Covid-19 : coup d'arrêt pour l'hydroxychloroquine en France

 |   |  512  mots
(Crédits : Craig Lassig)
L'hydroxychloroquine, médicament promu par le controversé Pr Raoult, ne pourra bientôt plus être administrée en France contre le Covid-19, ni à des patients gravement atteints ni lors d'essais cliniques, après deux avis publiés mardi.

Dans le premier, le Haut conseil de la santé publique (HCSP), saisi par le ministère de la Santé, recommande de "ne pas utiliser l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19" hors essais cliniques, que ce soit seule ou associée à un antibiotique. De son côté, l'Agence du médicament (ANSM) a annoncé avoir "lancé" la procédure de suspension "par précaution" des essais cliniques évaluant l'hydroxychloroquine chez les patients atteints de Covid-19.

Ces avis suivent la parution d'une étude pointant l'inefficacité et les risques de ce médicament pour les malades du Covid-19. La parution de cette étude dans la prestigieuse revue médicale The Lancet a déjà incité l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à suspendre lundi les essais cliniques qu'elle mène avec l'hydroxychloroquine dans plusieurs pays, par précaution. En France, en dehors des essais cliniques, l'usage de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 est autorisé à l'hôpital uniquement et seulement pour les cas graves sur décision collégiale des médecins.

Samedi, à la lumière de l'étude du Lancet, le ministre de la Santé Olivier Véran avait saisi le HCSP pour qu'il lui propose "une révision des règles dérogatoires de prescription", fixées par un décret. Dans son avis très attendu, le HCSP recommande "de ne pas utiliser l'hydroxychloroquine seule ou associée à un macrolide (une famille d'antibiotiques, ndlr) dans le traitement du Covid-19". Il préconise également "d'évaluer le bénéfice/risque de l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans les essais hérapeutiques", et "de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l'hydroxychloroquine dans le Covid-19".

 Suspension

 Pour parvenir à ces conclusions, le HCSP a analysé "les publications sur le sujet, dont l'article du Lancet", ainsi que "les rapports des centres régionaux de pharmacovigilance rapportant des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires, en lien avec l'utilisation de ce médicament".

Il a conclu "à l'absence d'étude clinique suffisamment robuste démontrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l'infection". De son côté, l'ANSM a annoncé avoir "lancé (...) une procédure de suspension des inclusions de patients dans les essais cliniques menés en France" sur l'hydroxychloroquine, ce qui veut dire qu'il ne sera pas possible d'ajouter de nouveaux malades dans les essais déjà en cours.

Cette suspension prendra effet après un délai de 24 heures de procédure contradictoire auprès des organisateurs de ces essais.Seize essais ont été autorisés en France pour évaluer l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid.

"Les patients en cours de traitement avec de l'hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu'à la fin du protocole", précise néanmoins l'ANSM.

Cette décision fait suite à l'annonce lundi de l'OMS, qui a entraîné "la suspension des inclusions de nouveaux patients qui devaient être traités avec de l'hydroxychloroquine" dans le cadre de l'essai clinique international Solidarity. Dérivé de la chloroquine (médicament contre le paludisme), l'hydroxychloroquine est prescrite pour lutter contre

