Comment retrouver confiance dans l'économie ?

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 C'est en voyant loin qu'on change la perception du présent, qu'on gagne la confiance. Sur le plan psychologique, il est très important que les Français se disent 'ça peut repartir' car la confiance ramènera la consommation et l'investissement , déclarait le chef de l'Etat en mai 2013.
" C'est en voyant loin qu'on change la perception du présent, qu'on gagne la confiance. Sur le plan psychologique, il est très important que les Français se disent 'ça peut repartir' car la confiance ramènera la consommation et l'investissement ", déclarait le chef de l'Etat en mai 2013. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
La confiance serait le chaînon manquant de la reprise. Comment la restaurer ?

"Aie confiance", susurrait le serpent Kaa à l'oreille de Mowgli dans la version Disney du Livre de la jungle, le chef d'œuvre de Rudyard Kipling. François Hollande et les membres de de son gouvernement aimeraient tellement avoir le même pouvoir hypnotique sur les chefs d'entreprises.

"C'est en voyant loin qu'on change la perception du présent, qu'on gagne la confiance. Notre pays est capable d'innover, d'inventer, de trouver des ressources qu'il n'imagine pas. Sur le plan psychologique, il est très important que les Français se disent 'ça peut repartir' car la confiance ramènera la consommation et l'investissement", avait déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse organisée en mai 2013.

Certes, le climat des affaires mesuré par l'Insee remonte. Mais il faut bien admettre que ce regain de confiance ne se traduit pas une envolée de la croissance. L'Insee ne vise plus qu'une augmentation de 1,3% du PIB cette année.

Une surenchère anxiogène

"La confiance reste le chaînon manquant de la reprise. Tant que les chefs d'entreprises n'auront pas véritablement foi en l'avenir, ils préfèreront conserver une attitude attentiste, en retardant leurs investissements et les embauches", explique Pierre Pelouzet, le médiateur national des entreprises lors d'une conférence de presse organisée par l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF). Les déclarations des candidats aux primaires de droite et de gauche sont-elles de nature à rassurer les chefs d'entreprises ? Rien n'est moins sûr. Nombreuses sont les personnalités qui multiplient les appels à la "véritable" réforme, notamment dans le domaine fiscal. Cette surenchère permanente ne pourrait-elle pas être anxiogène ?

Loin des débats en cours, Pierre Pelouzet insiste sur le rôle de la médiation. "La vocation de ce dispositif est justement de restaurer ce climat de confiance entre tous les acteurs de l'économie, publics et privés", poursuit Pierre Pelouzet en vantant l'utilité de la charte des Relations fournisseurs responsables et du label Relations fournisseurs responsables.

"Plus forte que la peur, la confiance réciproque entre partenaires leur permet de partager de l'information, d'exploiter leurs compétences complémentaires pour réduire les coûts de transaction, de générer des profits supérieurs, de mieux servir les clients, de développer des solutions créatives pour répondre à leurs besoins, de s'adapter rapidement aux changements du marché et d'être plus flexibles", avance l'économiste  Nirmalya Kumar*.

Les retards de paiement reculent un peu

La peur du gendarme, symbolisé par le durcissement des sanctions contre les retards de paiement, est-il efficace ? "La loi ne peut pas tout régler. Il faut remettre de l'humain dans les relations inter-entreprises si l'on veut aboutir à des résultats. Les résultats de la médiation témoignent des avantages du dialogue. Après une séance de 'purge' au cours de laquelle les parties soldent parfois avec violence leurs différends, les échanges sont très constructifs. La nécessité d'organiser une nouvelle médiation est rarissime", observe-t-il. De fait, pour la première fois depuis 2008 et l'entrée en vigueur d'une réglementation des délais de paiement par la Loi de modernisation de l'économie, les retards de paiement reculent. Actuellement, ils ne s'élèvent plus "qu'à" 12,7 jours contre 13, 7 jours au quatrième trimestre, ce qui situe la France au niveau de la  moyenne européenne. "C'est encourageant. Je rappelle qu'un jour de retard dans le paiement d'une facture représente un trou d'un milliard pour la trésorerie des entreprises", précise Pierre Pelouzet. Pour mémoire, les retards de paiement expliqueraient 25% des sinistres d'entreprises, soit 15.000 défaillances chaque année.

