Égalité professionnelle : la « grande cause » inachevée d'Emmanuel Macron

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(Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron a érigé l'égalité entre les hommes et les femmes en grande cause du quinquennat. Depuis son arrivée au pouvoir, si plusieurs mesures ont été saluées, d'autres sont largement perfectibles. En outre, la crise et les mesures de confinement ont largement amplifié les inégalités déjà préexistantes. A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, La Tribune a passé au crible certains dispositifs et promesses mis en oeuvre depuis 2017. De plus en plus d'entreprises respectent l'obligation de publier leur index d'égalité femmes/hommes, selon le bilan publié lundi par le ministère du Travail, mais une cinquantaine obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note qui les expose à des pénalités dans un an.

> A retrouver : édition spéciale lundi 8 mars sur latribune.fr

"Les progressistes sont ceux qui croient en l'innovation, l'égalité entre les genres, à l'environnement, au numérique, à l'équité et à l'égalité des chances dans notre société et en Europe". Lors d'un discours devant le Women's Forum en décembre 2016 à Deauville, Emmanuel Macron alors en route pour la campagne présidentielle affirmait clairement sa position en faveur d'une réduction des inégalités criantes entre les hommes et les femmes. Arrivé au pouvoir, il a même fait de l'égalité une grande cause nationale de son quinquennat. Juste avant le premier confinement le 8 mars 2020, il affirmait que "notre génération sera celle de l'égalité femmes-hommes".

Malgré tous ces discours, les discriminations, les écarts de salaires dans les secteurs privé et public, l'absence de femmes dans les directions des entreprises du CAC 40 sont toujours pointés par de nombreux observateurs, organisations professionnelles, associations et syndicats. La pandémie qui a fait trembler l'économie française en 2020 risque de fragiliser des métiers fortement féminisés en dépit des engagements pris. A Matignon, l'entourage de Jean Castex a bien conscience des effets de la crise. "L'égalité progresse mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Elle n'est jamais acquise. Au moment des crises, les droits des femmes peuvent être remis en question [...] Actuellement, l'écart de salaire brut est d'environ 28% entre les hommes et les femmes. A poste équivalent et temps de travail égal, l'écart est encore de 9%. Les chiffres sont malheureusement assez stables et on cherche à s'attaquer à cela. Dans ce contexte, il faut continuer à agir. La crise a eu un impact sur les inégalités professionnelles. Cette crise va affecter les personnes les plus précaires et notamment les familles monoparentales".

 Lors du Women's Forum de Deauville en 2016, Emmanuel Macron s'était déclaré "féministe".

La pandémie a accru les inégalités hommes/femmes

Les différentes périodes de confinement en 2020 ont considérablement aggravé les inégalités entre les hommes et les femmes. Dans la sphère domestique d'abord, ces restrictions ont notamment renforcé des disparités préexistantes, les femmes réalisant déjà 64% des tâches ménagères et 71% des tâches parentales selon une récente étude du Trésor. Plusieurs travaux ont montré que les femmes déclaraient qu'elles passaient plus de temps à faire du ménage ou à s'occuper des autres pendant le premier confinement où les écoles et les crèches sont restés fermées pendant plusieurs semaines. Des travaux de l'Ined ont montré que l'emploi des femmes a considérablement décroché lors du premier confinement. "C'est pour les femmes que la situation s'est le plus nettement détériorée. Parmi celles qui étaient en emploi au 1er mars 2020, deux sur trois seulement continuent de travailler deux mois plus tard, contre trois hommes sur quatre."

Si elles ont autant pratiqué le télétravail que les hommes quand elles sont en emploi, cette pandémie a amplifié "des inégalités plus profondes de conditions de vie, qui se déploient au domicile et dans la sphère privée" ajoutent les chercheurs. "Le télétravail pénalise plus souvent les femmes que les hommes. Elles sont moins nombreuses à disposer d'un espace isolé et sont plus souvent interrompues que les hommes" a expliqué Gwenhael Le Boulay du Boston Consulting Group. "Elles sont beaucoup plus nombreuses à déclarer des problèmes de sommeil, être sur le point de craquer et ne pas avoir assez temps pour elles."

