Commerce mondial : la France peut-elle regagner des parts de marché ?

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La part de marché de la France est en chute libre
La part de marché de la France est en chute libre (Crédits : COE-Rexecode)
Une étude, publiée ce mercredi par le Conseil d'analyse économique (CAE), formule un certain nombre de recommandations. Mais leur mise en œuvre nécessiterait une réforme globale du fonctionnement de l'économie française.

Le commerce extérieur tricolore se porte mal. Depuis 2003, la balance commerciale est dans le rouge. Chaque mois, les Douanes enregistrent un nouveau déficit, dont l'ampleur dépend principalement des ventes d'Airbus et de satellites.

L'exécutif reste-t-il inactif ? Ce procès serait injuste. Au cours des derniers quinquennats, les dispositifs publics de soutien, les crédits d'impôts, les injonctions aux réseaux consulaires pour soutenir les PME à l'export se sont multipliés. Mais sans grand succès.

Remis en juin 2013 à Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur, le rapport Bentejac-Despont pour la Modernisation de l'action publique ne concluait-il pas à «l'illisibilité» du dispositif d'appui à l'internationalisation de l'économie française ?

Une illisibilité, voire une opacité qui, selon un sondage réalisé en février 2013 par l'IFOP pour les opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI), conduisaient 8 entreprises sur 10 à se lancer seules à l'export.

Réformer tous azimuts

Pour permettre à l'économie française de regagner des parts de marchés, une note du Conseil d'analyse économique (CAE) formule une série de recommandations.

L'ampleur de la tâche est immense. Comme le précise les auteurs de cette note, Bas Maria , Fontagné Lionel, Martin Philippe, Mayer Thierry c'est une stratégie tous azimuts qu'il conviendrait de déployer pour permettre aux entreprises françaises de (re)conquérir de nouveaux marchés.

Ils recommandent dans un premier temps de redresser la compétitivité prix du made in France. " Le débat a tendance à se focaliser sur les coûts directs du travail dans les secteurs exportateurs, alors qu'une décomposition de la valeur ajoutée des exportations montre que seulement 23 % de la valeur des exportations sont imputables au coût du travail du secteur exportateur directement concerné ", précisent-ils, expliquant que le coût du travail des autres branches utilisées en consommations intermédiaires domestiques représente 21 % de la valeur des exportations. Quant aux 56 % restants, ils proviennent des consommations intermédiaires, parmi lesquels les produits importés (25 % de la valeur des exportations).

Réduire le prix des services

" Ces chiffres sont une invitation à s'intéresser aux importations comme moyen d'optimiser les chaînes de valeur, à augmenter sans à-coups le prix de l'électricité qui pèse lourdement sur certaines exportations et, enfin, à maîtriser les prix des services qui ont fortement augmenté depuis dix ans par rapport à l'Allemagne du fait du coût du travail, mais aussi du niveau encore élevé des obstacles à la concurrence dans les secteurs de services ", poursuivent les auteurs.

Selon, eux, c'est " l'ensemble de l'économie française " qui participe à la construction de la compétitivité-prix. Ainsi, améliorer le fonctionnement du marché du logement, par exemple, contribue à la compétitivité " dans la mesure où la hausse des loyers et de l'immobilier pèse sur le budget des ménages et conduit à terme à des hausses de salaires ", explique le CAE. " On peut étendre le raisonnement à tous les services du secteur abrité, y compris les administrations publiques : toute l'économie française est concernée par la question de la compétitivité prix, pas seulement les entreprises exportatrices qui sont en première ligne ", poursuit l'étude.

La question du coût du travail

Le coût du travail est également dans le collimateur des auteurs. Pour améliorer l'efficacité du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), dont l'objectif est de stimuler l'emploi et d'améliorer la compétitivité des entreprises, l'étude recommande d'évaluer l'impact du CICE sur la dynamique des salaires. Si une plus forte croissance des salaires relativement élevés est constatée après la mise en place du CICE, elle suggère de concentrer les allègements de charges sociales sur les bas salaires, « une proportion importante de la valeur des exportations est constituée de services incorporés, dont une part de services peu qualifiés ».

Protéger la propriété intellectuelle pour redresser la compétitivité hors prix

La compétitivité hors prix n'est pas oubliée par le CAE. Pour la redresser, le think tank plaide pour une amélioration de la formation professionnelle pour soutenir la montée en gamme du made in France. Il préconise également de « faire de la défense de la propriété intellectuelle une priorité dans les négociations internationales ».

