Le gouvernement compte contenir les dépenses de l'Etat pendant le quinquennat
Paul Marion
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Bruno Le Maire.
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... ise sur une croissance qui reste positive sur les cinq prochaines années pour reprendre le contrôle de la dette publique. Des projections déjà contestées par l'OFCE.
« Repasser le déficit sous les 3% du PIB en 2027 ». Emmanuel Macron en a fait une promesse lors de sa campagne présidentielle de 2022. Et un engagement martelé par sa Première ministre Elisabeth Borne depuis son arrivée à Matignon. Reste à savoir comment le gouvernement compte concrètement s'y prendre après deux ans d'emballement de la dette.
Bercy vient d'élaborer son Programme de Stabilité (PSTAB), une feuille de route adressée à la Commission européenne qui fixe la trajectoire budgétaire du quinquennat. Censé être présenté, puis débattu -mais pas voté- à l'Assemblée nationale le 2 août, le document, prévoit un retour du déficit public à 5% en 2022 et 2023 (puis 4,6% en 2024, 4% en 2025, 3,4% en 2026 et 2,9% en 2027). Hostile à des coupes drastiques dans le budget de la France, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire défend une réduction de la dépense publique « progressive, raisonnable, sans austérité ». Sont ainsi prévues en moyenne chaque année une baisse du volume des dépenses de l'Etat et des collectivités locales respectivement de 0,4% et 0,5%, sans que le détail n'en soit précisé.
En revanche, le gouvernement acte l'augmentation des dépenses sociales, du fait notamment des plans de soutien à l'hôpital. Dans l'ensemble, le volume total de la dépense publique ne doit croître que de 0,6% sur les cinq années à venir. Il s'agit donc davantage d'une stabilisation du train de vie de l'Etat et des collectivités que de véritables économies. L'objectif est ambitieux si l'on songe que la progression des dépenses publiques a atteint 2% par an sur les vingt dernières années et 1,2% par an sur les dix dernières.
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A défaut de sabrer dans la dépense publique, Bercy revendique de résorber le déficit grâce aux rentrées fiscales qu'offre la croissance. « Il faut que la croissance augmente plus vite que la dépense publique », assume Bruno Le Maire. Le ministère des Finances voit la croissance rester dans le vert à + 2,5% en 2022 (puis +1,4% en 2023, +1,6% en 2024, +1,7% en 2025, +1,7% en 2026 et +1,8% en 2027). L'inflation devrait même refluer d'après le document de 5,1% en 2022 à 3,3% en 2023 puis retomber en-dessous de 2% dès 2024. Bercy défend une projection « réaliste » qui tient compte du contexte économique « incertain, difficile ».
Paul Marion