Sur le plan professionnel, beaucoup de métiers dans la santé, le soin, l'éducation beaucoup plus féminisés ont été fortement exposés au risque de contagion. Des milliers d'aides soignantes, d'infirmières, d'aides à domicile, de caissières, ont continué à exercer leur activité dans des conditions sanitaires souvent risquées. La crise sanitaire a mis en lumière la dureté de ces métiers faiblement rémunérés alors que "leur utilité sociale est extrêmement importante" rappelle Kenza Tahri, coordinatrice du pôle égalité hommes-femmes de Terra Nova interrogée par La Tribune.

Les négociations pour les métiers de la seconde ligne au point mort

La pandémie a mis en lumière des bataillons de métiers portés en grande majorité par des femmes. Lors du premier confinement, beaucoup de ces travailleurs et travailleuses ont été acclamés par les Français tous les soirs sur leur balcon. Face à l'urgence, le gouvernement a d'abord annoncé des primes exceptionnelles et une hausse de 183 euros pour les personnels des hôpitaux et des maisons de retraite. En parallèle, une mission a été lancée en novembre rue de Grenelle sur la rémunération et la revalorisation de ces travailleurs. Elisabeth Borne avait nommé deux personnalités qualifiées pour mener ce travail. Il s'agit de Sophie Morreau-Follenfant, actuellement DRH chez RTE et Christine Erhel, économiste du travail et professeur au CNAM. La première phase de la restitution de ce travail avec la définition des métiers concernée a été réalisée entre la fin du mois de décembre et le début du mois de janvier. Depuis, les discussions patinent.

"Sur ce sujet important, les négociations sont au point mort. Il y avait un travail à faire sur la définition sur les métiers de la seconde ligne. Depuis le mois de janvier, c'est silence radio" explique Karen Gournay, secrétaire confédéral chez Force Ouvrière. La responsable syndicale redoute "un effet de com'[...] La question de la revalorisation salariale est importante. Il n'y pas d'obligation de résultat.. Il y a des freins de la part du patronat", ajoute-t-elle.

Pourtant, ce sujet est porté par la plupart des confédérations. Interrogé sur ce sujet par La Tribune il y a quelques semaines, le responsable de la CFDT, Laurent Berger regrette que "ces travailleurs que l'on a glorifié d'une certaine manière au printemps 2020 et à qui le gouvernement a fait des promesses soient aujourd'hui oubliés."

Les inégalités hommes/femmes persistent au sommet

Tout en haut de la pyramide, le tableau est loin d'être glorieux. Beaucoup d'enquêtes et de travaux ont montré que les femmes sont bien moins présentes en proportion que les hommes dans les comités de direction et les conseils d'administration des entreprises peu importe la taille. Si beaucoup d'actions et de mesures en matière de ressources humaines sont déployées à l'égard des femmes pour accentuer certaines promotions, ces dernières restent néanmoins à l'écart des organes de décision. Selon un récent baromètre mené par le spécialiste du conseil en management Exec Avenue, la part des femmes dans les Comex et les Codir atteint en moyenne 25% sans vraiment d'écarts importants entre les PME, les ETI et les grandes entreprises. Ces chiffres montrent que les grands groupes sont très loin des objectifs fixés par la loi Coppé Zimmerman d'aboutir à 40% de femmes au sein des conseils d'administration. Ce texte fêté en grande pompe récemment à Bercy avait à l'époque été porté par des réseaux de femmes dirigeantes influents. Au ministère du Travail, on précise "qu' il y a une volonté du gouvernement de favoriser l'accès des femmes aux plus hautes responsabilités mais il existe des freins. Les Comex n'ont par exemple pas d'existence juridique. Briser le plafond de verre est un sujet sur lequel le gouvernement souhaite avancer. Il existe des difficultés juridiques et opérationnelles."

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Loi Coppé Zimmerman

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Elisabeth Moreno, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes à Bercy à la fin du mois de janvier pour les 10 ans de la loi Copé-Zimmerman. Crédits : Reuters.

Cette sous-représentation a évidemment des répercussions sur les écarts de rémunération. Toujours d'après cette enquête, plus de la moitié des dirigeants interrogés affirme qu'il existe des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes à niveau de responsabilités égal pouvant aller jusqu'à 20%. La plupart des dirigeants s'accordent à dire que le plafond de verre régulièrement dénoncé reste le principal obstacle pour mettre en oeuvre une parité en interne. Face à ce dossier brûlant, la question des quotas est revenu récemment dans le débat sans vraiment s'imposer. Les ministres de l'Economie, du Travail et de l'Egalité entre les sexes, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Elisabeth Moreno, se sont prononcés fin janvier pour l'instauration de quotas de femmes dans les comités exécutifs (Comex) et de direction des entreprises, nécessaires selon eux pour aider à briser le "plafond de verre".  Le ministre de l'Economie avait auparavant indiqué souhaiter qu'une proposition de loi sur ce sujet soit présentée à la mi-mars. "Les femmes sont davantage victimes de la crise économique que ne le sont les hommes", et cette crise "nous montre aussi de manière très crue que nous risquons de prendre du retard, si nous nous contentons de l'approche progressive", a encore dit M. Le Maire, plaidant pour un texte législatif "très court, très ambitieux, avec un nombre de dispositifs extrêmement limité, mais qui change vraiment la donne".

Plus bas dans l'échelle des professions, ces inégalités persistent également. Une récente étude de l'association pour l'emploi des cadres (APEC) rappelle que si les cadres sont de plus nombreux à percevoir des efforts de la part de leur entreprise, seule une minorité constate des progrès en matière de réduction des inégalités. Seulement  31% estiment ainsi que les inégalités entre les hommes et les femmes se sont réduites au cours des cinq dernières années. Les femmes sont encore moins nombreuses en proportion (14%) à faire ce constat. Et ce sentiment est corroboré par des chiffres particulièrement frappants. En effet, l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes chez les cadres est resté stable ces cinq dernières années autour de 13%.

Si certains effets de structure comme la nature des postes occupés peut expliquer une partie de cette disparité, une part importante de cette différence reste "inexpliquée" explique l'association. Dans le détail, ce fossé à tendance à croître avec l'âge. En début de carrière, l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes cadres est de 4% à profil équivalent, alors qu'il atteint 12% chez les cadres de 55 ans et plus. Et cette divergence est d'autant plus marquante que la part des femmes dans l'emploi des cadres a bondi en 40 ans.

L'index de l'égalité professionnelle jugé "insuffisant" et "perfectible"

En novembre 2018, l'ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud a lancé l'index de l'égalité professionnelle dans le but de mettre fin aux inégalités salariales d'ici 2022. "L'objectif de ce dispositif est de mettre fin à tout écart de salaires injustifié dans un délai maximum de trois ans" a rappelé la direction générale du travail dans un récent rapport. "La principale avancée du quinquennat est celle de l'index. Il montre une montée en puissance de manière progressive. Il permet de faire changer des pratiques. Ces obligations sont désormais annuelles. Les entreprises se sont appropriées avec des taux de réponse plus importants au premier mars" ajoute l'entourage de la ministre du Travail.

A l'époque, la mise en route de ce mécanisme avait globalement été salué par les partenaires sociaux. Cet outil, qui concerne les entreprises de plus de 50 salariés, associations et syndicats, permet de dresser une note sur 100 points à partir de quatre ou cinq critères visant à établir le niveau d'égalité au sein des organisations. Les cinq critères comprennent l'écart de rémunération, l'écart de taux d'augmentations individuelles, l'écart de taux de promotions, le pourcentage de salariées augmentées à leur retour de congé maternité, et le nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations. En deça de 75 points, les entreprises doivent prendre des mesures pour corriger les écarts sous peine de se voir infliger une sanction financière dans les trois ans à venir.

De plus en plus d'entreprises respectent l'obligation de publier leur index d'égalité professionnelle femmes/hommes, selon le bilan publié lundi par le ministère du Travail, mais une cinquantaine d'entre elles obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note qui les expose à des pénalités.

Auteure d'une récente note pour le centre de réflexion Terra Nova, Kenza Tahri Nova juge "cet outil utile. Il donne une obligation de résultats. Les entreprises doivent publier tous les ans cet index. Des contrôles de l'inspection du travail sont prévus et des sanctions financières peuvent aller jusqu'à 1% de la masse salariale." D'abord réservée aux firmes de 1.000 salariés, cette mesure s'étend désormais aux entreprises de plus de 50 salariés. Il reste que ce mécanisme, s'il a été globalement salué, "reste perfectible ajoute Kenza Tahri. Il calcule ce qui est de l'ordre des augmentations et de la promotion. Il s'inscrit dans l'ordre de la politique de gestion individuelle des carrières. Cela est essentiel mais il manque des pièces. Il manque la prépondérance des femmes dans les bas salaires. En moyenne, les femmes sont surreprésentées dans les bas salaires et les métiers faiblement qualifiés."

En outre, plusieurs organisations syndicales ont dénoncé l'opacité autour de cet outil et les arrangements parfois pratiqués par les services de ressources humaines pour gonfler certains chiffres. Enfin, des économistes de l'institut des politiques publiques (IPP) ont pointé plusieurs failles de l'outil. Le premier critère concernant les hausses de salaires à l'issue d'un congé maternité est déjà traité dans une loi antérieure. "Il est illégal pour une entreprise de ne pas accorder aux femmes, lorsqu'elles reviennent de congé maternité, les mêmes augmentations de salaires que celles accordées aux autres salariés durant leur absence. Le fait d'enfreindre la loi est associé à un score de 0 sur 15 points, celui de respecter la loi à un score de 15 points. Il est ainsi possible pour une entreprise de ne pas respecter la loi en la matière, tout en satisfaisant au critère de résultat global supérieur à 75 points sur 100" expliquent les économistes. Au ministère du Travail, l'entourage de la ministre Elisabeth Borne pointe d'ailleurs ce problème. "La revalorisation des femmes au moment de leur retour de congé maternité n'est pas respectée". La promesse périlleuse d'Emmanuel Macron de supprimer l'écart de 9% entre le salaire des femmes et celui des hommes d'ici 2022 semble bien compromise.

> Dossier : Quelle place pour les femmes dans l'économie ?

A retrouver :

  • Focus Data - La (très) lente progression de la lutte contre les inégalités femmes-hommes en quatre graphiques
  • Grand entretien - « Être une femme est une opportunité dans l'industrie » (Christel Heydemann, PDG Schneider Electric France)
  • Dans la tech, « un travail de longue haleine » pour féminiser les startups et les fonds
  • Les femmes toujours sous-représentées dans certaines filières d'études
  • Interview - « Il n'y aura pas d'égalité professionnelle s'il n'y a pas d'égalité dans la famille »