" Cependant, la productivité n'est pas seulement affaire de design et d'innovation. Des travaux récents suggèrent qu'une part importante (entre un quart et un tiers) des différences de productivité entre les entreprises et les pays est simplement
due à la qualité de la gestion des entreprises ", précise la note, rappelant que la France se situerait au 7ème rang des pays de l'OCDE en termes de qualité moyenne de la gestion de ses entreprises. Mais, comme souvent, c'est la comparaison avec ses principaux concurrents qui est défavorable.

" Par rapport à des pays comme l'Allemagne ou les États-Unis, elle est cependant caractérisée par une plus forte proportion de petites entreprises avec une qualité de gestion plus faible en moyenne et donc aussi une productivité plus faible ", poursuivent ses auteurs.

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a écrit le 27/05/2015 à 21:08 :
graphique nul comme souvent dans la tribune: titre du haut tronqué, pas valeurs en abscisse.
a écrit le 27/05/2015 à 20:18 :
Pour la question des prix des logements, on produit une étude qui montre que 70% des français souhaiteraient accéder à un second logement. Vu le niveau des prix et de la construction, pourquoi l’Etat organise-t-il une pénurie ? On entend parler d’une libération du foncier… on conduit une politique pour éliminer les gens de la vie active et pour réduire le développement ? Et l’export sur la période 1960-1980 est en % d’augmentation à 1590 en France contre 995 aux USA, 1589 en Allemagne, 938 au RU, 2036 en Italie, 1064 au Canada, 3117 au Japon. Sur la période 1980-2014, les USA font 620, la France recule à 403 et passe sous l’Allemagne à 683, le RU étant à 360… L’export français est en relatif déclin. Mais sur la période 1990-2014, les USA font 312, les Allemands 259, le RU 174, l’Italie 210, le Canada 272, le Japon 138 et la France 169. L’export français avance moins vite que nos voisins, mis à part la crise japonaise. La France qui augmente autant que l’Allemagne entre 60 et 80 fait depuis beaucoup moins. Pour la politique de l’offre, la production de biens et marchandises serait stagnante et les importations en augmentation. Ainsi l’Etat stimule une demande qui relance l’import, donc l’emploi en Allemagne et les entreprises françaises ne suivent pas. Ce qui se constate dans l’investissement nul ou l’export négatif. Ne devrait-on opérer une révision systémique afin d’une réelle performance en croissance et en emplois ? A quand les médailles pour pertes, bêtises et lenteur ?
a écrit le 27/05/2015 à 18:44 :
Comme toujours on montre du doigts l effet negatif sur la croissance de la surevaluation du patrimoine immobilier mais quand proposera t on une idee pour degonfler son prix et lui rendre sa vitesse de circulation optimale dans le circuit economique?
Faut dire ce patrimoine est gele entre les mains des banques et des retraites. 2 forces electorales qu aucun gouvernement francais n osera affronter... La France bloque jusqu a 2017, quelle infamie !
a écrit le 27/05/2015 à 18:22 :
Ce sont les émergeant qui gagnent des parts de marché contre tout le monde, même contre l'Allemagne !
Réponse de le 27/05/2015 à 19:47 :
Tout a fait d’accord, on continue à brûler du combustible depuis 1965. A travers l’obsolescence programmée des objets/services, c’est aussi l’humain que l’on cible, la revolution laborale condamne de nombreux métiers sur l’autel du “progrès” et invertit la tendance consumériste puisque: energies fossilles (pic de Hubert) et richesses disponibles redistribuées se tarissent. A sa suite, l’entropie continue son oeuvre “occidentalo-réductrice”.

Le modèle américain s’est répandu dans le monde comme un virus qui a autant modifié nos comportements que notre manière de songer/penser notre existence. On se ré-invente des mythes ou les héros antiques sont travestis en stars du show business ou bien sportifs dopés à l’argent/drogue… ils sont les modèles référents que l’on se doit d’aduler, les archétypes de la réussite pour la jeunesse, et explicitement de parfaits ambassadeurs pour les marques.

