Huit entreprises sur dix se débrouillent seules à l'export

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C'est le principal enseignement d'un sondage réalisé par l'IFOP pour les opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI). Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, dévoile ce jeudi les chiffres 2012. Le déficit commercial a atteint 67,4 milliards d'euros. Il s'élevait à 74,2 milliards en 2011. Record en cours.

C'est une petite consolation pour Nicole Bricq. Ce jeudi, la ministre du Commerce extérieur ne devrait pas annoncer un nouveau déficit record de la balance commerciale. Celui-ci s'est élevé à 67,4 milliards, assez loin des 74,2 milliards observés en 2011. Un montant record après quasiment neuf années de hausses successives. Le dernier excédent commercial date de 2002. Il s'était élevé à 3,5 milliards d'euros.

Pour réussir son pari d'équilibrer la balance commerciale des produits manufacturés à la fin du quinquennat, la ministre peut toujours se pencher sur le sujet du soutien public à l'export. Un soutien que les entreprises ne plébiscitent pas vraiment. Selon un sondage réalisé par l'IFOP pour les opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI), seuls 39% des dirigeants d'entreprises considèrent le système comme efficace, un tiers seulement le juge clair, compréhensible et adapté au contexte économique actuel. Ils sont 42% à le juger mal articulé entre opérateurs publics et privés.

Un exportateur sur deux est un primo-exportateur

Résultat, 78% des chefs d'entreprise se chargent eux même de la commercialisation de leurs produits à l'exportation. «La construction d'un système français qui a mobilisé des moyens publics importants par tous les gouvernements successifs n'a pas répondu à l'attente des entreprises, note l'OSCI qui constate leparadoxe suivant: plus l'entreprise a de l'ancienneté à l'export et plus sa taille augmente, plus elle recourt à des prestations d'appui. «Ce sont donc les entreprises les plus expérimentées et les plus performantes à l'export qui font le plus appel aux dispositifs de soutien, par opposition aux primo-exportateurs et exportateurs irréguliers», explique l'OSCI.

Pour mémoire, la moitié des 95.000 exportateurs sont des primo-exportateurs...

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Commentaires
a écrit le 07/02/2013 à 18:38 :
J'ai egalement une tres longue experience de la vie a l'etranger et je pense qu'il est difficile de caricaturer des organismes comme Ubifrance en pretendant qu'ils sont nuls. Cela depend de l'interlocuteur sur place. En revanche, c'est vrai qu'ils restent dans un contexte tres franco-francais puisqu'ils sont des fonctionnaires en poste pour quelques annees et non pas des entrepreneurs-exportateurs avec 20 ans d'experience sur le terrain.
Je crois que notre ministre est dynamique et qu'elle fait de son mieux mais elle ne comprend pas les preoccupations du terrain. Elle ne parle pas un mot d'anglais non plus. Sans comprendre les problemes dans le detail, chaque initiative est un coup d'epe dans l'eau. Il y a une enorme difference entre etre de bonne volonte et faire les bons choix. Nous avons besoin de dirigeants competents.
a écrit le 07/02/2013 à 16:51 :
Cette étude OSCI confirme une autre que nous avions menée auprès de PME pour appréhender leur approche et développement export; les services publics n'étaient, majoritairement, pas dans le "réseau" que ces entreprises utilisaient préférentiellement.
a écrit le 07/02/2013 à 11:48 :
Parce que le système étatique mis en place ignore ce qu'est une PME française. or ce sont les PME qui forment les gros bataillons de l'export et ont le plus besoin d'accompagnement.
Parce que ce même système n'est pas évalué et propose uniquement des "solutions standards" alors que la plupart du temps il faudrait du sur mesure...
Robert Haehnel lespmeexportent.
a écrit le 07/02/2013 à 10:51 :
Bon, si c'est 8 entreprises sur 10 et je dirais que les 8 font 98 % du business export; ai-je raison? En autres mots, est-ce que les 20 % des entreprises qui solicitent de l'aide arrivent vraiment à exporter; dommage que mes doutes ne soient pas chiffrés (ou invalidés par les chiffres)
a écrit le 07/02/2013 à 10:46 :
Et ils y laissent des plumes dans 80% des cas , mais les prestataires de services a l'export sont chère, et certains laissent a désirés!!! il manque un label de qualité: Les conseillés Économiques de nos représentation extérieur sont sous-dimentionnés et les CCI cher, et folklorique!!!
a écrit le 07/02/2013 à 10:46 :
Et ils y laissent des plumes dans 80% des cas , mais les prestataires de services a l'export sont chère, et certains laissent a désirés!!! il manque un label de qualité: Les conseillés Économiques de nos représentation extérieur sont sous-dimentionnés et les CCI cher, et folklorique!!!
a écrit le 07/02/2013 à 10:26 :
Après 30 ans de vie autour de la planète et plus particulièrement en Asie Pacifique il semble prouvé que Ambassades, ME, Ubifrance, CCE, CCI n'ont d'yeux que pour les majors qui n'ont pas besoin d'eux tous pour faire leur business.
Incompétence, obscurantisme, ignorance et gestion administrative de leur temps sont leur point commun. Aide toi toi même est le seul conseil utile pour les candidats à l'export. Il faut trouver un oiseau rare, local natif connaissant les réseaux et l'intéresser aux résultats vigoureusement. Pour le gouvernement qui cherche à faire des économies une réduction dramatique des effectifs étatiques permettra de trouver des milliards qui ne servent à rien.
Réponse de le 07/02/2013 à 11:23 :
Appreciation tres juste, valable egalement en Amerique nord et sud, Moyen-Orient. C'est un constat accablant.
CCE depuis +10ans.....
Réponse de le 07/02/2013 à 11:30 :
J'ajoute que les representants prives locaux sont peu ecoutes: lors d'une visite recente, notre Ministre du Commerce Exterieur n'a pas souhaite rencontrer les CCE; son agenda lui a neanmoins permis de s'entretenir avec les responsables locaux du PS. C'est dire l'interet porte au sujet.
a écrit le 07/02/2013 à 9:23 :
Bonjour,