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Commentaires
a écrit le 08/03/2021 à 20:48 :
M.Macron se jette sur chaque sujet qui peut l’aider à marquer des «  points »
Non, M Macron , les femmes de ce monde ne vous serviront pas d’alibi , pour décorer , certaines de vos actions qui ont permis d’appauvrir affreusement les populations en France.( le réalité)
Et toutes les Femmes de France sont d’accord avec moi.
a écrit le 08/03/2021 à 14:56 :
Inachevé, c'est vite dit : il lui reste encore plus d'un an à tirer, à notre cher Emmanuel
Et peut-être encore 5 autres derrière.
Si il le veut bien, ce qui serait courageux de sa part.
Après tout, c'est le seul président qui fasse de vraies réformes depuis 30 ans.
Et c'est ça ou sombrer, en plus.... pour le plus grand plaisir masochiste des grincheux et des jaloux.
Je me marre ah ! ah ! ah !
Réponse de le 08/03/2021 à 16:36 :
C' est le premier européiste à avoir grimpé la France à 95 milliards d e déficit, du jamais vu, hue Manu. 5 ans de plus mais avec Dominion ?
a écrit le 08/03/2021 à 12:11 :
Je n'entends pas beaucoup de femmes réclamer la parité dans les mines ou à l'enlèvement des ordures ménagères.
Tout ça a des relents d "ôte-toi-de-là-que-je-m'y- mette"
Réponse de le 08/03/2021 à 17:28 :
Cette égalité et parité voulu par ce gouvernement n'est pas pour la caissière du supermarché mais principalement pour les femmes cadres ,dirigeantes ,etc..bref, une certaine couche sociale de la société que le gouvernement veut cajoler ayant en son sein beaucoup de ces profils.
a écrit le 08/03/2021 à 10:17 :
La tentation d'imposer des quotas, de faire de la discrimination positive, partout, en fonction du sexe, en fonction de sa race (est-ce éthique d'utiliser ce mot, on finit par ne plus le savoir?), en fonction de sa couleur de peau, en fonction de sa religion, voire même de son milieu social.. etc. D'autres pays s'y essayent, avec l'insuccès que l'on connait (les USA..). Laissons cette agitation qui fracture, est lassante, derrière nous, concentrons-nous sur l'égalité des chances, républicaine et la reconnaissance des mérites. Au sein de nombreuses entreprises, les femmes reçoivent aujourd'hui des promotions, et des avantages, significatifs; l'état, nos gouvernants, nos élus ont toujours un train de retard, et surtout doivent lâcher les basques de ceux qui font (encore) la compétitivité française! Nous n'avons pas besoin de réformes sociétales, cela suffit!
a écrit le 08/03/2021 à 9:49 :
Élu par défaut, il n'a dit, que tout et son contraire, pour se faire accepter le plus longtemps possible!
a écrit le 08/03/2021 à 9:39 :
Avec la théorie du genre, il n'existe plus de différence sexiste. Un homme peut se sentir femme et réciproquement. Seule les compétences comptent. On dit que les femmes occupent le même poste que des hommes avec 30% de salaire en moins, mais ont-elles les mêmes résultats professionnels ? Doit-on récompenser les performances d'une personne au mérite, ou selon son statut social ? L'entretient professionnel annuel ne sert-il pas à faire le bilan des résultats du salarié ? Il n'y a donc pas de raison de faire de la discrimination positive car promouvoir des femmes selon leur sexe est du sexisme. Et si un homme se sent femme, va-t-on lui disputer son poste au titre qu'elle serait un homme ?
a écrit le 08/03/2021 à 8:43 :
micron 1er a un probleme avec la notion de la femme. Apres une adolescence theatrale croyant que c'etait la vraie vie, il a epouse sa prof, essayant ainsi de bruler les etapes, deja dans le "en meme temps" , un precurseur a n'en point douter.
Depuis cette tragique meprise il melange un peu tout. D'ou le present immobilisme. Il ne sait plus trop ou il en est, faut bien que jeunesse se passe.
a écrit le 08/03/2021 à 8:35 :
Dans une société reposant sur la hiérachie et donc cet héritage oligarchique s'il en est il n'y aura jamais égalité de droits entre hommes et femmes étant donné qu'il n'y a déjà aucune égalité de droits entre hommes et entre femmes. Les femmes seraient certainement les plus grandes gagnantes d'une auto-gestion.
a écrit le 07/03/2021 à 19:09 :
La première des causes inachevées serait de régler les doléances des GJ et de retrouver les cahiers de doléance égarés par la macronie. Peuple tu te dois d' avoir de la mémoire..
a écrit le 07/03/2021 à 17:23 :
L'égalité..., pour le pouvoir en place, passe par la diminution des salaires et avantages masculin... jusqu'à atteindre celui du niveau féminin!
a écrit le 07/03/2021 à 15:52 :
j'ai une solution, bien francaise!
il faut voter une loi egalitariste bien a gauche qui decrete l'egalite de tous et toutes
et voter des lois egalitaristes, la france, elle sait faire ( si vous ne savez pas, demandez aux amis de l'ancien president, voter des lois, ils savent, thevenoud en tete d'ailleurs!)
et ca marche bien
la loi qui decrete que 147% des francais doivent avoir le bac marche tres bien, le stade suivant c'est que tout ( et toute) le monde.E aura son doctorat.E en AI, offert par les amis.E de jospin.E ( faut poursuivre les objectifs du maitre)
bon, sinon, vous etes derniers en maths de l'ocde comme l'a confirme hier une nouvelle etude.......
l'avantage c'est quand tout le monde est illetre, y a plus d'inegalites.E entre les gens, juste des idiots et des pauvres sans inegalites.E non plus ( au venezuela, chez l'ami de melenchon, 2/3 des gens vivent avec moins de 2 euros, donc plus d'inegalites, personne n'a a bouffer, c'est cool)
voila la methode
faut faire pareil avec les hommes et les femmes, et vous avez toute l'experience.E pour atteindre vos objectifs.E
maintenant faut appliquer
foncez!
a écrit le 07/03/2021 à 15:25 :
noter toutefois que la France vient d'être classée 1ère du rapport d'Equileap (société néerlandaise) sur l'égalité professionnelle femmes-hommes dans les pays riches (d'après une vingtaine de critères).

pour rappel, les entreprises françaises sont aussi largement en tête en matière d'Environnement/Social/Gouvernance (ESG : les sociétés françaises en avance sur les concurrentes, Investir Les Echos, 21/09/2020).
a écrit le 07/03/2021 à 14:12 :
les inégalités hommes femmes ne sont-elles pas mises en avant pour occulter les inégalités sociales et inégalités de patrimoine ????
Réponse de le 08/03/2021 à 9:29 :
La pyramide du ruissellement économique s'est transformée en entonnoir...

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