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/05/2020 à 10:18 :
Australie, Belgique, Royaume-Uni, Etats-Unis et maintenant en France : de plus en plus de voix scientifiques s'élèvent contre les conclusions téléguidées de cette étude, dont les données ne sont pas transparentes, parfois erronées, avec des protocoles largement biaisés et dont la surmortalité et les effets secondaires annoncés n'ont pas été constatés dans les autres études ! J'espère que les médias vont enfin jouer leur rôle et mettre en lumière ces approximations, confondre leurs auteurs (groupes pharma ?) et demander des comptes à des politiques si prompts à défendre nos vies de ce produit si dangereux qu'il est pris chaque année par des centaines de millions de personnes dans le monde...
a écrit le 27/05/2020 à 19:13 :
L'article du Lancet semble avoir lancé le signal du bannissement, que dis-je, du lynchage
de l'hcq .On a rarement vu un tel empressement dans ce domaine pharmacologique, alors que certains médicaments qui se sont révélés toxiques ont nécessité des années de procédures pour qu'ils soient supprimés. Le plus candide des (avaleurs de couleuvres) observateurs ne peut que se poser des questions : soupçon de graves conflits d’intérêts, collusion ? Non bien sûr ce serait du complotisme, n'est ce pas ...En fait de coup d’arrêt, on pourrait en reparler plus tard, mais devant des tribunaux .
a écrit le 27/05/2020 à 14:40 :
L'industrie pharmaceutique est un état dans l'état. Il suffit de regarder le budget de la sécu. D'ailleurs toute la médecine est devenue un business. D'après le Parisien les labos investissent 25000 euros par médecin et comme il y a un peu plus de 200 000 médecins en France ça fait 5 milliards. Et cette industrie est mondialisée donc imaginez sa puissance financière. Là dessus vous avez un professeur qui roule en Dacia et prône l'utilisation des médicaments tombés dans le domaine public ! Il est foutu, même si il a les meilleurs résultats mondiaux il est foutu ! En face de lui il y a un complexe capable de lancer des campagnes médiatiques qui pourraient convaincre la majorité des auditeurs que l'eau est sèche, ou que la France est encore une grande puissance. Il est foutu, on va certainement lui enlever son institut et peut être même le droit d'exercer car il faut faire un exemple, montrer qu'on ne s'oppose pas au complexe sans le payer très cher.
a écrit le 27/05/2020 à 12:11 :
Ce produit c'est fait connaître par la contre publicité alors qu'elle n'aurait jamais dut apparaître dans le domaine public! Une erreur de casting!
a écrit le 27/05/2020 à 6:14 :
Raoult n a rien prouvé , pire il a refusé de faire des essais en aveugle
La maladie est très peu mortelle
Ses chiffres ne veulent rien dire

L étude sur 90000 personnes a l’air sérieuse c’est donc logique d arrêter l hydrocloroquine
Réponse de le 27/05/2020 à 7:26 :
faire des essais aveugle
donc vous êtes volontaires pour recevoir un placebo
et ne pas être soigné au cas ou
ce qui en temps normal se comprend mais en période de crise il faut d'abord soigner tous les malades
leur donner un placebo est un crime
c'est aussi la vision absurde du ministre de la santé
Réponse de le 27/05/2020 à 13:51 :
Quantité ne veut pas dire Qualité.

L'étude du Lancet est truffée de problèmes.

Il n'y a aucune indication sur l'état des malades par rapport au COVID 19 au début du traitement ou sur les critéres de sélection retenus pour le choix des traitements.

De nombreux patients traités avec l'hydroxychloroquine recevait de nombreux autres traitements en même temps : à titre d'exemple 40% des patients recevait au moins un autre anti-virus (en plus de l'Hydroxychloroquine et l'Azithromycine) sachant que 12% étaient cardiaques, 11% avaient des problèmes coronaires, etc ... qui sont autant de contre-indications.

Les doses prescrites sont très élévées : 735 milligrammes avec un écart type de 305 mg). Donc au moins 20% des patients recevaient plus de 1000 milligrammes (en plus des autres traitements) ce qui est très au dessus des doses recommandés (entre 400 et 600 mg).

Les auteurs ont refusé de partager leur base de données avec d'autres chercheurs ou statisticiens ce qui de facto devraient invalider leur études.

La méthode d'analyse choisie n'est pas du tout adaptée à des groupes disparates traités dans plus de 600 hôpitaux différents.


