Baisse des contrats aidés : 200.000 seront financés en 2018

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L'annonce de la baisse des contrats aidés, qui dans le secteur non marchand concerne essentiellement le secteur hospitalier et l'éducation nationale, avait suscité cet été l'inquiétude des élus locaux.
L'annonce de la baisse des contrats aidés, qui dans le secteur non marchand concerne essentiellement le secteur hospitalier et l'éducation nationale, avait suscité cet été l'inquiétude des élus locaux. (Crédits : Reuters)
En annonçant la baisse des contrats aidés en 2017, cet été, le gouvernement avait suscité de fortes protestations dans les collectivités locales et les associations.

On pensait le sujet clos, le gouvernement le remet sur la table. Après l'annonce, il y a quelques semaines, de la baisse des contrats aidés, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a annoncé, jeudi, que 200.000 contrats de ce type seraient financés en 2018. Et ce, intégralement dans le secteur non marchand avec un taux moyen de prise en charge par les pouvoirs publics de 50%. Le dispositif, mis en place pour endiguer le chômage de masse, mais "jugé peu efficace" et "coûteux", avait financé 320.000 contrats aidés l'an dernier.

A l'issue d'une réunion sur la lutte contre la pauvreté, Muriel Pénicaud a ainsi expliqué :

"Avec 200.000 contrats aidés qui seront prévus dans le budget 2018, avec un taux de 50% de prise en charge par l'Etat, on peut arriver à un dispositif plus efficace qu'aujourd'hui. (...) Nous allons rénover le contrat aidé qui aujourd'hui, dans la quasi-totalité des cas (...) n'est qu'une expérience professionnelle précaire sans accompagnement et sans formation. (...) Les contrats aidés vont être ciblés sur les publics les plus en difficultés, être réservés aux secteurs non marchands (...) et ciblés sur les secteurs prioritaires." (urgence sanitaire et social, accueil des élèves handicapés à l'école, communes rurales et outre-mer)

> Lire aussi : Baisse des contrats aidés : cinq points pour comprendre la problématique

10.000 contrats de professionnalisation expérimentaux cette année

Les jeunes en insertion et les chômeurs de longue durée seront prioritaires pour ces contrats, qui seront ciblés sur deux secteurs :  l'urgence sanitaire et sociale - "où le volume des emplois aidés sera maintenu" et l'accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire, a annoncé Edouard Philippe lors de la rencontre à Matignon.

Le Premier ministre a ajouté que ces contrats aidés bénéficieront à l'outre-mer et aux communes rurales et comporteront "une exigence de formation", aujourd'hui "trop souvent insuffisante".

"Le Plan d'investissement dans les compétences sera mobilisé avec notamment des formations qualifiantes ou concernant les compétences de base. Tout contrat aidé comportera véritablement pendant sa durée, ou le cas échéant, à son issue un volet formation", a-t-il dit.

> Lire aussi : Baisse des emplois aidés : les repas chauds aux Restos du Cœur de Grenoble sont menacés

Le gouvernement se fixe aussi l'objectif de "10.000 contrats de professionnalisation expérimentaux dans l'année". Cette version assouplie du contrat de professionnalisation, ouverte aux personnes les plus éloignées de l'emploi, fait l'objet d'une expérimentation, prévue par la loi Travail, qui doit prendre fin le 31 décembre prochain.

La grogne des élus locaux

L'annonce de la baisse des contrats aidés, qui dans le secteur non marchand concerne essentiellement le secteur hospitalier et l'éducation nationale, avait suscité cet été l'inquiétude des élus locaux, notamment au moment de la rentrée scolaire.

Les élus ont notamment reproché une absence totale de concertation. Lors d'une rencontre avec l'Association des maires de France début septembre, le gouvernement s'est engagé à traiter "au cas par cas" les situations où la baisse du nombre d'emplois aidés poserait des problèmes.

Le chiffre annoncé ce jeudi n'est "pas une bonne nouvelle", a indiqué à Reuters Olivier Dussopt, président de l'association des petites villes de France (APVF).

"Pour autant, je note que le gouvernement a pris en compte un certain nombre de nos demandes, notamment sur les communes rurales et les secteurs du handicap."

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 22/09/2017 à 9:56 :
C'est le moment d'investir dans le secteur de l'alcool.
Réponse de le 22/09/2017 à 12:57 :
?? @ citoyen blasé
Vous voulez sous entendre ; que le système vise la précarité pour les femmes ?
..,Et que les femmes investissent dans l'alcool?
Je ne comprends pas votre commentaire.
Réponse de le 25/09/2017 à 13:54 :
Non ce que je veux dire c'est que les emplois aidés permettent à des gens qui veulent travailler de pouvoir non seulement le faire mais en plus, comme se sont bien souvent des gens fragiles socialement, tout le monde n'ayant pas eu la "chance" de naitre une cuillère en argent dans la bouche comme nos décideurs économiques et politiques, de s'intégrer en douceur.

En mettant ces gens à la porte c'est leur ouvrir une bière et leur donner en leur disant que maintenant il ne leur reste plus que ça, se détruire à l'alcool, réalité particulièrement forte en france.
Réponse de le 25/09/2017 à 18:22 :
Merci pour votre réponse. Je comprends.
Malheureusement il y a plus de personnes fragiles qu'on le pense et souvent ces personnes le cachent donc c'est difficile à le cerner.
Il faudrait du cas par cas, mais aucun gouvernement n'a fait cette action solidaire encore.
Réponse de le 27/09/2017 à 10:25 :
"Il faudrait du cas par cas, mais aucun gouvernement n'a fait cette action solidaire encore."

En effet mais notre système tel qu'il est fait, se reposant donc sur des réseaux de gens influents ne peut pas mettre en place ce type de régime, un pouvoir central économique et politique a besoin de vassaux, sans système pyramidale leur imposture s'effondrerait d'elle même.
a écrit le 22/09/2017 à 9:38 :
Pour les priorités c'est absolument faux ;
C'est pôle emploi et les employeurs qui décident et en général ils prennent le " profil" qui leur rapporte le plus de sous .
Par exemple prenez un cas : une femme avec des enfants au chômage, elle ne perçoit rien de pôle emploi et elle est inscrite depuis 4 ans , elle ne sera pas prioritaire par rapport à un autre chômeur qui sera indemnisé, ainsi pôle emploi fait des économies en favorisant les chômeurs indemnisés par rapport au non indeminisés en offrant des avantages aux employeurs pour les contrats sur 2 ans.
J'appelle le gouvernement a trouver une solution urgente pour les familles monoparentales qui sont victimes d'un long chômage et de mettre de l'ordre à pôle emploi au niveau des Directions.

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