Le brouillard se dissipe peu à peu sur le pilotage du plan France 2030. Après des mois d'hésitations et de tergiversations sur la gouvernance, le Premier ministre Jean Castex a présidé le premier comité France 2030 ce mardi premier février en fin de journée. La semaine dernière, l'exécutif avait officialisé la nomination du député Bruno Bonnel à la barre de cette instance dotée d'une enveloppe de 34 milliards d'euros auxquels il faut ajouter les 20 milliards d'euros du plan d'investissement d'avenir (PIA4). Le multi-entrepreneur récupère ainsi les manettes du secrétariat général à l'investissement public sous l'égide de Matignon et laisse son mandat de député du Rhône. La priorité de ce comité selon l'exécutif est d'assurer "un échange constant entre l'Etat et les écosystèmes". La moitié de ces dépenses doit aller vers la décarbonation de l'économie et l'autre moitié vers des acteurs émergents.
Lors de la présentation au mois d'octobre devant un parterre de ministres, d'entrepreneurs et d'étudiants, le chef de l'Etat Emmanuel Macron avait défini les dix grands objectifs de ce plan sous le triptyque "mieux produire, mieux vivre et mieux comprendre notre monde" pendant un long discours de plus de deux heures sous les dorures du palais de l'Elysée. A l'approche de la présidentielle, cette présentation avait suscité des vagues de critiques de la part de l'opposition dénonçant des visées électoralistes. Sur la méthode également, l'inscription par voie d'amendement dans le budget 2022 des 34 milliards d'euros avait provoqué un tollé au Parlement.