Le choc inflationniste continue de plomber l'économie française
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'inflation alimentaire demeure le principal moteur de l'indice général des prix à la consommation en ce début d'année.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'inflation alimentaire demeure le principal moteur de l'indice général des prix à la consommation en ce début d'année.
Reuters
L'économie française avance sur une ligne de crête. Après les craintes de récession en fin d'année 2022, l'activité oscille entre la stagnation et le faible rebond. La croissance du produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace au quatrième trimestre 2022 (+0%) avant de légèrement accélérer au premier trimestre 2023 (+0,2%) selon les derniers chiffres de l'Insee dévoilés ce vendredi 28 avril.
Il s'agit « d'une performance de croissance en demi-teinte », a souligné l'économiste de BNP-Paribas Stéphane Colliac. L'institut de statistiques a révisé à la baisse ses chiffres du troisième (-0,1 point) et quatrième (-0,1 point) trimestres 2022 et légèrement à la hausse ceux du premier trimestre (+0,1 point).
Après une année 2022 marquée par la guerre en Ukraine, le gouvernement table toujours sur une croissance de 1% en 2023 dans son dernier programme de stabilité pour la période 2023-2027 envoyé cette semaine à Bruxelles. Mais cette prévision est deux fois supérieure aux projections du consensus des économistes (+0,5%) comme l'a souligné le Haut conseil des finances publiques dans son dernier avis rendu public cette semaine.
À lire également
Dans le détail, le commerce extérieur a poussé la croissance du produit intérieur brut vers le haut entre janvier et mars. « La progression du PIB est à mettre sur le compte du commerce extérieur, qui contribue de 0.6 point à la croissance grâce à des exportations plus dynamiques que des importations (+1.1% sur le trimestre versus -0.6%) », souligne l'économiste d'ING Charlotte de Montpellier dans une note. Les ventes de matériel de transport ont enregistré un bond spectaculaire de 9,5% tandis que les exportations agricoles ont plongé brutalement de 21%.