Les medias, et à travers eux les entreprises, ont parfaitement réussis à nous endoctriner et faire de nous, avec plus ou moins d’efficacité, de parfaits consommateurs pétris d’actes inconscients. Le propre de l’inconscience c’est de porter l’irresponsabilité au pinacle des valeurs dissolues: le tout tout de suite se comprend comme l’impossibilité de devoir ressentir la frustration du manque… de ne ne pas voir dans l’autre son propre reflet, ce qui fait du “moi” un “nous” socialement intégré.

L’individualisme dans l’hédonisme c’est la dissolution de l’etre dans la masse tout en se croyant different des autres. On est jamais plus aveugle à sois meme que soumis aux emotions préfabriquées et impulsées par le systeme tout en étant dissolus dans la masse. L'Europe en tant que grande puissance est carrément bel et bien finie, les pays doivent s'adapter à cette réalité désormais.
a écrit le 27/05/2015 à 17:33 :
Vous parlez parts de marché, c’est l’industrie qui est moins développée que chez nos voisins ? Au sujet de la croissance, l’export est bien une composante, comme l’investissement nul depuis 2 ans ? La contribution du commerce est négative depuis plusieurs années. Depuis 1950, les échanges mondiaux ont considérablement augmenté. On trouve dans les données publiées des crises parfois mondiales qui font diminuer les exportations. Rarement une baisse a duré plus de 2 années dans un quelconque pays. Par exemple nous avons eu 3 ans de baisse entre 81 et 83. En 2009 il a baissé dans tous les grands pays. Depuis certains sont toujours à leur record d’export, comme l’Allemagne, les USA, le Canada, le Mexique ou l’Espagne. Le RU a un record en 2013. L’Australie et le Japon en 2011, sont en baisse depuis 3 ans. La France et l’Italie ont leur record en 2008 et le niveau d’exportations est plus bas… en 2012, l’export européen recule, la croissance est faible par rapport aux usa comme l’augmentation de population, n’avons-nous pas un problème systémique ? De portage ou de nombre de fonctionnaires d’export ? Pourquoi l’Etat ne fait-il pas plus d’efforts dans le relance ? Pourquoi ne pas faire une pancarte jettison the system ? La France qui a formé des kmers n’est-elle pas bien gouvernée que sous des généraux alors que comme à Rome les Gracques proposent de fausses solutions aux pains et aux jeux de l’économie quand il faut libérer les esclaves pour en faire des consommateurs, l’Etat ne fait-il pas dysfonctionner l’économie ce qui nous produit un chômage important et un gel des salaires ? Pour la politique de l’offre les baisses d’impôts et de dépenses, faudra-t-il un Sylla ou bien un du Guesclin pour enrayer le déclin ? Si la baisse de la monnaie peut relance l’export, le 28 déc 07 le yen est à 163 pour 714 d’export, le 30 Janvier 15 il est à 144 pour 684 d’export… et entre temps il est passé par le 30 déc 11 à 104 pour 823 d’export. Le lien entre la monnaie et l’export n’est-il pas aléatoire ? L’Etat ne fait pas la France, il l’étouffe, ne fait-on pas dans la croissance VEAU depuis 90, le commerce français progresse moins que les autres, on parle d’une Belle Endormie, y a-t-il une pomme pourrie et un petit prince ou un petit corse dans le maquis qui sent le thym ? L’Etat ne relance pas, mais il peut comme sous les templiers avec un trône de fer spolier la population ou bien perdre la tête comme sous Louis 16 ? Par exemple entre début 2009 et fin 2014, l’euro passe de 1,17 à 1,24 en en 6 ans, l’export français augmente de 463 à 583… on peut avoir une hausse de la monnaie et des exports… La bonne finance permet de financer une augmentation importante des échanges, comme des assurances. Tout le monde n’est pas officier tombé dans les rizières de l’Indochine et nous ne sommes pas au 18 BRUMAIRE qui fait un empereur social, voilà une oxymort, pourquoi ne pas faire sauter un fronton vermoulu et un suffixe pondéreux ?
Réponse de le 27/05/2015 à 17:58 :
@ grafitix : Merci pour ton discours, quel magnifique somnifère ! après plusieurs jours d'insomnie je bâille déjà…. merci. :-)
a écrit le 27/05/2015 à 16:41 :
"Commerce mondial : la France peut-elle regagner des parts de marché ?"
Sans aucun doute. Une situation catastrophique ne se redresse pas en quelques mois, mais le pays est sur la bonne voie.