Lundi matin, les britanniques ont annoncé qu'ils allaient continuer leur l'essai RECOVERY qui parfaitement randomisé et controllé portant sur 10.000 personnes au total. Après vérifications, ils n'ont détecté aucun risque de santé ou de mortalité lié à l'hydroxychloriquine dans leur étude.
Réponse de le 28/05/2020 à 3:42 :
cette etude est biaisée VOLONTAIREMENT. Les patients traités (contrairement a ceux n'ayant pas reçu le médicament) était en phase tres avancés !!! C'est au demeurant 100 % contraire a ce que préconise le protocole Raoult. Ecoutez les commentaire de dousto Blazy ex ministre de la santé sur you tube. Vous étes aveuglé par le nombre de patients traités mais vous etes l'otage des firmes pharmacautiques qui ont un enjeu financier enormes et ces revues qui n'ont plus le pouvoir de s'opposer a des études irrecevables. Réfléchissez, analysez avant de porter unjugement à l'emporte piece...
a écrit le 26/05/2020 à 20:47 :
L'étude du Lancet est bidon et ses auteurs devraient être interdits de publication. Le protocole étudié n'est pas celui de l'IHU. Les données qui sont dedans sont du bullshit, compilées sans aucun examen clinique, du caniveau de bas étage.
"Nos" institutions publiques se déshonorent. Quand pourra-t-on enfin virer tous ces parasites de HSPF, ARS, ministères et compagnie.
Réponse de le 28/05/2020 à 3:55 :
Merci Tilleul. Je vous approuve à 100%. Il est rare qu'une publication "scientifique" critiquable (car il en a partout même dans des grandes revues" )puisse être mise en lumière devant le grand public. La médiatisation de Raoult a-- au moins permis cet intérêt général. Oui c'est un scandale que de vrais spécialistes auraient vite fait de démontrer par A +B. Les statisticiens ont également été choqués par la cohérence des résultats dans les différents instituts. Bref le joug de la puissance de l'industrie est évident et nos pouvoirs publics en dessous de tout pour ne pas "au moins" critiquer et analyser. C'est encore un scandale d'état à venir. J'espère que l'étude anglaise démontrera le contraire. Ce n'est même plus la question de l'efficacité de la chloroquine… les gens peuvent bien mourir… c'est la preuve que les revues scientifiques ont perdu leurs crédibilité . devant les puissances industrielles (et il n'y a pas qu'en médecine)...
a écrit le 26/05/2020 à 17:32 :
En parlant de Covid-19 ,ça y est ,on a retrouvé Agnès Buzyn ,vous savez ,celle qui savait tout dès le mois de décembre ,bref, elle a été mise sous protection policière pour ses déplacements.Elle aurait été vilipendée avec son mari sur les réseaux sociaux pour sa gestion de la crise sanitaire et aussi des attaques antisémites.
a écrit le 26/05/2020 à 17:01 :
Qu'à fait le Lancet? De la compilation de données. Un "truc" théorique passé à la moulinette avec une grille adaptée pour arriver à une conclusion "foireuse".
Peut être que la chloroquine n'est pas efficace, mais la virulence des attaques laissent à penser que d'autres intérêts sont en jeu.
Le Lancet, l'OMS et tant d'autres institutions sont noyautees par le lobbies pro labo. De nombreux "experts" sont aussi rémunérés par les labos. Les conflits d'intérêt sont pléthore. La polemique serait sur la table si la chloroquine valait 200 fois son prix de vente actuel?
a écrit le 26/05/2020 à 16:52 :
c'est un antipalludique utilise par des milliards de personnes qui est soudain devenu dangereux
moi je propose qu'il ne soit meme plus utilise contre le palludisme, vu la dangerosite mortifere, et les haut conseil scientifique ne pourra qu'approuver cette decision qui sauvera l'humanite de la mort certaine
et sinon, faudrait arrter de se foutre de la gueule des gens avec des comites theodules qui lisent des decisions independantes comme les juges russes lisent les verdicts de la cle usb
et arretez de donner de l'aspirine aux cardiaques, c'est scientifiquement prouve que personne en attente de greffe n'a jamais ete sauve par l'aspirine, qui par contre detruit l'estomac et provoque des hemorragies certaines voire mortelles
a écrit le 26/05/2020 à 16:48 :
"La parution de cette étude dans la prestigieuse revue médicale The Lancet "

Une étude apparemment foireuse.
a écrit le 26/05/2020 à 16:42 :
Je ne sais pas si l'hydroxychloriquine marche ou non contre le virus, mais a marseille, elle aura au moins eu un mérite, celui de fournir un prétexte a un dépistage confinement des positifs le temps d'un traitement ""coué"", bref de faire ce que les coréens faisaient et ce que l'oms préconisait. Rien que ça ça peut expliquer la différence de mortalité a marseille.
Si en plus on avait imposé le masque même ""non sanitaire"" dès le début (mais heureusement nos gros buts français sont plus intelligents que les chinois, les coréens et les japonais réunis) on aurai peut être 10 fois moins de morts a répartir moite moite entre le virus et le médicament. Et on aurai pas foutu un souk économique comme ça et de la dette a en plus finir).
Donc finalement, au pire, Raoult a bien fait en se trompant.
a écrit le 26/05/2020 à 15:36 :
Lorsqu’on a regardé la TV hier, sur plusieurs chaînes, et écouter les divers avis, il faut se rendre à l'évidence, ce pays gouverné par des fous-furieux est devenu totalitaire.
Réponse de le 26/05/2020 à 16:50 :
En parlant de totalitaire, le mot le concept n'existe même pas dans la 8eme édition du dictionnaire de l'Académie. Le dernier fascicule de la 9eme va de Sabelle a Savoir. J'espère vivre assez vieux pour enfin avoir leur avis sur, leur définition de cette notion.
Mais j'ai bien peur que toute forme de pouvoir ai au fil du temps des tendances totalitaires. C'est triste, tristement humain.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :