Budget: Bruxelles a été trop indulgent avec la France (président de l'Eurogroupe)

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Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem s'en est pris vendredi au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à qui il reproche sa mansuétude à l'égard de la France dans une interview accordée au Figaro et à six autres quotidiens européens, dont le Süddeutsche Zeitung.
Le ministre néerlandais des Finances déplore que le président de la Commission ait justifié l'octroi de dérogations en matière de règles budgétaires "parce que c'est la France".
Jean-Claude Juncker avait expliqué cette semaine dans un entretien à la chaîne Public Sénat qu'il ne cessait de donner des dérogations à la France en matière budgétaire "parce que c'est la France" et "qu'on ne peut pas appliquer le pacte de stabilité de façon aveugle"
Pour rappel, le Pacte de stabilité fixe notamment pour règle de ramener et de contenir le déficit public sous le seuil de 3% du PIB. La Commission a décidé l'an dernier de ne pas ouvrir de procédure de déficit excessif contre la France, lui donnant plus de temps pour se mettre en conformité avec les règles communes.
Le président de l'Eurogroupe ajoute que les pays membres de la zone euro ont besoin d'un "arbitre objectif" qui fasse respecter les règles du Pacte de stabilité.
"Si la Commission ferme les yeux sur l'un, elle sera obligée de le faire pour d'autres et au bout du compte, c'est toute l'union monétaire qui sombre dans l'aveuglement", prévient Jeroen Dijsselbloem. Un système de "deux poids, deux mesures", auquel est notamment confrontée la Grèce.
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(Avec AFP)
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