Rémi Roux, fondateur et dirigeant de la Scop Ethiquable (dans le Gers) et nouveau président de l'URSCOP Occitanie.
URSCOP Occitanie
INTERVIEW – Le bouillonnant et très engagé cofondateur de la Scop Ethiquable à Fleurance (Gers) est le nouveau président de l’URSCOP Occitanie. Il succède à Xavier Chatellier. Son fer de lance : être moteur de la transition écologique et sociétale.
Après avoir co-présidé l'Union Régionale des Scop et Scic Occitanie (URSCOP) pendant deux ans, Rémi Roux en est le nouveau président (608 sociétés coopératives et établissements, 8.221 emplois coopératifs, 800 millions d'euros de chiffre d'affaires généré). Il succède à Xavier Chatellier et annonce qu'une vice-présidence sera prochainement créée côté Occitanie-est.
Âgé de 56 ans, le bouillonnant et très engagé cofondateur de la Scop Ethiquable à Fleurance dans le Gers (spécialisée dans la vente de produits biologiques issus du commerce équitable, notamment le chocolat, 160 salariés dont 106 sont sociétaire, 77 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020, 32 millions de produits vendus en France, Allemagne, Espagne et pays du Bénélux) est aussi membre fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves) en 2009.
LA TRIBUNE - Vous rappelez que la région Occitanie est parmi les plus dynamiques en développement et en création de Scic et Scop en France. Quelles sont vos ambitions pour l'URSCOP Occitanie durant votre mandat ?
RÉMI ROUX - Il faut poursuivre cette belle croissance et affirmer notre position dans l'économie de notre région.Les Scop ont toujours été en avance depuis le début du siècle dernier, pour améliorer les conditions de travail des salariés.Notre première mission, c'est les aider à se créer et à se développer, à se financer. Notre ambition, c'est aussi d'être moteur - et pas seulement acteur - de la transition écologique et sociétale.
Les enjeux autour du dérèglement climatique sont en effet désormais majeurs dans le débat public.Comment les Scop et Scic peuvent-elles agir ?
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Le problème, c'est le système capitaliste : le profit personnel ne peut plus primer sur l'avenir des générations futures et de la vie sur la planète. On a bien vu, à la COP 26, les dirigeants ne veulent pas avancer sur des décisions contraignantes, car les profits d'aujourd'hui sont plus importants que les conditions de vie future ! Dans le secteur du chocolat, les chocolatiers se sont réunis pour décider qu'ils allaient étudier la possibilité d'avoir un prix équitable en... 2030 ! Je suis outré... La meilleure solution, c'est encore d'être dissocié du profit. Dans les sociétés coopératives, c'est le bien commun qui est l'objectif premier de toutes et tous.Et c'est ce qui nous permettra d'être au premier rang des acteurs du changement économique à venir.