L'imagination au pouvoir

Les retards de paiement ne sont pas les seuls éléments qui sapent la confiance des chefs d'entreprises. En 2010, le rapport annuel de la médiation alors dirigée par Jean-Claude Volot recensait 36 types d'entorses à la loi. Citons les ruptures abusives de contrat, le pillage de la propriété intellectuelle et pas seulement par les grands groupes, la modification brutale et unilatérale du cahier des charges, les filouteries de certains cabinets de conseil qui trompent les entreprises en leur vendant un accès sécurisé au crédit impôt recherche (CIR)... Depuis cette date, cet inventaire s'est enrichi avec le racket au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) ou le quick saving qui consiste, pour le donneur d'ordre, à demander une avance à son fournisseur dès la signature du contrat entre les deux parties.

Sans confiance, pas de vision

Un retour durable de la confiance n'aurait pas seulement des effets positifs sur l'emploi. Couplé à un véritable choc de simplification qui allégerait leurs tâches administratives, il permettrait également aux chefs d'entreprises de réfléchir et d'élaborer une vision stratégique de leur entreprise et du secteur auquel elle appartient. "Parce qu'il sont bousculés dans leurs quotidien par la gestion des urgences, rares sont les entrepreneurs qui ont réfléchi à la question. Leurs ambitions dépassent rarement le moyen terme. Dans ce contexte, un retour de la confiance ne peut leur être que profitable", constate Isabelle Saladin, qui dirige le cabinet I&S Adviser.

Romain Eyherabide, consultant spécialiste des sujets digitaux chez Kienbaum est sur la même longueur d'ondes. "S'il se sent en confiance, s'il peut compter sur une stabilité de son environnement fiscal, réglementaire et social, le chef d'entreprise peut définitivement présider à la destinée de son entreprise et réfléchir aux moyens à déployer pour assurer sa transformation, notamment dans le domaine digital et le numérique."

