L'indice des prix à la consommation devrait continuer de ralentir au moins jusqu'à décembre pour s'établir à 4,4% selon l'Insee. Mais la croissance du PIB tricolore demeure atone trimestre après trimestre. Sur l'année, l'activité marquerait le pas à 0,6% contre 2,5% en 2022, selon une première estimation de l'Insee. La consommation des Français est en repli et les investissements des entreprises et des administrations sont en berne. Le chômage devrait atteindre 7,1% de la population active à la fin de...
L'économie française traverse toujours une zone de turbulences. Entre l'inflation élevée et une croissance atone, les ménages et les entreprises restent fébriles. La guerre en Ukraine et le durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) pèsent sur l'activité tricolore. « Le climat des affaires s'est érodé depuis plusieurs mois. Les dernières données du mois de mai montrent une accentuation de ce sentiment. La confiance des ménages reste également très dégradée. Elle n'est pas vraiment redressée depuis la guerre en Ukraine», a déclaré le chef du département de la conjoncture à l'Insee Julien Pouget lors d'un point presse.
L'institut de statistiques table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,6% pour 2023 à la mi-juin, éloignant les craintes d'une récession partagées dans les milieux économiques et financiers. Dans les colonnes de La Tribune, le président du Medef Geoffroy Roux De Bézieux a exprimé ses doutes récemment. « Techniquement, la France ne sera pas en récession mais certains signaux montrent que l'on s'en approche », a-t-il dit.
En zone euro, le tableau est loin d'être réjouissant. La semaine dernière, Eurostat a indiqué que l'Union monétaire était officiellement en récession. Outre-Rhin, les indicateurs économiques sont au rouge. L'Allemagne pourrait connaître un recul de -0,3% de sa croissance en 2023 selon les statisticiens français. Ce repli pourrait avoir des conséquences importantes compte tenu du poids de l'économie germanique dans le produit intérieur brut de la zone euro.
L'éclatement de la guerre en Ukraine en février 2022 a propulsé l'indice des prix à la consommation à des niveaux inédits depuis 40 ans en Europe. L'envolée des étiquettes à mis sous pression les ménages et les entreprises confrontés à des prix de l'énergie et de l'alimentaire vertigineux. Face à cette flambée, la Banque centrale européenne a sorti l'artillerie lourde à l'été 2022 en annonçant un relèvement brutal de ses taux et l'arrêt de sa politique monétaire accommodante (Quantitative easing ou QE). Un an après, les effets de cette politique monétaire restrictive commencent à apparaître. Et c'est loin d'être fini. L'institut de Francfort vient d'annoncer qu'elle allait poursuivre la hausse des taux.
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