« En l’état, je ne vois pas comment Les Républicains pourraient voter le budget » (Bruno Retailleau)
Bruno Jeudy
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Pour Bruno Retailleau, « La France est l'homme malade de l'Europe ».
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Pour Bruno Retailleau, « La France est l'homme malade de l'Europe ».
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... s du « en même temps ». Il approuve l’interdiction de l’abaya mais souligne que la crise de l’école « ne se résume pas à ce vêtement islamique ». Alors que le gouvernement cherche à rallier les voix des Républicains pour éviter un 49.3 sur le budget 2024, Bruno Retailleau estime que la droite « ne peut pas voter le budget », car les économies proposées sont insuffisantes. Sur les dépenses, il rejoint néanmoins la position de Bruno Le Maire qui refuse de mettre en place une ristourne sur les prix des carburants comme le demande Xavier Bertrand. Sur la loi Immigration, le soutien de la droite sénatoriale repose sur « l'abandon du titre de séjour sur les métiers en tension qui reviendrait à créer une nouvelle pompe aspirante », dénonce-t-il.
LA TRIBUNE - Qu'attendez-vous concrètement de ce qu'on a appelé les « Entretiens de Saint-Denis », c'est-à-dire cette réunion inédite des onze chefs de parti et des présidents des assemblées autour d'Emmanuel Macron ?
BRUNO RETAILLEAU- Avec Emmanuel Macron, c'est toujours la même chose. Il répond aux crises par des artifices de communication. Il a répondu aux gilets jaunes avec le grand débat. Qu'en-est-il sorti ? Pas grand-chose. Il a répondu à la contestation de la réforme des retraites par les fameux 100 jours, qui n'ont rien donné. Et il a répondu aux émeutes à travers une rencontre pompeusement rebaptisée « initiative politique de grande ampleur ». En réalité, on attend toujours son diagnostic sur cette explosion de violences. Faut-il qu'il y ait un grand vide politique pour qu'on s'extasie devant une simple réunion avec les forces politiques ? J'attendais d'Emmanuel Macron un sursaut qui permette de traiter le mal à la racine, et de sortir de son « en même temps ». Car tant qu'il restera dans le non-choix, dans le double langage, il se condamnera lui-même à l'impuissance.
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Mais tout de même, que les onze chefs de parti restent à la totalité de cette réunion pendant douze heures, dans un climat cordial et républicain, ce n'est pas si fréquent surtout depuis le début du mandat ?
Bruno Jeudy