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*Nirmalya Kumar, The power of trust in manufacturer-retailer relationships. Harvard Business Review, November/December 1996, 92-106.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 15:32 :
tout faut
de l'education national voir le dernier rapport.
a l'industrie seul pouvoyeur de richesses d'une nation sans matières premieres
le l'emploi a la distribution des places proteger aux amis
en plus de 4ans le bilan est un desastre
il ne fait que de se gosser devant les medias
de parader mais qui peut avoir confiance
meme son ministre des finances a fraude pour touche des sommes
qu(il doit rembourser
dans un autre pays sa demission aurais eu lieu
a écrit le 08/10/2016 à 14:56 :
Ouai en gros d'après le gros c'est de notre faute si l'économie va mal! Il nous aura TOUT fait....
a écrit le 08/10/2016 à 12:52 :
Un lapsus : Au lieu de dépendances il faut lire DESCENDANCES.
a écrit le 08/10/2016 à 12:49 :
Notre Président socialiste avec tous les millions d'Euros distribués tous les jours depuis des mois et des mois n'a même pas pu redresser la France. Il a fait exploser le déficit de la France. Les jeunes qui ne connaissaient pas le socialisme doivent se souvenir de ce gouvernement et surtout en parler plus tard à leur dépendances.
a écrit le 08/10/2016 à 12:29 :
Comment retrouver confiance dans l'économie ? En évitant d'en faire un casino car, en plus, ce sont les joueurs qui en sont les actionnaires! Et les "lobbies" (corrupteurs) vont bon train!
a écrit le 07/10/2016 à 23:20 :
Qu'il démissionne avec son gouvernement de bras cassés et cela redonnerait tout de suite de la confiance aux français.
Réponse de le 08/10/2016 à 9:48 :
juste pour gagner 5 mois
a écrit le 07/10/2016 à 18:59 :
toutes les études le montrent,la plus part de nos chiffres économiques sont plutot bons.alors pourquoi ce péssismisme a tort des français?peut etre ont ils plus besoin d'etre encadrés ,protégés,chouchoutés par le gouvernement.les nouvelles régions devraient apporter une première réponse économique avant que les métropoles ne complètent la dynamique
Réponse de le 08/10/2016 à 9:21 :
Elle est là l'erreur des politiciens technocrates ! Se gargariser des "bons chiffres" des statistiques de l'INSEE. Alors que la seule chose qui importe à un citoyen, ce sont les chiffres des son compte en banque. La dette de l'état n'est pas notre préoccupation quotidienne, car des personnes qui s'estiment compétentes se son présentées aux élections pour s'occuper de cela. Jamais je n'est entendu un américain avec qui j'ai parlé être satisfait ou déçus par les statistiques économiques de son pays : nous payons des fonctionnaires comptables pour s'occuper des ces questions... Le milieu politique est totalement hors contexte. Quand il établi une nouvelle la loi travail pour favoriser la mobilité professionnelle, sait-il que cela coûte en moyenne en province entre 15000 et 35000 euros de frais de notaire, sans parler des frais d'agence et de déménagement ? L'état s'est-il inquiété de la disparité insoutenable des écarts de taxes d'habitation d'une ville à une autre, d'une rue à une autres ? La première fracture sociale est dans cette disparité des impôts entre les Français, qui fait que changer de ville est presque aussi traumatisant que changer de pays...
a écrit le 07/10/2016 à 18:18 :
C'est vrai ayez confiance.
Il faut effectivement beaucoup de confiance pour écouter des consultants.
Pour mon histoire tout consultant auxquel ontfait confiance finit invariablement en catastrophe.
Il est vrai qu'un patron n'est là que pour présider à la transformation digitale de son entreprise.
Ok pour un peu d'IT mais quelle confiance voulez vous que j'accorde à ce monsieur qui me sert juste la dernière soupe à la mode?
Reüprennez vos source. La confiance ne se décréte pas et c'est justement en mettant médiateurs et consultant en avant que l'on détruit la confiance car ces gens vont la bouche pleine de panacée qui lorsque vous arrivez sur le terrain finissent toujours en catastrophe.
L'économie à besoin de R&D et de capital pour faire croitre la productivité. Là vous aurez une chance d'avoir une reprise si l'économie francaise sort les deux.
