Quelles sont les incertitudes qui pèsent sur la croissance ?

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Selon Bercy, des chocs positifs et négatifs pourraient avoir des effets sur la croissance tricolore et notamment sur l'emploi.
Selon Bercy, des chocs positifs et négatifs pourraient avoir des effets sur la croissance tricolore et notamment sur l'emploi. (Crédits : © XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters)
Le ministère de l'Economie et des Finances anticipe une progression de 1,5% du PIB en 2016 et en 2017. Dans le rapport économique et financier annexé au projet de loi de finances 2017, Bercy présente une série d'aléas qui pourraient affaiblir ou renforcer l'activité.

Les prévisions de croissance du ministère de l'Economie et des Finances pour l'exercice 2017 ont été largement commentées. A raison. Si le PIB ne progresse pas de 1,5% en 2016 et en 2017, ou ne tutoie pas cet objectif, les engagements communautaires de la France en matière de réduction de déficit public seront difficilement tenus.

A Bercy, on affiche une certaine confiance et on balaie les doutes émis par un grand nombre d'économistes. Néanmoins, la prévision n'étant pas une science exacte, le ministère prévoit une série d'aléas qui pourrait dans le meilleur des cas relever le niveau de la croissance et, dans le pire des scénario, l'abaisser.

Bercy évoque deux chocs positifs

Dans le rapport économique et financier (REF) annexé au projet de loi de finances 2017 dévoilé mardi, Bercy présente ces aléas. Quels sont-ils ?

Bercy envisage deux chocs positifs sur l'économie française. Si la demande mondiale de biens adressée à la France augmente de 1% au début de l'année 2017, le PIB progresserait de 0,2% point supplémentaire l'année prochaine et l'année suivante et de de 0,25 point en 2019. L'emploi en profiterait également. Les créations de postes sont estimées à 9.000, 27.000 et 40.000 en 2017, 2018 et 2019.

Si le taux de change de l'euro contre toutes les monnaies se replie de 10%, ce sont des augmentations de 0,6, 1 et 1,2 point de PIB que Bercy anticipe entre 2017 et 2019. Les effets sur l'emploi seraient encore plus importants que si la demande mondiale adressée à la France augmentait de 1%. Selon le REF, dans cette hypothèse, toutes choses égales par ailleurs, l'économie française créerait 30.000 emplois en 2017, 85.000 emplois en 2018 et 149.000 emplois en 2019.

Hausse des cours du brut et remontée des taux d'intérêts

Bercy évoque également deux chocs négatifs et en mesure les effets potentiels. Si le prix du baril de brut augmente de 20 dollars au début de l'année prochaine, le PIB serait affecté négativement de 0,1 point à la fin de l'année, de 0,2 point en 2018 et de 0,2 en 2019. Sur l'emploi, les effets néfastes seraient les suivants : 3.000 destructions de postes en 2017, 28.000 en 2018 et 62.000 en 2019.

Et si les taux d'intérêt à court terme devaient augmenter de 100 points pendant deux ans ? Le PIB reculerait de 0,2 point en 2017, 0,3 point en 2018 et 0,1 point en 2019. Les suppressions d'emplois sont estimées à 10.000 en 2017, 36.000 en 2018 et 45.000 en 2019.

Certains pourront s'étonner de l'absence d'estimation chiffrée des conséquences du Brexit. Le REF explique que "l'ampleur des effets du referendum reste incertaine".

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Commentaires
a écrit le 05/10/2016 à 22:40 :
On y est !
Classement des pays par niveau d’Indices PMI®
Composites de l’Activité Globale (septembre)
Irlande 54.8 Plus bas de 39 mois
Espagne 54.1 Plus bas de 2 mois
Allemagne 52.8 (flash : 52.7) Plus bas de 16 mois
France 52.7 (flash :53.3) Plus haut de 15 mois
Italie 51.1 Plus bas de 4 mois
La France est le seul pays, parmi les quatre
principales économies de la zone de la monnaie
unique, à signaler une accélération de la hausse de
son activité globale en septembre. Le taux de
croissance français atteint en effet un pic de 15
mois et affiche ainsi un niveau proche du taux
d’expansion allemand, celui-ci se repliant à son
plus bas niveau depuis 16 mois sur la même
période.
Encore un petit effort, juste quelques mois......
Et ceci malgré les grèves qui ont couté très cher à notre croissance et évidement les attentats, les dépenses supplémentaires qu'ils ont engendré et la fuite des touristes.
Réponse de le 06/10/2016 à 20:06 :
Insee:
"Nous avions sous-estimé l’effet des grèves du printemps [contre la loi travail], qui ne sont pas restées cantonnées aux raffineries mais ont aussi affecté la chimie et les transports"
Merci aux bolcheviks NF (logistique, transports aériens, maritimes et ferroviaires) qui ont encore tué la croissance.
a écrit le 05/10/2016 à 20:57 :
La baisse du pouvoir d'achat des ménages.

Sinon de quelle croissance parle t'on svp ? Parce que nous les vrais gens on aimerait bien la voir pour une fois, merci.

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