118 milliards d'euros : ce que coûte la pauvreté à l'Etat
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En 2022, 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté monétaire (Photo d'illustration).
Reuters
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En 2022, 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté monétaire (Photo d'illustration).
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118 milliards d'euros par an. C'est ce que coûterait la pauvreté à l'Etat, selon une étude publiée par le collectif Alerte, qui réunit 34 associations. La somme est répartie entre 51 milliards de dépenses directes, principalement dans les prestations sociales, 39 milliards de « surcoûts » dans la santé, l'éducation ou la justice notamment, et enfin, 28 milliards de pertes de recettes fiscales, selon l'étude présentée.
En 2022, 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté monétaire. Concrètement, elles disposaient de revenus mensuels inférieurs au seuil de pauvreté, soit 1.216 euros pour une personne seule, selon l'Insee. Ce nombre représente 14,4% de la population métropolitaine.
Réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman, l'étude avance « qu'un investissement public additionnel de l'ordre de 8 milliards d'euros par an en moyenne sur 10 ans, outre son impact direct sur la résorption de la pauvreté, pourrait créer en retour un effet vertueux pour les finances publiques ». Ces investissements seraient à répartir entre l'accompagnement des ménages, le retour à l'emploi et les problèmes de logement.
Selon une autre étude des Petits frères des pauvres, parue fin août, deux millions de personnes vivent le troisième âge sous le seuil de pauvreté, particulièrement les femmes et les personnes seules qui se retrouvent ainsi encore plus isolées. Vivre à deux protège par ailleurs de la pauvreté, qui concerne 18,8% des personnes âgées seules, contre 6,4% de celles vivant en couple, selon l'Insee.
La publication du collectif Alerte intervient alors qu'est attendue jeudi la présentation par le gouvernement de son projet de budget 2025 visant à réduire le déficit public. Pour y parvenir, il compte réduire les dépenses publiques de plus de 40 milliards d'euros et engranger de nouvelles recettes fiscales à hauteur d'environ 20 milliards d'euros.
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14% de la population vivant au Royaume-Uni était confrontée à la faim et aux privations à la fin mars 2023, soit un million de personnes de plus que cinq ans auparavant, selon une étude du Trussell Trust, organisation caritative qui gère un vaste réseau de banques alimentaires à travers le pays. Le phénomène touche particulièrement les enfants, qui sont 20,9% à se retrouver dans cette situation, tout comme un tiers des familles monoparentales et 28% des personnes issues des minorités noires, africaines et caribéennes.
Plus de la moitié des 9,3 millions de personnes concernées vivent également dans une famille dont un membre souffre de handicap, souligne Trussell Trust. Cette dernière considère comme étant en grande pauvreté les foyers dont les ressources disponibles sont par exemple de 152 livres (181 euros) par semaine pour une personne seule, et de 204 livres (243 euros) par semaine pour un adulte avec un enfant.
L'organisation pointe les « faiblesses » du système de sécurité sociale, notamment concernant le fonctionnement de « l'Universal Credit », l'allocation de base versée aux foyers à bas revenus ou sans revenu, créée en 2013 par le gouvernement conservateur. Face à ces chiffres, l'ONG appelle le gouvernement travailliste à prendre des mesures pour améliorer le système d'aides sociales, notamment en définissant un niveau minimum « protégé » de prestation.
(Avec AFP)
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