Mais bon il est plus facile de dire qu'il faut avoir confiance.
a écrit le 07/10/2016 à 17:45 :
Le chainon manquant c'est l'absence de retour sur investissement. Celui qui trime pour obtenir un bac +5 voir plus 8 n'obtient qu'un salaire inférieur de 30% de ce qu'il pouvait espérer il y a 20 ans voir un RSA. Celui qui trime toute la semaine, travaille 9 mois de l'année pour l'état. Tant que la société française reste axée sur la solidarité au lieu de la cupidité ,le moteur économique tournera au ralenti.
a écrit le 07/10/2016 à 17:14 :
"Il faut remettre de l'humain dans les relations inter-entreprises" : il faut surtout mettre de l'humain dans l'administration du pays. Car aujourd'hui, le pays est géré par des équations mathématiques qui n'ont qu'une faible coïncidence avec la réalité. De plus, les nouvelles loi concernant les banques sont très anxiogènes : elle préparent la faillite de certaines d'entre elles au détriment des déposants "bon père de famille". Ces lois montrent que les états eux-même n'ont pas confiance en l'avenir. L'état de guerre permanent ne rassure pas non plus quand on voit l'OTAN qui chatouille la Russie et laisse entrevoir une possible troisième guerre mondiale.
a écrit le 07/10/2016 à 16:57 :
la parole est l ombre de l action..... le risque pointe depuis GRECE ? ITALIE ? voir ALLEMAGNE ?
a écrit le 07/10/2016 à 16:52 :
Simple, en virant ce miteux de Hollande et ses socialistes catastrophiques.
a écrit le 07/10/2016 à 15:54 :
Sans pouvoir d'achat pas de confiance.
a écrit le 07/10/2016 à 14:05 :
Hollande est très critiqué mais il a fait un assez bon travail de redressement des comptes, d'augmentation des marges des entreprises etc. Quand on est critiqué à ce point alors que la faute en revient principalement à son prédécesseur qui tente de revenir avec encore des manipulations politiques et qui n'est pas à la hauteur, il est évident que ce n'est pas facile pour Hollande. C'est donc plutôt dans l'absence de qualité des opposants que se situe le problème. Si on n'avait pas Sarkozy, le Pen, Mélenchon et la CGT, il y aurait déjà un meilleur climat et de meilleures propositions donc des avancées plus rapides rendues possibles.
Réponse de le 07/10/2016 à 15:39 :
Bla ! bla bla et bla bala. Les mots ne riment pas avec la réalité d'une catastrophe économique ressentie .
Réponse de le 07/10/2016 à 17:33 :
@Gontrand
"La réalité d'une catastrophe économique ressentie". Et de un, le ressenti peut être déconnecté du réel, et de deux le mot "catastrophe" discrédite votre propos. Il est difficile de s'adapter aux réalités nouvelles de ce début de XXIème siècle, certes, mais peut-être devriez-vous sortir un peu pour voir ce qui se passe ailleurs.
Réponse de le 09/10/2016 à 9:39 :
Le pêché originel de Hollande, c'est en 2012, pour mobiliser son camp, d'avoir dit "j'ai un seul ennemi : la finance" traduit à sa prise de pouvoir, par une chape de plomb fiscal dont le summum a été l'histoire de la taxe à 75 % qui a fait d'énormes ravages en France et surtout a l'extérieur. C'est la que la confiance entre lui, son équipe et une partie des Francais s'est effondrée (cf la pente des sondages). La seule porte de sortie maintenant pour un espoir de redressement de la confiance, c'est son depart et l'arrivée d'une nouvelle équipe beaucoup plus ouverte au fonctionnement de l'économie !
a écrit le 07/10/2016 à 13:28 :
haha
c'est pas monsieur petites blagues pour rien! il a le sens de l'humour!!!!
avec son gvt ayrault montebourg hamon, ils ont chie sur tout le monde, decourage toute initiative et tout investissement, fait l'apologie du nivellement par le bas, vote des textes a effet retroactif........ et il veut de la confiance!!!!
celle la elle est bonne !!!!!!!!!!
pour le reste, evidemment que le fruits ne viennent pas tout de suite! en economie, ca s'appelle path of dependency! le desinvestissemnt, ca se fait dans le temps, a cause des contraintes passees!
le changement de president en 2017 ne changera d'ailleurs rien vu que les gens ne sont pas idiots et attendent 2022 pour la nouvelle volee d'insultes!
a écrit le 07/10/2016 à 13:02 :
Il faudrait surtout avoir des politiciens crédible
Pas des clowns menteur et des types qui dépensent le double à l insu de leur plein gre
