En 2019, le chômage a connu sa plus forte baisse depuis la crise de 2008

 |   |  727  mots
Le chômage de longue durée est en repli: les inscrits (A, B et C) depuis plus d'un an sont en baisse de 1,7% (-2,5% sur un an) mais encore à 2,583 millions.
Le chômage de longue durée est en repli: les inscrits (A, B et C) depuis plus d'un an sont en baisse de 1,7% (-2,5% sur un an) mais encore à 2,583 millions. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Malgré une croissance moins importante qu'en 2018, le nombre de demandeurs d'emploi a nettement diminué l'an passé.

Le chômage a nettement baissé en 2019 en France, avec 120.700 demandeurs d'emploi sans activité en moins (-3,3%), la plus forte baisse depuis la crise de 2008, selon les chiffres publiés lundi par Pôle emploi.

En 2018, le recul avait été nettement moindre (50.800, -1,4%) alors même que la croissance avait été plus forte.

Il faut remonter à 2007 pour observer une baisse plus forte de janvier à décembre. Cette année-là, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A avait diminué de 10,6%, soit 262.000.

Sur la France entière (hors Mayotte), la baisse s'est accélérée au dernier trimestre, avec un recul de 1,7% (-63.000) à 3,554 millions, un record depuis début 2008 également.

Le chômage de longue durée recule

"Le chômage continue à baisser significativement. Ce signal d'espoir concret est important et montre qu'il n'y a pas de fatalité", a réagi la ministre du Travail Muriel Pénicaud en marge d'un déplacement dans l'Essonne.

En France métropolitaine pour ce trimestre, le nombre de chômeurs baisse de 2,2% chez les moins de 25 ans (-1,4% sur un an) mais plus modérément chez les seniors (50 ans et plus), à 0,9% (-2,1% sur un an).

Lire aussi : Emploi des seniors : le rapport qui tire la sonnette d'alarme

Autre mal français, le chômage de longue durée est en repli: les inscrits (A, B et C) depuis plus d'un an sont en baisse de 1,7% (-2,5% sur un an) mais encore à 2,583 millions.

Pour la première fois depuis 2008, le nombre de demandeurs d'emploi en activité (catégories B et C) baisse également (-2,5% sur un an), un chiffre en phase avec les progressions d'embauches en CDI ou à temps plein.

Au total, Pôle emploi compte 5,740 millions de personnes inscrites en catégories A, B ou C.

Créations d'emplois dynamiques

Cette baisse du chômage est la conséquence de créations d'emplois dynamiques et supérieures à l'augmentation de la population active: l'Insee s'attend à 263.000 créations d'emplois nettes sur l'année (dont 215.000 dans le secteur marchand) contre 230.000 en 2018.

"Ces créations ont été plus fortes que ce que la croissance (prévue à 1,3%) nous laissait attendre. On a besoin de plus d'emplois pour la même production", constatait mercredi la directrice de la Dares (service statistiques du ministère du Travail) Selma Mahfouz devant la commission des finances de l'Assemblée.

En particulier, la transformation du CICE en allègements de cotisations patronales début 2019 "aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30.000 emplois" selon l'Insee.

Lire aussi : Le CICE a fait bondir les dépenses pour l'emploi

Pour le premier semestre 2020, l'Insee prévoit cependant une progression moins forte des créations d'emploi mais toujours supérieure à celle de la population active. Le taux de chômage, de 8,6% au troisième trimestre, diminuerait à 8,2% mi-2020.

"Mon objectif, c'est le plein emploi"

Rappelant lundi que Emmanuel Macron avait fixé l'objectif d'arriver à 7% en 2022, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a souhaité être "encore plus ambitieux". "Mon objectif, c'est le plein emploi. Je ne sais pas à quelle échéance, si c'est en 2025 ou un peu plus loin. C'est-à-dire autour de 5%", a-t-il déclaré.

Pôle emploi a récemment adopté sa feuille de route jusqu'à 2022 avec l'ambition "d'accélérer au bénéfice de tous les recrutements et les retours à l'emploi durable".

Côté entreprises, l'opérateur s'engage à recontacter l'employeur pour toute offre non pourvue 30 jours après son dépôt. L'objectif est de réduire de 10 jours le délai moyen de recrutement, actuellement de 44 jours.

Côté chômeurs, "la grande affaire de cette année est le nouveau diagnostic" lors de l'inscription, selon son directeur général Jean Bassères.

Au lieu d'un entretien de 45 minutes, le nouveau demandeur se verra proposer d'ici la fin de l'année deux demi-journées pour faire le point sur ses compétences, connaître les services de Pôle emploi et se projeter sur le marché du travail local.