CQFD.....Libérez les chef d'entreprise et vous aurez des emplois. Seuls les fonctionnaires ont besoin de plus de fonctionnaires pour déléguer à l'infini l'inefficacité généralisée...
a écrit le 07/02/2013 à 8:20 :
Et combien de fonctionnaires qui tourne en rond en criant "exportation!" "exportation!".
a écrit le 07/02/2013 à 2:44 :
Le vrai problème, c'est que ces satanés patrons exportateurs ne veulent pas jouer le jeu. Ils sont autonomes. Quelle insulte pour notre collectivisme radieux. Espérons que Mme Bricq prendra les mesures qui s'imposent pour que cesse cet état de fait délétère. Puisque l'impôt est obligatoire, les services publiques qu'ils paient devraient l'être également. ;-)
a écrit le 07/02/2013 à 0:01 :
Comme 50% des exportateurs j'ai commencé seul. Mais j'ai rapidement connu les services d'Ubifrance et des missions économiques. Pour une fois je le répète, on a de la chance en France d'avoir ces dispositifs qui sont réellement efficaces (et je pense que ce soient les seuls administrations ou organismes d'état). Bien entendu tout dépend du chef de la ME à qui vous avez affaire. C'est comme votre banquier qu'importe l'agence, l'homme compte. Je n'encouragerais jamais assez les petits patrons désirant exporter à utiliser les dispositifs en place. Pour une fois que quelque chose fonctionne et bien en France.
a écrit le 06/02/2013 à 23:33 :
C'est normal tant que la France ne comprendra pas que pour exporter il faut mettre en place dans les ambassades des personnels locaux ou régionaux qui eux connaissent bien les entreprises et administration locales. Nos braves chargés de dévelopement économique made in France, n'ont aucune idée du contexte local et surtout se ferment des portes fautes d'affinités avec les locaux. En plus, en prenant des locaux avec une prime aux résultats alors là vous avez des gens hyper motivés ... C'est que les Belges ont compris depuis longtemps ...
Réponse de le 07/02/2013 à 4:56 :
Visiblement vous n'avez pas connu les bons exemples et vos assertions sont largement infondees. J'ai bourlingue sur la planete pendant plus de 30 ans et dans des contextes souvent tres difficiles et ai toujours pu apprecier le support des gens en place, leur connaissance du milieu local et leur bonne intelligence avec ses representants. Tout n'est pas parfait partout mais nous n'avons rien a envier aux belges, absolument rien, ni a beaucoup d'autres d'ailleurs. En revanche j'ai aussi vu passer nombre de delegations de CCI ou d'elus de tous bords et la, j'ai plus d'une fois eu honte de mes compatriotes et de leur comportement.
Réponse de le 07/02/2013 à 6:46 :
J'ai rencontre des chefs de service economiques d'Ambassades francaises qui etaient dans le pays depuis plusieurs annees et qui ne parlaient pas la langue locale ni ne connaissaient la culture locale. En plus etant une PME, ces "Messieurs" s'interessent uniquement aux Grands Groupes, des carrieristes inutiles. Les conseillers eux sont plus performants, souvent ce sont des locaux, mais leurs "chefs" les brident.
Réponse de le 07/02/2013 à 6:46 :
J'ai rencontre des chefs de service economiques d'Ambassades francaises qui etaient dans le pays depuis plusieurs annees et qui ne parlaient pas la langue locale ni ne connaissaient la culture locale. En plus etant une PME, ces "Messieurs" s'interessent uniquement aux Grands Groupes, des carrieristes inutiles. Les conseillers eux sont plus performants, souvent ce sont des locaux, mais leurs "chefs" les brident.
a écrit le 06/02/2013 à 23:03 :
Et qui pourrait nous aider ? Quand vous contactez les bureaux économiques des ambassades ils vous proposent de payer pendant 1 an un VSNE qui ne sait rien faire. L'état nous aide à exporter comme Pôle emploi aide les chômeurs à retrouver un travail...
a écrit le 06/02/2013 à 21:59 :
et quand on voit le niveau en commerce intl dans les boites, on se dit que ceci explique cela...