a écrit le 07/10/2016 à 12:43 :
Avoir confiance dans cette equipe, c'est comme vouloir grimper l'Everest sans equipement.
Juste impot...sible.
a écrit le 07/10/2016 à 12:36 :
On dirait un catéchisme pour enfants de choeur. Si la confiance semble disparue, ne serait-ce pas du fait de ce qu'on appelle la déstructuration de nos sociétés ? A sans cesse arguer que c'est légal ou que c'est le business, de quelle confiance parle-t-on ?
de la défiance vraisemblablement !
Réponse de le 07/10/2016 à 13:34 :
Le catéchisme pour enfants de coeur, ce sont les émissions du style "Secrets d'histoire" et autres "Des racines et des ailes" qui bercent les Français de la grandeur passée et les empêchent de voir plus loin que le bout de leurs frontières. Ce sont les papiers haineux de Zemmour et les articles du Figaro, meilleurs conservateurs que de la saumure. Les Français sont sclérosés par ses idioties nombrilistes et passéistes. A quand des émissions à 20:30 sur les entreprises qui innovent, sur les Français qui se battent (et y parviennent!) pour exporter, sur tous ces Français lambda qui réussissent formidablement à l'étranger et sont nos meilleurs ambassadeurs? A quand des articles de LT sur la réussite des French techs? Si défiance il doit y avoir, c'est devant tous ceux qui vont promettre des solutions les plus ringardes les unes que les autres - on en a eu un aperçu hier soir sur France 2.
a écrit le 07/10/2016 à 12:25 :
la France est un pays de défiance parce-que les Français sont frileux et grincheux. et peureux ? cf. le propos lumineux de Chris O'Brien en juin dernier à propos d'une controverse sur la French Tech lancée par Jon Evans : http://objectifnews.latribune.fr/innovation/start-up/2016-06-09/-entrepreneurs-francais-ne-pretez-pas-attention-a-ce-que-le-monde-pense-de-vous.html).
parce-qu'ils sont sous-informés et désinformés.
alors que les Français sont très doués (cf. les classements en R&D ou économie numérique, par ex.). et que l'on constate qu'il y a pas mal de poudre aux yeux chez nos partenaires.
pas facile d'être confiants aussi avec le foutoir qu'il y a autour de nous depuis 2008 (et avant).
a écrit le 07/10/2016 à 12:12 :
avant chaque e election l economie est bloque, car tous experent d autre loies economique qui les avantagerais ; est c est ainsi qu a force d attendre l ecconomie se bloque, les anciens capitaines d industrie produiser et stoque , aujourdhui on travaille a flue tendue; gerer pars des ordinateurs qui on mi l economie parterre ;; car les pays en voie de developement nous ont pris les marchees , si hollande attend la reprisse avant les elections il reve???
a écrit le 07/10/2016 à 12:05 :
Les entreprises peuvent dire merci à l'équipe en place d'avoir réussi une politique de l'offre, quitte à s'aliéner la gauche de sa gauche, complètement ringardisée. Elles n'ont jamais autant investi depuis 2011, prevue d'une vraie confiance, étonnante compte tenu du climat délétère entretenu par tous ceux qui pensent que la gauche est illégitime au pouvoir. La confiance est un état d'esprit qui obéit à la psychologie, et d'autant plus quand on parle de confiance de groupe ("la confiance des consommateurs", "la confiance des entrepreneurs"). Cette dernière est alimentée (dirigée peut-être?) par les nouvelles. Et il faut reconnaître un talent sans pareil à la presse française pour entretenir les mauvaises nouvelles, et enterrer les bonnes. Alors chapeau aux entreprises qui ne se laissent pas berner!
Réponse de le 07/10/2016 à 16:29 :
Les chiffres donnés par le cabinet Henderson Global Investors font état de + 9 % d’augmentation sur les dividendes versés en France entre 2009 et 2014. Ce qui faisait entrer la France dans le trio mondial en la matière. Mais il fallait "restaurer" les marges. Heureusement Hollande est arrivé : CICE, crédit recherche, baisses de charges "ciblées" et autres balivernes. Résultat : les dividendes du CAC 40 ont connu eux 58 % d’augmentation (35,3 milliards d’€ en 2009 contre 56 milliards en 2014). La on est devenu champions du monde. On a confirmé cette année : +11%. 1èe place, avec 40 milliards de dollars distribués (35,35 milliards d'euros) rien qu'au 2ème trimestre (rapport HGI).

