Ce vendredi sonne le début du « Pacte de lutte contre les déserts médicaux » annoncé par le Premier ministre le 25 avril. Face à 87 % du territoire classé en désert médical et 6 millions de Français sans médecin traitant, l'exécutif n'a d'autre choix que de prendre des mesures. Dans un premier temps, le plan consistait à définir au mieux les zones les plus critiques. C'est chose faite aujourd'hui avec 151 zones identifiées comme prioritaires, concentrées principalement en Guyane, à Mayotte, dans la Creuse, la Nièvre ou encore le Cher et plus globalement dans la fameuse « diagonale du vide ».
« Dans chaque territoire, les ARS - agences régionales de santé - et les préfets, en lien avec les élus locaux, ont diagnostiqué la vulnérabilité en termes d'accès aux soins de leur population. Cette cartographie était indispensable, mais les inégalités ne sont pas seulement statistiques : elles pèsent chaque jour sur la vie de millions de Français vivant dans une commune isolée, de familles ne trouvant pas de médecin traitant, de soignants souffrant d'être en première ligne, isolés », a souligné Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles dans un communiqué diffusé ce matin.