a écrit le 06/02/2013 à 21:56 :
on a pas besoin des fonctionnaires pour exporté . on remplier les papiers pour l export a la place des douane donc tous les fonctionnaires qui doivent en théorie vous aide genre chambre de commerce ........ne servent a rien comme certain de nos ministres .
a écrit le 06/02/2013 à 20:50 :
Bon, j'espère qu'aucun d'entre eux n'attendaient le soutien des consulats et ambassades de France à l'étranger, bien qu'il existe des "postes d'expansion économique", car ils auraient été fort déçus :-)
Réponse de le 06/02/2013 à 22:14 :
Et des doublons avec des organismes regionaux comme Bretagne International et Erai, les Chambres de commerce francaises a l'etranger ... Bref La France a reussi au moins a exporter son mille feuilles administratif a l'etranger !!! Et encore je ne parle pas de la Direccte ... Un vrai patchwork decousu.
Réponse de le 07/02/2013 à 2:06 :
@Open Bar: j'ai une longue expérience de vie à l'étanger et je sais que le personnel des consulats et ambassades est totalement inutiles. Ils ne connaissent pas les règles locales du business et ne s'y intéressent d'ailleurs pas parce qu'ils évoluent en vase clos et ne savent qu'opposer des soit-disants règlements qui souvent n'existent que dans leur imagination. Si les entreprises françaises veulent se tailler une part de marché, il faut virer tout ce beau monde qui vit aux crochets des contribuables et embaucher du monde, éventuellement payés par les entreprises, payés au résultat !!! Bon, le consulat de Toronto va dire "encore lui", mais franchement je m'en tape :-)
Réponse de le 07/02/2013 à 4:58 :
J'ai egalement une tres longue experience de la vie a l'etranger (Afrique, Moyen Orient, et Asie essentiellement ) et ne partage pas du tout votre avis, au contraire.
Réponse de le 07/02/2013 à 6:50 :
@Patrickb : +1 les chefs de service economique changent de poste tous les 4-5 ans (parlent rarement la langue du pays et connaissent jamais les pratiques culturelles des affaires) et sont des carrieristes et se fichent completement des entreprises. Ces organismes sont finances par les impots et facturent en plus des prestations payantes. Bref, double facturation facile et assumee par ces organismes publics, contrairement au departement export du Royaume Uni, qui lui est d'ailleurs excellent.
a écrit le 06/02/2013 à 20:15 :
ET oui l'equipe de france de l'export made in service publique est loin d'etre efficace. Aucune surprise malheureusement. Au fait, Mme Bricq est ministre du commerce exterieur et ne parle pas anglais ...
Réponse de le 06/02/2013 à 20:58 :
Elle doit surtout bien parler le français car elle doit convaincre les entrepreneurs et pas faire le commerce à la place des entreprises.
Réponse de le 06/02/2013 à 21:33 :
Pas besoin d'apprendre l'anglais lorsqu'on a en charge les affaires de la France-Afrique. La vente d'arme internationale se porte toujours aussi bien, pour preuve des guerres sont inventées tous les jours en guise de vitrine commerciale.
Réponse de le 06/02/2013 à 22:10 :
+1 Meritocratie : un concept banni du Royaume de France.
Réponse de le 08/02/2013 à 19:56 :
Combien le budget annuel d'Ubifrance ? Combien de fonctionnaires ? Si on peut dire bravo à la réforme menée chez Ubi ces dernières années... Quel regret que cette structure n'ait découvert l'univers de la PME depuis 6 ou 7 ans... Quel gâchis ces énarques @ 10.000 euros / mois qui finissent En Région a la DIRECT pour sortir des stats dont tout le monde se fout... Si seulement l'administration française n'avait pas pillé et gâché nos plus jeunes talents ces 30 dernières années. De toute façon UBI pour survivre et justifier son existence finira par faire le boulot des cabinets privés... Et réussira même à tuer les opérateurs privés qui ne pourront pas lutter face à des prestations données grâce à l'argent du contribuable

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