Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, était en déplacement dans les Pyrénées-Orientales ce jeudi 21 mars dans le cadre du premier anniversaire du plan eau. Mais n’a pas, encore, répondu aux attentes du territoire.Comme toujours depuis deux ans la venue d'un ministre dans les Pyrénées-Orientales soulève l'espoir d'être enfin entendu. Mais Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, n'a rien annoncé de vraiment tangible lors de sa visite, ce jeudi 21 mars, le matin au salon des maires des Pyrénées-Orientales et en début d'après-midi à Torreilles.
Il a toutefois annoncé la nomination d'un haut cadre de l'État qui sera en charge spécifiquement du dossier « eau » auprès du préfet du département. Il a aussi demandé que la cinquantaine de projets liés à la ressource en eau, issus du territoire, soit hiérarchisée.
« Il y a les grands projets, amener l'eau du Rhône, d'autres plus modestes, la réutilisation des eaux usées qui concernent six stations dépuration cette année contre une seule l'an dernier, qui constituent des ressources importantes comme celles de la station de l'agglomération de Perpignan,a-t-il déclaré.J'ai donc demandé que l'on sélectionne les six ou sept projets les plus importants, qu'on les hiérarchise, qu'on précise l'ordre dans lequel ils doivent être réalisés et je reviendrai dans un mois, durant la deuxième quinzaine d'avril, pour présenter un plan de résilience et les montants que l'État mettra sur les projets. À situation exceptionnelle moyens exceptionnels, l'État va s'engager. »
Un sujet de gouvernance et de prix de l'eau
Il a toutefois souligné combien la situation était rendue plus complexe par la multiplicité des acteurs : « Il y a 200 associations syndicales autorisées qui gèrent les canaux, des petites communes isolées qui gèrent l'eau avec des risques de rupture, des sous-investissements qui sont le fait de cette organisation territoriale... On a un sujet de gouvernance et dans certains endroits, on a un sujet de prix de l'eau qui reflète que parfois on n'a pas fait les travaux, on n'a pas lutté contre les fuites... »
Évoquant l'été qui se profile, alors que le déficit de précipitation reste durable et que le manteau neigeux, surnommé « le château d'eau du département » est très mince, le ministre a précisé qu'on « ne pourrait pas se passer de la sobriété. »