Traitement des eaux : le français Bio-UV à la conquête des Etats-Unis
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Bio-UV veut conquérir le marché nord-américain du traitement des eaux de ballast des navires, à commencer par ceux de l'US Navy.
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Bio-UV veut conquérir le marché nord-américain du traitement des eaux de ballast des navires, à commencer par ceux de l'US Navy.
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Elle est basée à Lunel, et cotée sur Euronext Growth. La PME héraultaise Bio-UV est, il est vrai, sur un marché très convoité : le traitement et la désinfection de l'eau. Dans sa boîte à outils, des processus à base d'UV, d'ozone, d'électrolyse de sel et d'AOP (processus d'oxydation avancée) pour le traitement des eaux de piscine ou de l'industrie, mais aussi la réutilisation d'eaux usées traitées et le traitement des eaux de ballast des navires. Elle emploie 160 collaborateurs pour un chiffre d'affaires, en 2023, de 43,1 millions d'euros, dont 30 millions d'euros sur ses activités terrestres et 13 millions d'euros sur ses activités maritimes.
Aujourd'hui, Bio-UV réalise la moitié de son chiffre d'affaires l'export, dont 3 millions d'euros aux Etats-Unis. L'entreprise a désormais posé ses premiers jalons pour conquérir les marchés nord-américains. Et elle ambitionne d'y renforcer ses positions en 2025.
Bio-UV vise notamment le marché nord-américain de la piscine, un marché « cinq fois plus important que le marché français » et « celui qui a le plus de potentiel en chiffres et marges », souligne le PDG Laurent-Emmanuel Migeon. Selon le rapport sur le marché des équipement de traitement de l'eau de piscine établi par Business Research Insights, la taille du marché mondial était de 1,9 milliards de dollars en 2019. Il devrait atteindre les 2,4 milliards de dollars d'ici 2032, avec un accent mis sur la conservation de l'eau et des pratiques durables conduisant à l'intégration de technologies innovantes, et notamment la technologie UV-C.
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Autre potentiel américain identifié par Bio-UV : l'équipement des stations d'épuration pour la réutilisation des eaux usées et l'aquaculture. « En France, on est loin des ambitions du Plan Eau sur le volet REUSE, donc il faut aller voir ailleurs mais nous devons trouver des partenaires de distribution », explique le dirigeant français. Il y a six mois, il a signé un accord de partenariat exclusif avec l'entreprise américaine Pinnacle Ozone Solutions basée en Floride, l'un des principaux fournisseurs de technologie ozone sur les marchés municipaux mais aussi aquacoles et industriels en Amérique du Nord.
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