Aéronautique : l'Enac rejoint le groupe Isae face à la concurrence internationale

Florine Galéron
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C'est une étape majeure dans l'histoire de l'Enac. Fondée en 1949 et basée depuis les années 60 à Toulouse, l'École nationale de l'aviation civile forme la plupart des corps de métier du transport aérien (contrôleurs aériens, pilotes, ingénieurs, etc) et compte de nombreux alumni à la tête des plus hautes instances du secteur : Patrick Ky, président de l'Agence européenne de la sécurité aérienne, Marc Houalla, directeur de l'aéroport Paris Charles-de-Gaulle, Philippe Crébassa qui dirige l'aéroport de Toulouse, sans oublier Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports.
L'établissement annonce ce mardi 1er février rejoindre comme école associée le groupe Isae. L'Enac, qui accueille chaque année entre ses murs 1.800 étudiants, fait désormais partie d'un ensemble de 6.500 élèves dont près de 4.000 élèves ingénieurs. Le groupe rassemble l'Isae-Supaero (Toulouse), l'Isae-Ensma (Poitiers), l'Isae-Supméca (Saint Ouen), l'Estaca (Saint-Quentin-en-Yvelines et Laval), l'École de l'Air et de l'Espace (Salon-de-Provence) mais aussi depuis 2020 trois écoles aquitaines (l'Estia, l'Eigsi et Elisa Aerospace).
Pour Olivier Chansou, directeur général de l'Enac, ce rapprochement est nécessaire pour briller sur la scène internationale : "Nous constatons une transformation de l'enseignement supérieur. Les grandes unités se regroupent, nous sommes tous soumis à des obligations en termes de classement, de visibilité et de rayonnement. Il est de l'intérêt de l'Enac de rejoindre un réseau qui va le rendre plus visible."
Une vision partagée par Olivier Lesbre, président du groupe Isae et directeur général de l'Isae-Supaero.
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Avant d'ajouter : "La compétition dans le domaine de la formation aéronautique a toujours été forte mais elle se renforce ces dernières années, d'où l'importance au niveau français de rassembler nos forces." Ce rapprochement était d'ailleurs souhaité par le ministère des Transports dont dépend l'Enac et les industriels du secteur en quête d'une structuration des formations aéronautiques du pays.
Florine Galéron