CPME : les dossiers qui attendent Amir Reza-Tofighi, le nouveau président élu

Fanny Guinochet
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Amir Reza-Tofighi, nouveau président de la CPME.
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L'élection a lieu ce mardi. Et il n'aura fallu qu'un seul tour comme le prévoient les statuts de la CPME pour qu'Amir Reza-Tofighi, donné favori pendant toute cette campagne, l'emporte, face à ses deux autres prétendants. Avec plus de 65 % des voix, l'entrepreneur a, en effet, conforté son avance sur Alain Gargani, qui dirige une agence d'organisation de congrès, et Gaétan de Sainte-Marie, chef d'une centrale d'achats.
Tout juste quadragénaire, fils de réfugiés iraniens, Ami Reza-Tofighi, est le plus jeune dirigeant à être porté à la tête de la CPME. Président de la société de services à la personne, Vitalliance, mais aussi notamment cofondateur de la plateforme VTC Heetch, il succède donc à François Asselin, qui a occupé le poste pendant deux mandats de cinq ans.
Ce touche-à-tout connaît bien l'organisation puisqu'il siégeait déjà au Comex de la CPME. Mais il devra désormais incarner la deuxième organisation patronale française, qui pèse 25,54 % en termes de représentativité patronale et compte près de 250.000 adhérents, selon le dernier décompte du ministère du travail en 2021.
Son baptême du feu se fera autour de la concertation sur la réforme des retraites lancée par François Bayrou. Amir Reza-Tofighi a certes participé à des négociations sociales - notamment sur l'assurance-chômage, car il faisait partie de la délégation patronale - mais ce conclave mis en place par le Premier ministre pour tenter d'éviter une censure fait l'objet de toutes les attentions politiques.
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À charge pour les partenaires sociaux de s'entendre autour de la question du financement des régimes de retraite, et d'apporter des aménagements à la réforme Macron de 2023. François Bayrou leur a donné trois mois pour tenter de trouver un compromis. Étant donné les enjeux, le clan patronal sera sous pression ; et les tiraillements internes - notamment avec l'U2P- risquent de ressurgir.
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Fanny Guinochet