Barnier effectue son premier déplacement au chevet de l'hôpital
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Sarah Meyssonnier
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Article mis en ligne le 07/09/2024 - 09:04 |
Mise à jour le 07/09/2024 - 18:50
Michel Barnier a choisi de marquer les esprits en effectuant son premier déplacement officiel dans un établissement de santé.
Serrant les mains de toutes les blouses blanches sur son chemin, Michel Barnier a effectué samedi son premier déplacement en tant que Premier ministre au Samu de Paris, « à l'écoute des soignants », assurant que même « sans faire de miracle » pour la santé « on peut faire des progrès ».
Accueilli par plusieurs élus de droite, l'ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkoy s'est rendu au siège du Service d'aide médicale urgente de Paris, logé à l'hôpital Necker, dans le XVe arrondissement, où il a visité la salle de régulation et participé à une table ronde avec le personnel.
Michel Barnier a salué notamment "le calme" et "le professionnalisme" des agents qui prennent les appels. "Ce sont des qualités utiles aussi quand on est Premier ministre", a souligné le chef du gouvernement car "la France est aussi en état d'urgence".
Sur la santé, une des "priorités" de son gouvernement, il a souhaité devant la presse "que des progrès rapides soient visibles dans les campagnes dans l'offre de soins (...) en même temps qu'on continuera à s'occuper de mieux faire fonctionner l'hôpital, avec les personnels".
Michel Barnier devrait davantage détailler ses orientations en la matière dans la déclaration de politique générale qu'il prononcera devant l'Assemblée, a-t-il dit, « début octobre ». La préparation du budget de la Sécurité sociale, dont le déficit se creuse, a pris du retard, alors que le secteur de la santé est en souffrance, entre un hôpital public sous-financé et une crise des urgences.
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Plusieurs chantiers visant à résorber la désertification médicale sont à l'arrêt, comme une réforme du métier d'infirmière ou l'expérimentation de l'accès direct aux médecins spécialistes.
Certes « il y a des économies à faire" dans le contexte d'un déficit public d'ampleur mais "on peut faire des progrès dans l'efficacité de la dépense publique. C'est ça que je cherche pour préserver le service public », a-t-il soutenu.
Sans dire s'il allait augmenter les impôts, ce à quoi s'est refusé le gouvernement précédent, Michel Barnier a promis de « mieux (gérer) l'argent public, l'argent des contribuables ».
Le directeur du Samu de Paris Frédéric Adnet a vu dans cette visite « un symbole fort », un message « rassurant ». Cette visite « n'est pas neutre », lui a répondu Michel Barnier, car elle signifie « l'attention personnelle » qu'il entend porter aux services publics.
Lors de son intervention sur TF1 vendredi, Barnier a mis en avant le « besoin immense » de services publics, citant notamment la santé et le logement. Face à sa situation précaire à Matignon, ne disposant pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il mise sur ses compétences en négociation et sa capacité d'écoute pour rassembler et gouverner efficacement.
Le Premier ministre a également évoqué son intention d'ouvrir le débat sur une possible amélioration de la réforme controversée des retraites, particulièrement pour « les personnes les plus fragiles ». Il a cependant précisé que cette démarche se ferait dans le respect du cadre budgétaire, déjà fortement contraint par l'ampleur du déficit public.
Cette visite intervient dans un contexte où la Fédération des Hôpitaux Publics Français (FHF) réclame une augmentation significative de 6% du budget alloué aux hôpitaux publics et privés pour 2025, soit une enveloppe supplémentaire de 6,3 milliards d'euros.
À l'issue de sa visite à l'hôpital Necker, Michel Barnier répondra aux questions de la presse, offrant ainsi un premier aperçu de sa vision et de ses priorités pour le système de santé français.
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(avec l'AFP)
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