Deux millions de personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté
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Vivre à deux protège de la pauvreté, qui concerne 18,8% des personnes âgées seules, contre 6,4% de celles vivant en couple.
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Vivre à deux protège de la pauvreté, qui concerne 18,8% des personnes âgées seules, contre 6,4% de celles vivant en couple.
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Les seniors vivent de moins en moins bien. La pauvreté touchait 10,6% des 65-74 ans en 2022 contre 7,5% en 2017, selon l'Insee. Et, selon le dernier rapport annuel de l'association Les Petits frères des pauvres, deux millions de personnes de 60 ans et plus vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, un niveau relatif fixé à 60% du niveau de vie médian (soit 1.216 euros par mois pour une personne seule, 1.824 euros pour un couple). Les plus âgés sont toutefois moins touchés que la population générale : au total, neuf millions de personnes en France vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14,4% de la population.
Vivre à deux protège de la pauvreté, qui concerne 18,8% des personnes âgées seules, contre 6,4% de celles vivant en couple, selon l'Insee. Les femmes, qui vivent plus longtemps que les hommes, donc dans la solitude, sont plus exposées. En outre, le moindre travail des femmes parmi les générations plus âgées, des carrières hachées pour suivre leur mari en mutation professionnelle, des temps partiels pour s'occuper de leurs enfants ou de leurs proches, ont eu pour conséquence des pensions de retraite plus faibles. À cela s'ajoutent divorces et séparations qui réduisent leur niveau de vie.
Selon des entretiens réalisés par Les Petits Frères des Pauvres en 2024 auprès de 12 personnes concernées, 31% ont fait face à des difficultés pour payer les factures du quotidien. Quatre personnes sur dix se sont privées d'aller au restaurant, de partir en vacances ou ont limité leurs déplacements au cours des 12 derniers mois, 26% se sont privé d'inviter leurs proches. Même si leur quotidien est fait de calculs et de privations, les personnes interrogées par l'enquête ne se définissent pas comme pauvres, un mot qui pour elles correspond à des situations plus graves que la leur.
Plus d'une personne sur deux ne bénéficie d'aucune aide et s'estime mal informée. Les trois quarts sont mal à l'aise avec les démarches administratives en ligne. Le projet de solidarité à la source que prépare l'administration devrait réduire le taux de non-recours aux aides sociales, en les attribuant directement en fonction des revenus enregistrés par l'administration. Des millions de personnes sont victimes en France de « maltraitance institutionnelle » aux conséquences « dramatiques », alertait déjà un rapport publié mi-septembre par ATD Quart Monde qui exhorte l'Etat à y mettre fin.
Par ailleurs, Les Petits frères des pauvres demande de relever le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté. Cette prestation non contributive - c'est-à-dire sans être liée à une cotisation antérieure - qui permet aux personnes âgées d'accéder à un seuil minimal de ressources, est de 1.012 euros. Une mesure qui coûterait 2 milliards d'euros par an aux finances publiques, selon Yves Lasnier, le délégué général de l'association.
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Les difficultés d'accès des plus jeunes générations à la propriété, l'essor du statut d'auto-entrepreneur sont des facteurs de risque de précarité au grand âge. L'association demande ainsi de prévenir la pauvreté future en mettant en place un rendez-vous aux assurés dont les estimations de retraite seraient inférieures au seuil de pauvreté.
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En 2023, l'association Linkee qui se fournit notamment grâce à des dons de grandes surfaces a distribué plus de 2,3 millions de repas à 70.000 étudiants en France, deux fois plus qu'en 2022. Son antenne bordelaise assure deux distributions hebdomadaires, en grande partie alimentaires, avec une jauge de 500 étudiants à chaque fois.
« Les demandes explosent, les distributions sont complètes. Pour l'instant, malheureusement, c'est plutôt parti pour durer », souligne Jeanne Estève, chargée de communication à Linkee-Entraide.
Pour bénéficier des colis alimentaires de 5 à 7 kg, aucune justification de ressources n'est demandée aux étudiants, qui doivent uniquement remplir un questionnaire de « vulnérabilité » et s'inscrire en ligne préalablement. « Tous les étudiants sont concernés », affirme Yanis Jaillet, secrétaire général de l'Union étudiante Bordeaux. « Les frais d'inscription ont été augmentés, les boursiers sont moins nombreux, les loyers et les repas du Crous ont augmenté », énumère-t-il. Selon le dernier rapport de l'Unef, le coût de la vie étudiante a, en effet, augmenté de 2,25% en 2024, soit 482,16 euros par an.
Environ « 79% des étudiants interrogés ne mangent pas à leur faim », souligne pour sa part la dernière étude sociologique réalisée par Linkee et remise au ministère de l'Enseignement supérieur. Après avoir payé les charges fixes, « trois étudiants sur quatre disposent de moins de 100 euros par mois, soit moins de 3,33 euros par jour, pour s'alimenter, se soigner, s'habiller, se cultiver, se divertir », précise le texte.
(Avec AFP)
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