Le déficit de la balance commercial diminue chaque année et les efforts qui sont réalisés en France et à l'export vont finir par payer. Tous les contrats exports qui sont signés cette année auront principalement des répercussions sur l'économie en 2016-2017-2018. Lorsque le France livrera et encaissera réellement les chèques. Les nouveaux centres de recherches et les nouvelles usines ou agrandissements d'usines vont monter graduellement en puissance. L'économie c'est du long ou moyen terme, pas du court terme. C'est souvent des choix à court terme qui ont cassé l'investissement et l'économie en France. Toutes les mesures prises pour l'investissement, la recherche, l'accompagnement des jeunes entreprises, le travail en équipe à l'export, l'amorçage des réformes sur la législation du travail, etc. vont finir par payer.
Le chemin est encore long et il y a encore du boulot.
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La France est toujours le 5ème exportateur mondial, après Chine, Etats-Unis, Allemagne, Japon, mais nous importons trop, et surtout, les nombres de nos PME-ETI exportatrices n’est pas suffisant.
Tous les pays qui nous devancent ont des populations bien plus élevées que la notre.
Le Japon nous devance de peu alors que l’Allemagne exporte plus du double que nous.
Les parts de marché françaises dans les exportations de la zone euro se sont stabilisées en 2014, alors qu’elles chutaient depuis 2002. (OCDE)
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Donc, situation presque logique, pas si désastreuse que cela, la France est très loin d’être coulée.
Les mesures prises vont dans le bons sens, maintenant, il faut amplifier le phénomène pour rattraper les 2 décennies d'errances qui nous auront couté trop cher.
Ne jamais plus baisser la garde, puisque les erreurs et errance se payent toujours, un jour ou l’autre.
Réponse de le 27/05/2015 à 17:53 :
D'après votre discours (avez-vous déjà pensé à faire de la politique?) je crains que la situation en France est encore pire que l'on imagine. Vous parlez en "loin d'être coulée"…. or quand on parle en "couler" c'est que la chose est déjà dans l'air.
Réponse de le 28/05/2015 à 7:15 :
@La réalité
La réalité est qu'en mai 2014, un trop plein de trolls-french-bashing, y compris des éditorialistes, économistes et techno-trolls, nous expliquaient que la France était cramée et que nous allions finir comme la Grèce.
Un an après, mince, ça sent la reprise ici, et les championnes, Allemagne et Angleterre, semblent entrevoir leur avenir plus gris qu'elles ne nous l'avaient vanté et rabâché.
A combien peut-on estimer la perte de croissance annuelle liée au bashing? -0,1 ou -0,2%, ou encore plus?
a écrit le 27/05/2015 à 15:59 :
Les Français sont souvent pleins de talents mais la France est foutue car elle est dirigée par la gauche "morale" depuis la mort de Pompidou et ce n'est pas prêt de se terminer. J'entends par gauche "morale", le parti de l'assistanat, de la jalousie et de la médiocrité.
a écrit le 27/05/2015 à 14:37 :
Bien sur que la France va reprendre des parts de marchés dans le monde. En dépit de nos experts en déclinologie, ce pays s'est toujours relevé depuis des siècles grâce a une excellence dans de nombreux domaines. Pour avoir travaillé a l'étranger, j'ai pu constater combien les français sont bien formés, efficaces et appréciés. Enfin, il existe depuis deux ans une vraie dynamique entrepreneuriale dans ce pays.
a écrit le 27/05/2015 à 13:48 :
France Stratégie oublie le principal obstacle à l'arrêt du déclin industriel et économique de la France ;
Pour inverser les désordres économiques de la France, il faut commencer, EN PREALABLE, par dissoudre toutes les pléthoriques structures parapubliques inutiles et ruineuses nationales, régionales, départementales, agglomérationales, métropolationales ...
- fermer dissoudre toutes les pléthoriques agences blas blas banquets occupées illégalement par des fêtards invétérés parfaitement inutiles et ruineux,
- fermer dissoudre toutes les CCI impotentes squattées par de très piètres comédiens,
- fermer dissoudre tous les faux centres bisons peuplés de faux experts autoproclamés.
a écrit le 27/05/2015 à 13:28 :
Le déclin de la France est acquis, acté et surement programmé. Les dirigeants sont placés et le pays est en vente par petit bout. Alors pour répondre à votre question "La France ... regagner ... " c'est clairement NON ! La France ne peu absolument pas s'adapter au nouveau monde, il exige de l'entrepreneuriat, des décisions rapides, de la liberté, avec des fonctionnaires et le Smic comme fondations inutile de se raconter des histoires ! Il ne reste que les métiers high tech qui ne créent que très peu de job. EN EFFET il y fait bon vivre mais que les Français se rassurent il existe des tas d'autres endroits ou il fait bon vivre et ou on peu aussi réussir sans se faire plumer !
