Égalité professionnelle : la « grande cause » inachevée d'Emmanuel Macron
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... undi par le ministère du Travail, mais une cinquantaine obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note qui les expose à des pénalités dans un an.
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"Les progressistes sont ceux qui croient en l'innovation, l'égalité entre les genres, à l'environnement, au numérique, à l'équité et à l'égalité des chances dans notre société et en Europe". Lors d'un discours devant le Women's Forum en décembre 2016 à Deauville, Emmanuel Macron alors en route pour la campagne présidentielle affirmait clairement sa position en faveur d'une réduction des inégalités criantes entre les hommes et les femmes. Arrivé au pouvoir, il a même fait de l'égalité une grande cause nationale de son quinquennat. Juste avant le premier confinement le 8 mars 2020, il affirmait que "notre génération sera celle de l'égalité femmes-hommes".
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Malgré tous ces discours, les discriminations, les écarts de salaires dans les secteurs privé et public, l'absence de femmes dans les directions des entreprises du CAC 40 sont toujours pointés par de nombreux observateurs, organisations professionnelles, associations et syndicats. La pandémie qui a fait trembler l'économie française en 2020 risque de fragiliser des métiers fortement féminisés en dépit des engagements pris. A Matignon, l'entourage de Jean Castex a bien conscience des effets de la crise. "L'égalité progresse mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Elle n'est jamais acquise. Au moment des crises, les droits des femmes peuvent être remis en question [...] Actuellement, l'écart de salaire brut est d'environ 28% entre les hommes et les femmes. A poste équivalent et temps de travail égal, l'écart est encore de 9%. Les chiffres sont malheureusement assez stables et on cherche à s'attaquer à cela. Dans ce contexte, il faut continuer à agir. La crise a eu un impact sur les inégalités professionnelles. Cette crise va affecter les personnes les plus précaires et notamment les familles monoparentales".