Chômage, impôts, Brexit, Macron..., ce qu'a dit Hollande ce 14-Juillet

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Chômage, impôts, Loi El Khomri, dépenses publiques, Brexit, état d'urgence, Emmanuel Macron...., François Hollande a répondu ce jeudi aux questions de TF1 et de France2, lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, la dernière de son mandat.
Après avoir menacé Emmanuel Macron de l'évincer du gouvernement si ce dernier ne respectait les règles qui s'imposent à un ministre, François Hollande a confirmé les propos tenus il y a trois mois sur l'amélioration de la situation économique de la France.
Le gouvernement table sur une croissance supérieure à 1,6% en 2016 et de 1,7% en 2017, un niveau qui permettrait, pour le chef de l'Etat, d'enclencher une nouvelle baisse d'impôts.
La décision sera prise en septembre, a-t-il ajouté.
Car si elle s'améliore, la situation reste "fragile ", aux yeux du chef de l'Etat en raison dit-il de "l'incertitude" que fait peser le Brexit sur l'économie française.
Aussi, pour réduire l'incertitude liée aux futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, François Hollande demande-t-il à la nouvelle Première ministre britannique, Theresa May, de déposer au plus vite la notification de sortie du Royaume-Uni de l'UE.
Interrogé sur la baisse des dépenses publiques, François Hollande, a confirmé que les 50 milliards d'euros d'économies annoncées ne seront pas réalisées mais que "46 milliards seront faites sur 4.000 milliards de dépenses".
Le chef de l'Etat justifié cette inflexion par les attentats du 13 novembre, en rappelant son engagement "de mettre fin à la baisse des effectifs ans les armées, d'augmenter le budget des armées, d'augmenter les effectifs de police et de gendarmerie, de faire en sorte d'équiper nos forces". Il a également justifié la dépense de 1,5 milliard en faveur des agriculteurs "par l'une des plus graves agricoles que la France ait traversées.
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Si la menace terrorisme est toujours présente, François Hollande a confirmé la levée de l'Etat d'urgence le 26 juillet en raison de la mise en place d'un arsenal législatif qui "donne les moyens de lutter avec efficacité". Le plan Vigipirate sera maintenu à son niveau maximum, mais le dispositif de l'opération Sentinelle va être allégé en passant de 10.000 soldats pendant l'Euro à 7.000 après le Tour de France.
Interrogé sur la loi Travail, François Hollande a déclaré qu'elle était "conforme à [ses] valeurs" en tant "qu'homme de gauche", et qu'il "s'inscrivait dans la démarche" du Front populaire et de sa loi sur les conventions collectives.
Il y a 80 ans, le gouvernement du Front Populaire instituait les conventions collectives de branche, qui primaient sur les contrats de travail de toutes les entreprises d'un secteur économique. En défendant son projet, François Hollande a par ailleurs exclu tout retrait du texte, qui revient mercredi à l'Assemblée, et ajouté que les nombreux décrets d'applications seraient pris "immédiatement".
Il a cependant admis qu'"il y avait peut-être eu une mauvaise présentation initiale" du projet. "Quand je vais terminer mon mandat, je préfère pouvoir dire que sur une sujet essentiel, le travail, et un sujet majeur, l'emploi, j'ai fait avancer la vie de mon pays, plutôt que de simplement satisfaire la passivité et l'immobilisme", a-t-il lancé. "Pour ne pas être impopulaire, mieux vaut ne rien faire? Telle n'est pas ma conception de l'action", a-t-il conclu.
Pour relancer l'Europe, François Hollande propose une nouvelle impulsion. « L'essentiel est la protection des Européens (...). Je vais demander à nos partenaires de dégager un budget des dépenses supplémentaires sur ces questions de sécurité. L'Allemagne vient de décider de s'engager davantage pour la défense y compris pour des opérations extérieures. Deuxième initiative, sur l'investissement et l'emploi, nous devons doubler les investissements au cours des 5 prochaines années. Troisième initiative, nous devons avoir un gouvernement de la zone euro, avec un budget de la zone euro pour avoir la capacité de faire des investissements".
Alors qu'il ne dévoilera pas ses intentions pour 2017 avant la fin de l'année, François Hollande a répondu à la question de David Pujadas, lui demandant "quels seraient, selon lui, pour le futur candidat de la gauche social-démocrate, les axes de campagne, d'un dessin pour la France"
"Je dois protéger la maison France, la maison France, elle est fragile, elle peut se séparer", a-t-il poursuivi.
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"L'enjeu de 2017, c'est un enjeu beaucoup plus important que celui de 2012. En 2012, il fallait que le pays se redresse pour redistribuer. En 2017, il va falloir que le pays tienne debout, se lève et puisse parler au monde parce que ce qui est en cause dans le monde, ce qui nous menace, c'est une atteinte à la démocratie".
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