Le domaine Mas de la Chevalière, à Béziers, a réduit de 20% sa consommation énergétique grâce à une série de mesures sur tous les postes énergivores. Une nouvelle réduction de 300.000 kWh est attendue suite à la mise en œuvre d’un Contrat de performance énergétique (CPE). Une démarche saluée par l’Institut Orygeen, qui lui a décerné le Trophée de la Performance énergétique.Le Mas de la Chevalière, à Béziers fait la chasse au gaspi. Propriété depuis 1995 de la Maison Laroche, désormais dans le giron du groupe Advini, ce domaine de 24 ha de vignes dispose d'une cave où sont vinifiés 15.000 hl de vin par an.
Pour y réduire la consommation d'énergie, un premier plan d'actions a été engagé avec des mesures simples à mettre en œuvre : la température de conservation des vins a été ramenée de 12 à 15°C, un voile d'ombrage de 800 m2 a été installé au-dessus des cuves en extérieur, qui permet de réduire la température de 10°C lorsque les cuves sont en plein soleil, diminuant d'autant les besoins en froid pour maintenir le vin à basse température.
Des horloges à 50 €/pièce ont également été installées pour éteindre automatiquement la lumière en dehors des heures de travail ou couper le fonctionnement des groupes de froid entre 17 h et 6 h. Et 480 panneaux solaires ont été installés au sol, qui produisent une énergie verte entièrement autoconsommée.
«Nous produisons 150.000 kWh, ce qui représente 10% de nos besoins annuels», indique Xavier Tamborero, directeur du site biterrois.
L'électricité produite par 480 panneaux solaires au sol est autoconsommée.
300.000 kWh économisés chaque année
Suite à cette première vague de mesures, la consommation énergétique annuelle du site a été ramenée de 1,5 million à 1,2 million kWh.
Au travers la mise en place d'un contrat de performance énergétique (CPE), une économie supplémentaire de 300.000 kWh par an est attendue.
«Nous avons passé en revue les quatre grands pôles de consommation d'énergie - production de froid, production de chaud, éclairage, production d'air comprimé et d'azote - avec un maître-mot : la sobriété», explique Xavier Tamborero.
Grâce à des récupérateurs de chaleur, les calories dégagées pour produire du froid sont récupérées pour alimenter les process de production de chaud. L'eau à 90°C, utilisée pour la stérilisation de la chaîne de conditionnement est recyclée et réutilisée. Ce dispositif NEP (nettoyage en place) doit générer une économie de 24.000 kWh et 550 m3 d'eau par an.