La BCE poursuit son cycle de baisse des taux
Eric Benhamou et Maxime Heuze
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Christine Lagarde, présidente de la BCE.
Reuters
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Christine Lagarde, présidente de la BCE.
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L'un des grands sujets de 2025 sera la divergence des politiques monétaires, et notamment entre la banque centrale américaine (Fed) et de la banque centrale européenne (BCE). Alors que la Fed a opté pour le statu quo hier, laissant comme prévu ses taux inchangés au grand dam du président américain Donald Trump, la BCE a baissé, comme prévu, ses taux directeurs de 25 points de base, dans une fourchette de 2,75 % - 3,15 %, soit le niveau le plus bas depuis le début de 2023. C'est la cinquième fois de la BCE baisse ses taux depuis juin 2024.
Dans son communiqué de presse, la BCE souligne que la « politique monétaire reste restrictive », ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles baisses dans les prochains mois, jusqu'au taux « neutre » (taux qui ne stimule ni ne freine la croissance), actuellement estimé à 2 %.
En décembre dernier, Christine Lagarde a évoqué une fourchette de 1,75 % à 2,5 %, alors que François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a suggéré en janvier 2 %, un objectif qui pourrait être atteint d'ici l'été. Lors de son intervention à Davos la semaine passée, la présidente de la BCE a rappelé que l'Europe faisait face à « une crise existentielle ».
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C'est reconnaître implicitement qu'il est nécessaire de poursuivre le cycle de baisse des taux. D'autant que la décision de la BCE intervient alors que les derniers chiffres d'activité de la zone euro sont particulièrement décevants au quatrième trimestre, avec toujours les deux principales économies, la France et l'Allemagne, qui sont à la peine.
Eric Benhamou et Maxime Heuze