L'opérateur doit aussi préparer la modification en avril du calcul de l'indemnisation, que l'exécutif juge trop favorable aux personnes alternant CDD courts et chômage. Cette réforme concernera des centaines de milliers de personnes qui pourraient voir leur allocation baisser sensiblement selon l'Unédic. "Nous allons envoyer des courriers, organiser des réunions et mettre en place un site d'information", a expliqué M. Bassères.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/02/2020 à 16:33 :
ben oui toujours pareil on ne rougit plus dans le mensonge
Bien sûr le chômage baisse avec tout ce monde qui est radié,n'est plus inscrit parce qu'il s ont des petits boulots qui les suppriment de pôle emploi
Sans les magouilles du gouvernement pour briller.......Normal que cela baisse
Ceux qui y croit c'est doit encore être les faux culs à MACRON
a écrit le 29/01/2020 à 13:29 :
Pendant ce temps :


Cora s'apprête à sabrer dans ses effectifs. Le groupe d'hypermarchés en difficulté a engagé "une procédure d'information-consultation pouvant entraîner des licenciements pour motif économique". Le comité social et économique de la filiale française du groupe belge Louis Delhaize s'est réuni mardi matin, formalisant une procédure annoncée par la CGT vendredi dernier. Le syndicat conteste que Cora, 61 hypermarchés en France, éprouve de "réelles difficultés financières". Dans son communiqué, la direction fait état d'une diminution de 19% de son chiffre d'affaires sur la période 2011-2019. Les effectifs de Cora ont déjà fondu par le biais de départs non remplacés, passant de 21.000 à 18.000 personnes sur cette période.
"Cora regrette que 1.077 salariés n'aient pas souhaité s'inscrire dans le changement proposé en ne signant pas leur avenant au contrat de travail", indique le groupe dans son communiqué. L'avenant prévu par un accord signé le 12 avril 2019 avec 3 syndicats, dont la CFTC, majoritaire chez Cora, prévoit de développer la polyvalence en échange de primes. La CGT et la CFE-CGC ne l'ont pas signé.
a écrit le 29/01/2020 à 12:59 :
Je releverais plusieurs problème de forme dans cet article.
Tout d'abord on montre une baisse de 120000 demandeurs d'emplois, mais une hausse de 30000 création de poste.
D'où viennent les 90000 sorties restantes? Radiations? Baisse de la population active? Il serait bon que les articles sur des sujets aussi importants et complexes dépasse la synthése des communiqués de presse rédigé par des pouvoir qui ont intérêt à une certaine présentation des résultats.
a écrit le 29/01/2020 à 12:29 :
En pays de la Loire ça baisse un peu moins, mais reste a plus de 1% de différence avec le pays entier et 0,3% derrière la Bretagne.
Mayenne et Vendée sont les bons élèves, le mouton noir la Sarthe, sinon qui sait on battrait les Bretons.
a écrit le 28/01/2020 à 22:02 :
Je dirais même plus !
Tout va bien ! les clignotants sont au vert ! Enfin jaunissant, au vert de gris comme aurait dit un Bedo.
a écrit le 28/01/2020 à 19:33 :
Il serait passionnant de connaître les statistiques de l'emploi "exposé", c'est-à-dire de l'emploi en secteur concurrentiel, en excluant tous les emplois créés directement ou indirectement dans des secteurs où le financement est financé majoritairement par les impots.
En somme connaître l'évolution de l'emploi créateur de valeur marchande et de recettes fiscales, plutôt que l'emploi créateur d'emplois et consommateur de finances publiques.
a écrit le 28/01/2020 à 17:32 :
Les chiffres de pole emploi ne mesurent pas le chômage. Il est préférable de commenter ceux de l'insee.
a écrit le 28/01/2020 à 16:53 :
En 2019, le chômage a connu sa plus forte baisse depuis la crise de 2008 ...

et la plus forte hausse des NON INDEMNISES catégorie A qui ne s'inscrivent plus prce qu'ils ont perdu tous leurs droits ...

c'est tout le VICE de la macronie arrogante, Lemaire en tête ... des camoufleurs dissimulateurs menteurs
Réponse de le 28/01/2020 à 17:47 :
"c'est tout le VICE de la macronie"

Bof ça fait longtemps que les médias se font le relais de cette manipulation éhontée, souvenons nous de Pasqua qui avait éliminé un million de chômeurs d'un coup de stylo !

Ces mensonges ne continueraient pas de nous empoisonner si les médias ne s'en faisaient pas systématiquement le relais mais par contre plus ils continuent et plus c'est insupportable c'est une certitude. Bons toutous.
a écrit le 28/01/2020 à 15:07 :
"En particulier, la transformation du CICE en allègements de cotisations patronales début 2019 "aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30.000 emplois"

"aurait" ,on en est toujours pas certain donc.En même temps ,40 milliards ( 2X20 en 2019) pour 30.000 emplois ,ou va le reste du pognon ?
a écrit le 28/01/2020 à 14:56 :
on a radie 266000 chômeurs et on dit aux employés de l anpe d'utiliser toutes les astuces pour radie et les emplois c'est des CDD j'en ai 4 dans la famille c'est facile d'abuser les francais
Réponse de le 28/01/2020 à 15:13 :
A ceci près que ces chiffres sont confirmés par les créations d'emplois de l'ACOSS (très fiables car encaissements des cotisations sociales) et que la part des CDI dans les nouvelles embauches augmentent. Donc la situation n'est peut être pas en ligne avec ce que vous voyez de votre fenêtre, mais la situation s'améliore effectivement, même si le nombre de chômeurs reste très élevé. Mais pour une fois, reconnaissons une belle nouvelle comme telle
Réponse de le 28/01/2020 à 16:44 :
à ceci près que la France a 8.5% soit un des pires d'Europe, une baisse de 0.5% en 2 ans, c'est à dire rien, ou pas grand chose.
Réponse de le 28/01/2020 à 17:12 :
@tom76

"et que la part des CDI dans les nouvelles embauches augmentent".

CDI intérimaire pondu par les LREM en gros un CDD pouvant aller jusqu'à 36 mois !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :