-deçà du niveau de 2019. Paris est toujours la destination la plus fréquentée de la plateforme avec plus de deux millions de passagers et représente encore 26 % du trafic (la capitale représentait 33 % du trafic en 2019). ATB est impacté par un retrait du groupe Air France sur la ligne Toulouse-Orly.
À lire également
Cette tendance donne un poids grandissant aux compagnies low-cost dans la plateforme régionale. Air France est talonnée par Easyjet et Ryanair dans la Ville rose. Les low cost représentent désormais 50 % du trafic en 2024 (contre 43 % en 2019). La donne pourrait changer en 2025, puisque Easyjet fermera au mois d'avril sa base à Toulouse et va réduire de moitié les destinations françaises et étrangères proposées.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron