« Sur ce sujet vital de l’eau, on a besoin d’intelligence collective » (E. Servat)
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Eric Servat, directeur de l'ICIREWARD, Centre International UNESCO sur l'Eau, à Montpellier (capture d'écran).
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... la Biennale.
LA TRIBUNE - Quel a été votre rôle et celui du centre ICIREWARD dans l'organisation de ces deux jours Euro-Africa Water Days ?
Eric SERVAT, directeur du Centre International UNESCO sur l'Eau ICIREWARD à Montpellier, et co-organisateur des Euro-Africa Water Days - Dans le cadre de la Biennale Euro-Africa, la Métropole de Montpellier souhaitait qu'il y ait une séquence thématique autour d'un sujet très actuel, correspondant à un problème majeur pour l'ensemble des sociétés méditerranéennes et africaines, et qui permettent de réunir des scientifiques mais aussi des représentants d'entreprises ou de collectivités territoriales. La thématique de l'eau est apparue comme faisant le lien entre le bassin méditerranéen et le continent africain. C'était dans la philosophie de la Biennale d'être un pont entre ces régions.
Quels sont les enjeux africains autour de l'eau et leur lien avec ceux du pourtour méditerranéen ?
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La rive sud du bassin méditerranéen est en stress hydrique depuis longtemps, et sur la rive nord, la ressource en eau sera tout sauf abondante à l'avenir. Il y a donc des similitudes avec l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, mais aussi avec l'Afrique australe dans les zones désertiques ou subdésertiques, comme le désert namibien. Les enjeux sont la raréfaction des ressources en eau, la confrontation au stress hydrique et les tensions que cela génère et qui iront croissant.