Réponse de le 27/05/2015 à 17:17 :
@opinion-bashing
"Le déclin de la France est acquis", certainement pas.
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Avril - mai 2015, « ACCORD SUR L’EMPLOI »
Les réformes qu’aurait du faire la droite durant les 2 derniers quinquennats:
Le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, a été adopté en première lecture.
Le projet de loi sur l’emploi est adopté.
La réforme des licenciements économiques est adoptée.
……………….
Le président du comité TPE-PME-ETI du MEDEF, Etienne Bernard, 11 janvier:
« C’est un accord susceptible de changer la donne. Il va participer notamment à effacer la crainte d’embaucher. Les accords de maintien dans l’emploi qui ont permis à mes collègues allemands de passer la dernière crise sont sécurisés. Le recours au chômage partiel sera simplifié. Enfin le plus révolutionnaire de l’accord se trouve dans l’article 20 sur les plans de sauvegarde de l’emploi et les licenciements économiques. Ce sont des dispositions que nous appelons de nos vœux depuis des années. Nous devions faire face à une gestion extrêmement complexe de ces licenciements avec des complications et des incertitudes considérables sur les entreprises. Aujourd’hui, un chef d’entreprise pourra lancer des projets et embaucher sans se dire si ça tourne mal, je vais mettre l’entreprise au tapis »
« Il concerne toutes les entreprises. Les trois éléments que je vous ai donnés concernent pleinement les PME. Un délai de recours sur les licenciements qui passe de 5 ans à un an, cela parle à tout le monde. C’est l’un des éléments fort de déjudiciarisation présents dans l’accord qui peuvent faire reculer la peur de l’embauche dans les TPE-PME, avec l’introduction de mécanismes qui facilitent la conciliation, introduisent des barèmes de dommages et intérêts à cette étape et réduisent l’incertitude juridique. J’ajouterais enfin le fait de pouvoir mettre dans les critères de licenciements la notion de compétence professionnelle. C’est très important pour les petites entreprises qui n’ont pas énormément de monde à licencier. Il peut arriver que le dernier arrivé ait une compétence vitale pour le développement ou le repositionnement de l’entreprise. Que l’employeur puisse choisir les salariés qu’il garde est très novateur. Dans cet accord, il n’y a guère que les dispositions sur la mobilité interne qui concernent plutôt les grandes entreprises qui sont multi-sites. »
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Quand la droite (quelquefois ma droite) va t'elle se mettre à bosser et arrêter les postures stériles?
La réalité est, que ce gouvernement doit faire, en un seul quinquennat, la politique qui n'a pas été réalisée durant les 2 quinquennats précédents. Et ceci avec un énorme trou laissé dans la caisse en 2012, plus de 650 milliards d'euros supplémentaires sur 1 seul quinquennat. Ce gouvernement a donc démarré avec un lourd handicap (passif) qui lui impose de rembourser des dizaines de milliards supplémentaires chaque année.
Tous ces milliards pour rembourser la dette manquent pour la relance.
La France renait déjà de ses cendres. Possible que cette double crise aura réveillé la France à temps et lui aura été salutaire.
a écrit le 27/05/2015 à 13:24 :
Mais c'est tout en valeur relative !!! Il faut voir les montants en valeur absolue !!! La différence, ce sont surtout les émergents....
a écrit le 27/05/2015 à 12:26 :
Et donc, l'ISF n'est pas un frein à la constitution d'entreprises moyennes... Lol! Passé 35 emlois, les dirigeants réfléchissent à la revente vers un grand groupe. Mais, non, pas de pb...
a écrit le 27/05/2015 à 12:24 :
Merci pour cet article.
Très difficile à synthétiser dans un article, mais j'apprécie particulièrement d'y avoir joint un graphique qui permet de constater le déclin long mais certain de la France sur le commerce mondial.
C'est toujours sur une tendance longue qu'on peut faire une analyse précise. Vos arguments sont bien plus percutants du coup.
a écrit le 27/05/2015 à 11:51 :
L'article est totalement subjectif car il ne parle pas de quelles parties de marché il s'agit. Perso, je ne vois pas comment la France peut "regagner" (ce qui suppose qu'elle a perdu ce qu'elle avait) des parts de marché dans le commerce mondial, notamment en Europe.