Pendant ce temps-là, le salaire a diminué en euros constants en 2013 de 0,3 % par rapport à 2012, après 2011 et 2012 (– 0,4 %).

Quant à l'investissement, il est reparti sur les chapeaux de roue : MOINS 0,4% au second trimestre contre +1,3% au premier.

On dit "merci qui" les patrons ? Merci les socialistes : vous pouvez leur faire confiance, ils vous aideront toujours à vous tirer avec la caisse…
Réponse de le 07/10/2016 à 17:49 :
@Referendum

On ne peut pas laisser dire n'importe quoi: http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=15&date=20160825
L'investissement des entreprises repart fortement à la hausse.
D'accord sur le CICE, mal ciblé, mais de grâce ne vous focalisez pas sur le CAC40, vous êtes victime d'un tropisme typiquement français. Les salariés réclameront (et obtiendront) leur part des bénéfices de leur travail, cela s'observe déjà dans certains secteurs. Il est facile de tout retourner d'un revers de manche et de parler de "balivernes" quand on n' a rien d'autre à proposer.
Réponse de le 09/10/2016 à 8:24 :
Les salariés réclameront et obtiendront leurs parts de bénéfice de leur travail ...
Ou travailles tu ?

Le monde a changé Noux et tes propos sont obsolètes .
Aujourd'hui ( et si tu travailles ) seule la CGT réclame ce droit mais les entreprises ne fonctionnent plus avec leurs salariés qui sont des valeurs ajustable mais avec les banques , leurs actionnaires et l'état en vue d'avoir des commandes .

Le salarié doit travaillé plus et pour moins chère et si il veut plus , on en prend un autre sur les 6 millions de chômeurs qui sera encore moins bien payé ...
Réclamer ses droits au XXI eme siècle est utopique et relève de la non compréhension du monde du travail .

Seuls les fonctionnaires peuvent se le permettre mais c'est avec l'argent du contribuable pas avec l'argent des actionnaires !!!
a écrit le 07/10/2016 à 11:55 :
L'article contient une erreur de sens et de logique, la confiance n'a rien à faire avec l'économie mais bien les politiques, autrement dit les gens ne croient plus que les politiques sont des gens à qui l'on peut faire confiance, mais des clowns des comiques qui ne pensent qu'à s'enrichir en prélevant des taxes et des impôts pour leur clientèle, et en assommant le citoyen, toujours en dépensant ce qu'ils n'ont pas avec l'argent des autres c'est tellement commode.
Réponse de le 07/10/2016 à 12:12 :
j'ai le sentiment que tu es au moins tout aussi doué que les politiques pour entretenir la grande défiance qui règne dans ce pays.
arrête d'être un boulet.
a écrit le 07/10/2016 à 11:53 :
Pas de mystère ! en faisant tout le contraire, des erreurs incroyables depuis 40 ans , comment n'a t-on pas couler plus vite .
a écrit le 07/10/2016 à 11:40 :
trop d'inégalités,il faut plus de redistribution,la piste du revenu minimum universel est la meilleure.le financement est facile:taxation des énergies fossiles et hausse drastique de la TVA.tout le monde sera gagnant!
Réponse de le 07/10/2016 à 13:32 :
n'oubliez pas aussi de partager la prise de risque et les journees a rallonge.......... oui parce que vous allez vite voir que vous allez tres vite manquer d'idiots pour remplir les caisses en sacrifiant leur vie
( au cas ou vous n'avez pas vu le cycle est plus que bien emmanche!! ;-))))) )
quitte a rien gagner, autant n'avoir aucune competence a mettre en oeuvre, autant ne prendre aucun risque, et autant travailler tres peu ( pour pas dire moins!)
bonne chance a vous, ca va pas etre facile pour vous!!!
Réponse de le 07/10/2016 à 14:49 :
@Elu PS .....
titre : Comment retrouver confiance dans l'économie ?
Votre solution : "trop d'inégalités,il faut plus de redistribution,la piste du revenu minimum universel est la meilleure.le financement est facile:taxation des énergies fossiles"
Autant dire au entrepreneurs qui triment sans compter pour pas grand chose au début d'aller trimer dans d'autres pays ou l'effort et récompenser à sa juste valeur. Votre solution est celle des anciens soviets; Cela conduit au totalitarisme ( par la spoliation des richesses) et à l'appauvrissement général de tout le monde (y compris des plus pauvres que vous pensez aider). Bon courage dans votre monde. J'imagine que vous êtes fonctionnaire et bien au chaud dans votre poste....
a écrit le 07/10/2016 à 11:40 :
Pour retrouver un minimum de confiance, il faudrait traiter les chefs d'entreprises, et les
47 % de français redevables de l'IR autrement. L'impôt est confiscatoire dans notre pays
l'administration omniprésente entrave par des règlements complexes le développement
des affaires. Les règles fiscales changent sans arrêt en fonction de la couleur politique etc
L'épargne est la plus taxée parmi les pays développés , nous n'avons pas de fonds de pension qui pourraient pourtant financer le fameux made in France. Cette liste qui empêche
d'investir n'est hélas pas exhaustive.

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