Emploi des jeunes : « il n’y a pas de génération sacrifiée » (Étienne Guyot, préfet de région)

Pierrick Merlet
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Étienne Guyot
Rémi Benoit

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Étienne Guyot
Rémi Benoit
La Tribune - Dans une région de France où le taux de chômage est le second plus élevé, devancée seulement par la Corse, comment se porte l'emploi des jeunes en Occitanie ?
Étienne Guyot - À la fin de l'année 2021, nous avions 12,1% de demandeurs d'emplois en Occitanie de moins de 25 ans. Il est intéressant de regarder comment cela a évolué. Si nous comparons aux chiffres de 2020, leur nombre en 2021 est inférieur de -9,9% et par rapport à 2019 nous sommes à - 4%.
Pour ce qui est de 2022, nous avions à fin août 19.500 demandeurs d'emplois de moins de 26 ans rien que sur la Haute-Garonne. Ils représentent 15% des demandeurs d'emplois du département mais ce chiffre est également sur une tendance à la baisse. Donc contrairement à ce que nous avons pu craindre un moment, il n'y a pas de génération sacrifiée par la crise sanitaire. Au contraire, ces chiffres témoignent d'une montée en puissance des dispositifs à ce sujet.
De quel maillage pour les Missions Locales dispose la région Occitanie ? Par rapport à d'autres régions est-elle mieux ou moins bien lotie ?
Il faut se rappeler que les Missions Locales ont été créées il y a 40 ans et si à leur création elles comportaient le mot « mission » dans leur dénomination c'est qu'elles devaient être provisoire. On pensait alors résorber le chômage des jeunes en 18 mois et finalement, ces structures publiques sont aujourd'hui pérennes et bien identifiées de tous.
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Actuellement, l'Occitanie accueille 26 Missions Locales, dont 12 rien que sur la Haute-Garonne, étant donné que c'est le département le plus peuplé de la région. Parmi elles, cinq se situent à Toulouse. Nous sommes plutôt une région qui est bien maillée en l'état actuel des choses.
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