Avec la Russie, un immense marché d'avenir, la France d'Hollande a tout piétiné en se faisant l'ennemie No. 1 de Poutine et après ce grand fiasco qui a été l'affaire Mistral. Avec les pays de l'Est ? avec l'Ukraine en total faillite ? avec la Grèce ? moins sûr.

Avec quel pays du Proche--Orient si la politique otaniste de notre pays est devenu après Sarkozy celle de la guerre et pas de la diplomatie ? parts de marché en Iran ? est-ce que les USA vont-ils le permettre ?

Avec l'Amérique latine, un marché qui se consolide comme étant anti-américain (et par conséquent anti-vassaux des américains) et pro-BRICS (l'Argentine vient de faire une demande et le Mexique intensifie des négociations avec le Mercosul), la France fait toujours figure d'ancien pays colonisateur et reste dans quelques marchés culturels, c'est tout.

En Afrique, la France doit faire face à une concurrence de plus en plus accrue des Chinois et des US, donc, ce n'est pas sur les marchés de ce continent qu'on va s'imposer.

Un article totalement subjectif car il ne signale pas les marchés qu'on veut "regagner". Ma note est 4.
a écrit le 27/05/2015 à 11:34 :
Une excellente analyse de la valeur qui met en cause bien plus (encore) les trappes à productivité qui, toutes celles citées, sont des rentes : immobilier, administrations publiques, services privés sous parapluie public.
En cessant de fustiger le niveau des coûts directs du travail, on valorisera l'industrie, qui est au top de la productivité mondiale.
Alors, bientôt une Macron II ?
Réponse de le 27/05/2015 à 13:33 :
"on valorisera l'industrie, qui est au top de la productivité mondiale."

En tout cas au dernier Hanovre Messe, grand rendez vous mondial de l'industrie qui a lieu tout les 2 ans, les exposants Français se compter sur les doigts de la (peut être 2) main.

Désole, mais a part aéronautique et peut être la chimie fine (cosmétique) il n'a plus d'industrie Française.
Réponse de le 27/05/2015 à 14:49 :
@Industrie
Je vous suis parfaitement sur la perte de performance à l'export, malheureusement.
Mon intervention vise à relativiser la question coût du travail, puisque la compétitivité horaire française est bonne (productivité élevée). L'auteur nous invite à examiner d'autres facteurs, qui pèsent défavorablement et que je vois surtout comme des rentes.
L'industrie n'est certes pas une rente!
a écrit le 27/05/2015 à 11:27 :
la deuxieme phrase du titre dit clairement pourquoi la france ne va rien regagner du tout..
j'irai(s) meme plus loin en disant que le premier truc a changer chez les francais, c'est leur mentalite!
et vu la jeunesse actuelle, c'est pas rendu ! ( c'est d'autant moins rendu qu'on leur met en tete que tout effort est inutile, et que l'ecole n'est pas la pour leur apprendre a lire, mais pour la culture et la rigolade)
Réponse de le 27/05/2015 à 11:45 :
Il n'y a pas que la jeunesse qui soit en cause. Les vieux qui nous gouvernent, frileux comme pas deux, aussi. Ils sont plus préoccupés par leurs jetons de présence, leur petit pouvoir, que par le challenge de l'entreprise. L'administration française, qui fabrique de la norme à tire-larigot, est également plus préoccupée par sortir des décrets d'interdiction ou d'obligation, que de libérer les énergies. Dès que quelque chose dépasse, il faut le couper. On ne peut pas être les champions des codes, des lois, des normes et en même temps, imprimer aux Français une mentalité de winners. Un fait parmi d'autres : en France, aujourd'hui, on veut faire ralentir les gens à 80 km/h voire à 30 en ville (ce qui ralentit ipso facto l'économie). Pendant ce temps-là, en Allemagne, la vitesse sur autoroute est no limit. Résultat, l'Allemagne est la championne mondiale du secteur automobile !

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