Baisse des contrats aidés : 200.000 seront financés en 2018

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On pensait le sujet clos, le gouvernement le remet sur la table. Après l'annonce, il y a quelques semaines, de la baisse des contrats aidés, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a annoncé, jeudi, que 200.000 contrats de ce type seraient financés en 2018. Et ce, intégralement dans le secteur non marchand avec un taux moyen de prise en charge par les pouvoirs publics de 50%. Le dispositif, mis en place pour endiguer le chômage de masse, mais "jugé peu efficace" et "coûteux", avait financé 320.000 contrats aidés l'an dernier.
A l'issue d'une réunion sur la lutte contre la pauvreté, Muriel Pénicaud a ainsi expliqué :
Les jeunes en insertion et les chômeurs de longue durée seront prioritaires pour ces contrats, qui seront ciblés sur deux secteurs : l'urgence sanitaire et sociale - "où le volume des emplois aidés sera maintenu" et l'accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire, a annoncé Edouard Philippe lors de la rencontre à Matignon.
Le Premier ministre a ajouté que ces contrats aidés bénéficieront à l'outre-mer et aux communes rurales et comporteront "une exigence de formation", aujourd'hui "trop souvent insuffisante".
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Le gouvernement se fixe aussi l'objectif de "10.000 contrats de professionnalisation expérimentaux dans l'année". Cette version assouplie du contrat de professionnalisation, ouverte aux personnes les plus éloignées de l'emploi, fait l'objet d'une expérimentation, prévue par la loi Travail, qui doit prendre fin le 31 décembre prochain.
L'annonce de la baisse des contrats aidés, qui dans le secteur non marchand concerne essentiellement le secteur hospitalier et l'éducation nationale, avait suscité cet été l'inquiétude des élus locaux, notamment au moment de la rentrée scolaire.
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Les élus ont notamment reproché une absence totale de concertation. Lors d'une rencontre avec l'Association des maires de France début septembre, le gouvernement s'est engagé à traiter "au cas par cas" les situations où la baisse du nombre d'emplois aidés poserait des problèmes.
Le chiffre annoncé ce jeudi n'est "pas une bonne nouvelle", a indiqué à Reuters Olivier Dussopt, président de l'association des petites villes de France (APVF).
(avec agences)
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