Conjoncture morose : l'inflation remonte légèrement en janvier
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ur un mois, les prix ont légèrement reculé (-0,1%), sous l'effet des soldes d'hiver.
DADO RUVIC
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ur un mois, les prix ont légèrement reculé (-0,1%), sous l'effet des soldes d'hiver.
DADO RUVIC
L'inflation a connu une légère remontée en janvier 2025, s'établissant à 1,4% sur un an, après 1,3% en décembre, selon les données provisoires publiées vendredi par l'Insee. Cette hausse, bien que modeste, est principalement due à une nouvelle augmentation des prix de l'énergie (+2,8% sur un an, contre +1,2% en décembre) et au rebond des prix des produits manufacturés (+0,2% après -0,4%).
En revanche, sur un mois, les prix ont légèrement reculé (-0,1%), sous l'effet des soldes d'hiver qui ont pesé sur les prix des produits manufacturés et de la baisse des prix des services, notamment dans le transport. La baisse mensuelle de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a même atteint -0,2%.
Cette stabilisation relative de l'inflation intervient alors que l'économie française donne des signes de faiblesse. Selon l'Insee, le produit intérieur brut (PIB) s'est contracté de 0,1 % au quatrième trimestre 2024, subissant le contrecoup de la fin des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Sur l'ensemble de l'année, la croissance a toutefois atteint 1,1 %, une performance supérieure à celle de l'Allemagne, en récession pour la deuxième année consécutive (-0,2 %), mais bien inférieure à celle de l'Espagne (+3,2 %).
Le moral des chefs d'entreprise peine à se redresser dans ce contexte. La dernière consultation d'OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI montre que l'optimisme des dirigeants a certes progressé de trois points depuis décembre, atteignant 71 points, mais reste bien en deçà de sa moyenne historique de 100 points. L'instabilité politique, avec l'absence de budget 2025 depuis la chute du gouvernement Barnier, pèse sur les décisions d'investissement et la confiance des marchés. Le taux d'emprunt français à 10 ans a dépassé ceux de l'Espagne et du Portugal, signe d'une perception accrue du risque associé à la dette française.
Dans ce contexte, le gouvernement de François Bayrou a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2025, passant de 1,1% à 0,9%. L'Insee anticipe pour sa part une croissance de 0,2% aux premier et deuxième trimestres. L'inflation devrait, elle, continuer à ralentir, avec une estimation à 1% sur un an en juin. La baisse de 15 % de la facture d'électricité prévue pour février pourrait alléger le budget des ménages, mais la consommation demeure fragile, impactée par des dépenses publiques restreintes et une contraction de l'investissement des entreprises (-2% anticipé).
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L'environnement international ajoute également de l'incertitude. La Banque centrale européenne (BCE) a baissé une nouvelle fois ses taux directeurs, mais le président américain Donald Trump brandit la menace de nouveaux droits de douane, ce qui pourrait peser sur les exportations françaises. Malgré ces difficultés, l'exécutif espère que la baisse de l'inflation et une meilleure stabilité politique permettront un redressement de la demande intérieure et une accélération de la croissance dès le second semestre 2025.
(Avec AFP)
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