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230.000 fonctionnaires seront augmentés de 6 centimes en novembre

latribune.fr

Publié le 18 octobre 2024 à 17:42 - Mis à jour le 19 octobre 2024 à 00:00

Le minimum de traitement des fonctionnaires est aujourd'hui inférieur de 6 centimes d'euro au futur montant du Smic.

Le minimum de traitement des fonctionnaires est aujourd'hui inférieur de 6 centimes d'euro au futur montant du Smic.

Reuters

Le Quotidien Numérique

16 juillet 2026

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Le salaire d'« environ 230.000 agents » publics sera très légèrement revalorisé au 1er novembre pour éviter que ces derniers ne soient rémunérés sous le Smic, a indiqué l'administration ce vendredi à l'AFP.

Près de 230.000 fonctionnaires seront très légèrement revalorisés au 1er novembre, a indiqué l'administration ce vendredi à l'AFP. Et pour cause : lors de son discours de politique générale début octobre, Michel Barnier a annoncé une hausse du Smic de 2% au 1er novembre, ce qui le portera à 1.801,8 euros bruts mensuels.

Or le minimum de traitement (salaire minimal) des fonctionnaires, fixé à 1.801,74 euros, est aujourd'hui inférieur de 6 centimes d'euro au futur montant du Smic. Les agents publics ne pouvant être payés sous le Smic, la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a donc indiqué jeudi soir aux syndicats qu'une « indemnité différentielle » (prime) de 6 centimes serait versée le 1er novembre.

Cette revalorisation concernera « environ 230.000 agents », sur les 5,7 millions que compte la fonction publique, a précisé la DGAFP à l'AFP. Elle constitue « l'application minimale des textes réglementaires », a constaté vendredi l'Unsa-fonction publique (4e syndicat de la fonction publique) sur son site, appelant à une hausse « immédiate » de la valeur du point d'indice, le mécanisme qui sert à calculer le salaire de base des fonctionnaires.

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Une augmentation « dérisoire », selon la CGT

Dans un communiqué de presse, la CGT Fonction publique a qualifié l'augmentation de « dérisoire » et estimé qu'elle ne pouvait « être reçue que comme une marque de mépris et de provocation par les personnels concernés ».

Alors que les syndicats réclament à l'unisson une augmentation générale des salaires, comme le gouvernement en avait consenti en 2022 (+3,5%) et 2023 (1,5%), la CGT juge que le versement d'une prime de 6 centimes « ne répond en rien à l'urgence salariale ».

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Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Deuxième syndicat de fonctionnaires, derrière la CGT, Force ouvrière assène dans un communiqué qu'il « fallait oser ». En choisissant de combler l'écart avec le Smic via une prime plutôt qu'une hausse du salaire de base, « le 1er patron du pays, l'Etat employeur », a procédé « de la pire des manières », cingle FO.

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Une « rupture » par rapport aux précédents gouvernements

« Comment peut-on parler ensuite d'attractivité de l'emploi public, de fidélisation des fonctionnaires ? », fait mine de s'interroger le syndicat, avant de conclure que « les fonctionnaires et agents publics valent mieux que 0,06 euro ».

Lors des précédentes revalorisations du Smic, le gouvernement avait privilégié une hausse du salaire de base des fonctionnaires plutôt que le versement d'une prime pour éviter que les agents publics soient payés en dessous du salaire minimum, assure auprès de l'AFP Pascal Kessler, président de la FA-FP (8e syndicat).

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« C'est une rupture avec les engagements pris par les précédents gouvernements », a regretté la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques Mylène Jacquot (3e syndicat) auprès du média spécialisé Acteurs publics.

(Avec AFP)

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