Emploi : 23% des seniors victimes de discrimination
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Près d'un quart des seniors de 50 ans et plus déclarent avoir vécu des discriminations au cours de leur carrière.
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Près d'un quart des seniors de 50 ans et plus déclarent avoir vécu des discriminations au cours de leur carrière.
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Près d'un quart des seniors de 50 ans et plus déclarent avoir vécu des discriminations au cours de leur carrière. Et un tiers d'entre eux se disent inquiets quant à leur avenir professionnel, pointe un baromètre publié mercredi, par le Défenseur des droits, qui a réalisé cette enquête en partenariat avec l'Organisation internationale du travail (OIT).
Le Défenseur des droits est régulièrement saisi par des seniors pour des discriminations liées à l'âge : « Refus d'embauche, incitation à partir à la retraite de façon prématurée, difficultés à se maintenir dans l'emploi, etc », indique l'étude. L'enquête montre ainsi que 23% d'entre eux rapportent avoir été victimes de discriminations dans l'emploi. Ils citent en particulier des discriminations liées à l'âge ou à l'état de santé.
Parmi les seniors, « ceux perçus comme non-blancs déclarent davantage avoir vécu des discriminations dans l'emploi (43% contre 22%), de même que ceux déclarant une mauvaise santé (32% contre 17%) ou une situation économique précaire (30% contre 15%) ». En outre, un senior sur deux a connu « des relations de travail dévalorisantes au cours des 5 dernières années » et « un quart des seniors au chômage déclarent qu'on leur a déjà fait comprendre qu'ils étaient trop âgés pour le poste lors d'un entretien d'embauche ».
Par ailleurs, « la question du maintien et des conditions d'emploi des seniors se pose avec plus d'acuité encore depuis la réforme des retraites de 2023 ». La très décriée réforme des retraites, portée par le gouvernement d'Elisabeth Borne, portera progressivement l'âge de départ à la retraite à 64 ans (contre 62 auparavant) et accélère l'allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein à 43 ans dès 2027.
Les discriminations subies par les seniors s'expliquent en partie par des « préjugés âgistes », indique le baromètre. Près d'un actif sur deux considère notamment que les seniors sont dépassés par les nouvelles technologies, 4 actifs sur 10 qu'ils ont une santé fragile, tandis qu'un tiers évoque leur coût élevé pour les entreprises.
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Les discriminations ont aussi des répercussions sur la santé mentale, rappelle l'étude. Pour l'ensemble de la population active, 71% des victimes indiquent que leur santé mentale s'est dégradée (tristesse, fatigue, dépression).
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Pour améliorer le sort des seniors, le Défenseur des droits formule plusieurs recommandations comme des campagnes de sensibilisation sur les discriminations, des dispositifs pour les signaler ou encore une meilleure anticipation des fins de carrière.
(Avec AFP)
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