Elections à la tête du Medef : Dominique Carlac'h veut jouer la carte de la modernité

Fanny Guinochet
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Dominique Carlac'h.
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Dominique Carlac'h.
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Forte de ses 350 parrainages, et des ralliements des autres candidats à la présidence du Medef - celui de Pierre Brajeux, d'Olivier Klotz, et Guillaume Cairou -, Dominique Carlac'h a dévoilé ce mercredi 24 mai son programme.
A 54 ans, la fondatrice du cabinet de conseil en innovation D&Consultants répète qu'elle est là pour gagner. Alors même que Patrick Martin semble avoir une longueur d'avance dans cette élection, en ayant rallié derrière lui des fédérations aussi puissantes que la métallurgie (UIMM) ou le bâtiment, cette ancienne sportive ne s'avoue pas vaincue.
Elle a intitulé son programme : « L'envie d'entreprendre ensemble », voulant son projet rassembleur et moderne. Aussi a-t-elle ajouté autour de sa vingtaine de propositions le slogan, « bâtir un Medef de notre temps ». Façon de signifier sa volonté d'apparaître comme plus moderne que son concurrent, qui souvent se qualifie lui-même « de classique ou même rétrograde ». Dominique Carlac'h souhaite préparer le Medef de 2030.
Elle reconnait toutefois que les fondamentaux sont les mêmes que ceux de son compétiteur. Et pour cause, elle aussi était dans l'équipe de Goeffroy Roux de Bézieux, le sortant. En plus d'être vice-présidente, elle était sa porte-parole : « Forcément, avec Patrick, nous sommes tous les deux issus de l'organisation patronale... Notre programme va dans le même sens : moins de charges, moins d'impôts, plus de liberté pour les entrepreneurs ».
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Comme Patrick Martin, elle plaide par exemple pour une pause réglementaire en matière de normes, afin de développer l'innovation. Comme lui, elle milite pour un renforcement de l'apprentissage, de la formation, des compétences, pour faciliter les reconversions. Idem sur le besoin impérieux de stimuler la croissance - elle, non plus, n'est pas une adepte de la décroissance - et l'urgence de soutenir la compétitivité et la souveraineté des entreprises françaises face à la concurrence internationale.
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Fanny Guinochet
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