Bretagne : les sinistrés des tempêtes Ciaran et Domingos auront droit à un « fonds exceptionnel »
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Dommages apres la tempete ciaran a perros-guirec, bretagne
BENOIT TESSIER
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Dommages apres la tempete ciaran a perros-guirec, bretagne
BENOIT TESSIER
La pluie continue de s'abattre sur le Pas-de-Calais - le département est d'ailleurs encore en vigilance orange pour crues ce jeudi. 181 communes ainsi que 24 du département voisin du Nord ont déjà été reconnues en état de catastrophe naturelle en raison des crues et des inondations. Un soulagement pour les sinistrés puisqu'il s'agit de la première étape vers l'indemnisation.
D'autres régions n'ont pas été épargnées par les intempéries, balayées début novembre par la tempête Ciaran puis par la tempête Domingos, à l'image de la Bretagne. Sauf que, pour les communes touchées, l'état de catastrophe naturelle n'a pas été reconnu. En termes d'assurance, « un cyclone c'est une catastrophe naturelle, une inondation c'est une catastrophe naturelle, une tempête ce n'est pas une catastrophe naturelle », a expliqué le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, ce jeudi 16 novembre sur France 2, reconnaissant en quelque sorte des trous dans la raquette.
Le ministre a annoncé qu' « à la demande du président de la République, nous travaillons en ce moment-même à la mise en place d'un fond d'urgence et de solidarité qui permettra d'accompagner de façon exceptionnelle ceux qui, en Bretagne, ont été touchés par les tempêtes Ciaran et Domingos ».
Le ministre n'a par ailleurs pas été très tendre envers les assureurs. « On ne peut pas être dans une situation, quand on a un tel niveau de détresse, qui consiste à appliquer les petites lignes en italique qui sont écrites en bas des contrats, on a besoin d'une forme de compassion et d'urgence pour l'accompagnement », a-t-il lancé. La fédération des assureurs français, France Assureurs, a chiffré lundi à 1,3 milliard d'euros le coût des deux tempêtes, pour plus de 500.000 sinistres.
Les attentes bretonnes sont grandes au sujet de cette aide. « Nous serons attentifs à l'annonce d'une indemnisation à la hauteur des dégâts qui sont considérables », a prévenu ce mercredi, dans un communiqué, la députée Nupes du Finistère, Mélanie Thomin. L'élue reproche à l'exécutif d'avoir « rompu sa promesse ». Car lors d'un déplacement en Bretagne début novembre, le président Emmanuel Macron avait assuré que l'état de catastrophe naturelle serait activé « partout où on pourra le faire ». Ce qui n'a pas été le cas au motif que les sinistres liés au vent n'entrent pas dans ce régime, contrairement aux inondations, rappelait déjà mardi Florence Lustman, la présidente de France Assureurs.
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Le cadre de l'indemnisation des calamités agricoles a changé cette année. Il prévoit que les agriculteurs ayant souscrit une assurance récolte soient mieux et plus rapidement indemnisés que les autres. Le but est d'inciter la profession à s'assurer alors que les experts s'attendent à une multiplication des sinistres avec le changement climatique.
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Marc Fesneau doit en tout cas se rendre en Bretagne ces jeudi et vendredi. Il sera d'autant plus attendu au tournant que les annonces de « fonds exceptionnels » se sont multipliées ces deux derniers jours. D'abord mardi, via le président, qui a promis une enveloppe de 50 millions d'euros destinée à « accompagner les communes les plus touchées » du Pas-de-Calais. Puis ce mercredi, par la voix du ministre de l'Agriculture. Le montant sera cette fois de 80 millions d'euros et concernera les agriculteurs sinistrés des Hauts-de-France mais aussi de Bretagne et de Normandie.
(Avec AFP)
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